
Les mirages d’Adoua
Auteur : François Weerts
Maison d’édition : Rouergue
Collection : Rouergue noir
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 384
Prix : 23 €
Livre numérique : 14,99 €
EAN : 9782812628771
Paru l’an dernier, On a tiré sur Aragon de François Weerts avait séduit par sa liberté de ton et son habileté à rendre vie aux sixties et au Bruxelles d’alors. Voici déjà que l’auteur nous revient avec une nouvelle intrigue du même tonneau. Viktor Rousseau y reprend son rôle de narrateur alors qu’il vient d’être chargé par le très conservateur Secrétaire perpétuel de l’Académie d’enquêter sur Hugo Pratt accusé d’avoir fréquenté de trop près les partisans de Mussolini. En marge de cette mission, une série d’autres faits viennent détourner l’attention du détective privé. Le corps d’une jeune femme d’origine africaine est retrouvé en morceaux dans le coffre de sa 404, braquant les recherches de la police sur lui. De plus, les effigies de Tintin et de Milou, qui trônent au-dessus de l’immeuble bruxellois des éditions du Lombard, ont été badigeonnées de couleur sombre. Et puis, au comble de l’émotion, le directeur du théâtre engagé où travaille Marie-Claire, la compagne du détective, est assassiné. Des motifs invisibles et proches motivent-ils ces faits ? Continuer la lecture



Découverte par les éditions Quadrature pour son premier recueil de nouvelles, 
Elle, dont le prénom nous est tu, c’est une jeune fille aux portes de l’adolescence. Du haut de ses onze ans bien sonnés, elle nous conte sa vie avec ses grands-parents, dans un domaine campagnard flamand. Elle quitte peu les alentours, mais l’exploration du grand jardin lui offre d’inépuisables curiosités. Outre le personnel de maison, il y a sa grand-mère, qui n’est guère loquace, et son grand père qui ne l’est guère plus et vit ses derniers moments. Au vieillard alité, qui ne quitte plus la chambre, elle relate avec parcimonie la vie du dehors, les fruits et les légumes qui mûrissent au soleil de l’été.
Voici un thriller qui démarre sur les chapeaux de roue. Alors qu’il vient rechercher son fils Lulu à la sortie de l’école, Martial Trévoux se trouve précipité dans une scène de folie meurtrière. Les enfants et les enseignants courent en tous sens, des coups de feu éclatent, une institutrice s’effondre. Et lui s’élance sans trop réfléchir et se retrouve avec un enfant dans les bras qu’il arrache à l’horreur. Mais l’enfant sauvé qu’il croyait être le sien ne l’est pas et le pire l’attend car il figure parmi les victimes. À partir de là, tout s’écroule. La culpabilité le gagne puisqu’il n’a pas su poser le geste qui sauve alors que le petit Lucien était sous sa responsabilité. Son épouse ne semble pas décidée à le lui pardonner. Si les manifestations de soutien ne manquent pas, lui est déjà ailleurs, tenaillé par le besoin impérieux de comprendre. Greffier de justice de son état, il brave les recommandations médicales et insiste pour reprendre le boulot. Il faut dire que son métier le place au centre des opérations et il va utiliser ce point d’attache pour garder le contact avec les forces de police et l’institution judiciaire, quitte à franchir les limites interdites. Mais que peut-on refuser vraiment à un collègue meurtri ?
“Mon temps à moi s’était arrêté pour emprunter celui des arbres. J’allais peut-être pouvoir un jour me dissoudre dans le rouge de leurs frondaisons. »
Décidément, Monsieur Hulot n’a pas fini d’inspirer David Merveille ! Et c’est tant mieux pour nous. Depuis son délicieux et surprenant Jacquot de Monsieur Hulot, publié aux éditions du Rouergue en 2006 et lauréat du Prix Québec/Wallonie-Bruxelles en 2007, l’auteur-illustrateur bruxellois, qui est aussi professeur à Saint Luc, a consacré quelques ouvrages à cet emblématique personnage des films de Jacques Tati : Hello Monsieur Hulot (qui reçut le prix de l’album belge Libbylit en 2011), Monsieur Hulot à la plage, sans oublier le catalogue de quatre-vingts planches Monsieur Hulot s’expose. Autant d’albums illustrés truffés de clins d’œil cinématographiques, d’humour et de poésie.