Un coup de cœur du Carnet
Zoé DERLEYN, Je m’appelle Australie, Rouergue, coll. « La brune », 2024, 132 p., 16 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8126–2596‑1
Découverte par les éditions Quadrature pour son premier recueil de nouvelles, Le goût de la limace, Zoé Derleyn avait déjà retenu notre attention par la force narrative de ses premiers textes qui avaient obtenu le prix Franz De Wever 2018 et avaient été retenus dans la liste des finalistes du prix Rossel, ce qui est plutôt rare pour ce genre littéraire. Zoé Derleyn poursuivit sa carrière éditoriale en France avec un premier roman, Debout dans l’eau, aux éditions du Rouergue, prix Marcel Thiry 2022. Elle revient aujourd’hui à la nouvelle, toujours au Rouergue. Ce recueil intitulé Je m’appelle Australie prouve à nouveau que l’autrice belge maîtrise le genre avec une rare maestria, tant par son approche délicate de ses sujets que par une écriture ciselée. Continuer la lecture


Automne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds incitent à marquer le coup et ce double jubilé ne fait pas exception. Ce n’est donc pas une réédition classique dans la collection patrimoniale qui a hérité, par le hasard de la numérotation, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on parle de chiffres, il ne s’agit pas à proprement d’une mais plutôt de vingt-deux rééditions. Vingt-deux !? Dans un seul volume ? Parfaitement ! Vingt-deux nouvelles, échantillon choisi parmi les plus de cent plaquettes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter.
Elle, dont le prénom nous est tu, c’est une jeune fille aux portes de l’adolescence. Du haut de ses onze ans bien sonnés, elle nous conte sa vie avec ses grands-parents, dans un domaine campagnard flamand. Elle quitte peu les alentours, mais l’exploration du grand jardin lui offre d’inépuisables curiosités. Outre le personnel de maison, il y a sa grand-mère, qui n’est guère loquace, et son grand père qui ne l’est guère plus et vit ses derniers moments. Au vieillard alité, qui ne quitte plus la chambre, elle relate avec parcimonie la vie du dehors, les fruits et les légumes qui mûrissent au soleil de l’été. 


Je n’ai aucune idée de ce que peut donner sur les papilles gustatives Le goût de la limace, titre donné à son premier livre par Zoé Derleyn, mais je peux certifier que vous y savourez le goût de la nouvelle.