Archives par étiquette : Antoine Wauters

Prix littéraires : K. Lanero Zamora et A. Wauters récompensés

lanero zamora la machine

Habitué des prix littéraires, Antoine Wauters vient de recevoir une nouvelle distinction, le prix des librairies Payot. Katia Lanero Zamora a quant à elle été récompensée lors du festival L’Ouest hurlant.  Continuer la lecture

La joie est dans la langue

Antoine WAUTERS, Le musée des contradictions, Editions du sous-sol, 2022, 112 p., 16 €/ ePub : 11,99 €, ISBN : 9782364686335

wauters le musee des contradictionsOn le sait depuis (presque) toujours, on l’a saisi dès ses débuts, déjà dans un livre comme Césarine de nuit, la voie écrite d’Antoine Wauters serait la voix humaine. Une voix qui transcende les personnages – elle les révèle, les manifeste, les découvre, les déborde. Les ex-ternalise. Ainsi que l’écrivain nous le confiait lors d’un entretien pour la revue Vacarme (2019) : « Il est très difficile pour moi de parler de personnages parce que je ne peux le faire sans penser d’abord à leur voix, à leur langue. Ils ne tiennent que de cette façon. Le personnage principal de l’histoire, c’est l’écriture, la langue ». Continuer la lecture

Revue de presse : les livres de l’année 2021

revue de presse - illustration

Photo Pixabay

Au cours des dernières semaines, les médias ont dressé le bilan de l’année littéraire 2021, souvent par le biais de listes des ouvrages les plus remarquables de l’année. Le Carnet et les Instants vous a proposé les sélections de ses chroniqueurs et chroniqueuses tout au long du mois de décembre. Place à présent aux choix d’autres journaux et magazines – et plus précisément, aux auteurs et autrices belges qu’ils mentionnent.  Continuer la lecture

La rentrée littéraire belge : une revue de presse

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Plus de 500 romans déferlant vers les librairies de la mi-août à la fin septembre, selon le calcul de Livres Hebdo. La rentrée littéraire aura fait dans la démesure, cette année encore. Et condamné à l’anonymat les nombreux livres qui n’auront pas la chance d’être des « têtes de gondole ».

Les auteurs et autrices belges, nombreux, qui ont participé à cette grande liturgie automnale des Lettres ont bénéficié, comme tous leurs confrères, d’une exposition médiatique variable. Tour d’horizon des journaux, magazines et blogs, sur papier ou en ligne, et de ce qu’ils écrivent de la rentrée belge. Continuer la lecture

Des sorbets au goût de liberté

Un coup de cœur du Carnet

Antoine WAUTERS, Mahmoud ou la montée des eaux, Verdier, 2021, 142 p., 15,20 € / ePub : 10,99 €, ISBN : 978-2-37856-112-3

wauters mamhmoud ou la montee des eauxDe ce nouveau roman d’Antoine Wauters, écrit sous la forme tantôt douce, tantôt dure de vers libres, on souhaiterait ne rien dévoiler de trop, tant il faut se laisser emporter par l’élan des mots, le flux des phrases courtes, la répétition de certaines d’entre elles, la plongée lente que procure un texte bouleversant, qui trouve son origine dans la tragédie vécue par le peuple syrien depuis des décennies. Continuer la lecture

Six films scénarisés par des auteurs belges

Les relations entre littérature et cinéma sont étroites et multiformes. Après avoir évoqué des adaptations hollywoodiennes de la littérature belge ou des écrivains belges cinéastes, ce seront cette fois les auteurs scénaristes (occasionnels) qui seront à l’honneur. Nous présentons ici 6 films, d’hier ou d’aujourd’hui, scénarisés par des auteurs belges, en-dehors des adaptations de leurs propres oeuvres. Continuer la lecture

Faisceau de lignes blanches

COLLECTIF, La ligne blanche, Arbre à paroles, coll. « iF », 2020,126 p., 14 €, ISBN : 978-2-8704-696-2

À l’invitation, à l’appel lancé par Antoine Wauters qui dirige la collection « iF » à L’Arbre à paroles, vingt-trois auteurs ont répondu : écrire sur ce que signifie pour eux la ligne blanche. Traversé par une crise, tenaillé par une pulsion qui se traduit en une décision — arrêter d’écrire —, Antoine Wauters voit dans la ligne blanche la manifestation du grand retrait, de l’effacement, une césure, un syndrome Bartleby. La pureté de la ligne blanche est telle qu’elle ne doit plus se traduire en mots. Le syntagme lancé aux contributeurs venus du monde du roman, de la bande dessinée, de la poésie, du journalisme s’apparente à un signifiant flottant que chaque auteur va interpréter, diffracter en récits ou en poèmes. Continuer la lecture

Antoine Wauters. L’écriture et les paysages de l’enfance

Antoine WAUTERS, L’enfant des ravines, Maelström, coll. « Bookleg », 2019, 40 p., 3 €, ISBN : 978-2-87505-332-9

Dans l’œuvre d’Antoine Wauters, l’enfance s’avance comme un pays que l’on retrouve par l’écriture. Terreau magique, univers qu’on porte en soi, entre l’écho de sa perte et la musique de sa persistance, l’enfance en vient à se confondre avec la fiction. L’une et l’autre construisent un monde imaginaire, peuplé de doubles, de prolongements, d’avatars de soi. L’une et l’autre se tiennent à l’écart de la société, de ses lois, de sa logique, de ses contraintes. Éblouissant caillou textuel forgé par un frère du Petit Poucet, L’enfant des ravines (deuxième bookleg d’Antoine Wauters, après Debout sur la langue) déplie une jeunesse dans un village des Ardennes, un monde de jeux, d’odeurs, de sensations qui constitue le lieu mental, organique à partir duquel l’écriture surgit. « J’ai vécu jusqu’à mes dix-huit ans dans un petit village d’Ardenne où mon imagination se trouve, encore aujourd’hui. Que je le veuille ou non, tout ce que j’écris vient de là ». Continuer la lecture