Archives par étiquette : Tanguy Habrand

Notre sorcière bien-aimée

Tan­guy HABRAND, Hermione Granger. Lec­trice de Har­ry Pot­ter, Impres­sions nou­velles, coll. « La fab­rique des héros », 2022, 144 p., 13 € / ePub : 7,99 €, ISBN : 9782390700005

habrand hermione grangerPour le douz­ième opus de la col­lec­tion « La fab­rique des héros » qu’il a cofondée en 2019 et qu’il codirige depuis lors, c’est Tan­guy Habrand qui s’est prêté à l’exercice d’interroger les imag­i­naires partagés autour d’une fig­ure de la cul­ture pop­u­laire. Celle sur laque­lle il a jeté son dévolu réjouira tous les afi­ciona­dos de la saga pot­te­ri­enne : Hermione Granger, « seul per­son­nage féminin à avoir été réelle­ment investi, de manière pos­i­tive, par J.K. Rowl­ing » ; d’ailleurs, « il s’en est fal­lu de peu pour qu’elle ne vole la vedette à Har­ry ». Quant à son angle d’attaque, la lec­ture, il se révèle haute­ment stim­u­lant et se ram­i­fie en con­sid­éra­tions sur l’activité en elle-même, mais égale­ment la légitim­ité de l’écrit, le statut de l’objet-livre, le rap­port au savoir, l’univers de la presse, l’éducation aux médias, etc. Et quel biais des plus per­ti­nents vu que « à l’école de Poud­lard, tout com­mence et tout finit par un livre. Livres de savoir ou de diver­tisse­ment, livres pre­scrits ou inter­dits, livres com­pagnons ou dan­gereux » ! Con­tin­uer la lec­ture

Les prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

La remise des prix lit­téraires était virtuelle en 2020

Ce mar­di 1er décem­bre, la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a remis ses dif­férents prix lit­téraires. Virtuelle, la céré­monie s’est tenue en présence de Béné­dicte Linard, Min­istre de la Cul­ture. 

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Nul ne peut confiner l’écriture

Tan­guy HABRAND, Le livre au temps du con­fine­ment, Impres­sions Nou­velles, 2020, 144 p., 14 € / ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑87449–817‑6

Loin des indi­gestes jour­naux de con­fine­ment qui ont accom­pa­g­né la Covid-19 comme son ombre, loin de l’avalanche d’essais plus ou moins éclairés, se con­tentant le plus sou­vent de surfer sur la vague de l’opportunisme, dans Le livre au temps du con­fine­ment, Tan­guy Habrand analyse avec brio les impacts de la crise covi­di­enne sur la chaîne du livre. Davan­tage que s’en tenir à une radi­ogra­phie des manières dont l’industrie du livre a fait face, s’est adap­tée (ou pas) au con­fine­ment, Tan­guy Habrand appréhende la crise san­i­taire comme un révéla­teur, un « analy­seur » écrit-il, des champs du monde cul­turel, plus large­ment du monde socio-poli­tique. La pandémie posée en « analy­seur insti­tu­tion­nel » a per­mis de met­tre à nu le fonc­tion­nement de la république du livre. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Frédéric Saenen

La rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge avec le Top 3 des chroniqueurs. Aujour­d’hui : le choix de Frédéric Sae­nen.


Lire aus­si : la fiche de Frédéric Sae­nen


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Le Top 3 de Philippe Remy-Wilkin

La rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire 2018 par les chroniqueurs du Car­net et les Instants. Aujour­d’hui : le Top 3 de Philippe Remy-Wilkin.

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Une histoire de l’édition belge à travers les siècles

Pas­cal DURAND, Tan­guy HABRAND, His­toire de l’édition en Bel­gique (XVe-XXIe siè­cle), Impres­sions nou­velles, 2018, 585 p., 26 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑87449–584‑7

On a sou­vent une vision réduc­trice et con­v­enue du domaine de l’édition. Il évoluerait lente­ment, tel un bou­chon de liège déri­vant sur un étang ; son rythme suiv­rait, de loin en loin, celui des pro­grès tech­niques et des trans­for­ma­tions économiques. Un livre serait tou­jours un livre : un auteur pour l’écrire, un édi­teur pour le pub­li­er et des libraires (incar­nés ou en ligne) pour le ven­dre. Si on ne peut ignor­er la tem­pête du numérique, ne serait-elle pas lim­itée à rugir dans un verre d’eau ? Car l’édition utilise les out­ils infor­ma­tiques depuis les années 1980. La lec­ture sur un sup­port numérique n’est que la par­tie ultime et vis­i­ble ; dès la con­cep­tion du man­u­scrit, l’écrivain tra­vaille déjà le plus sou­vent sur une ver­sion dématéri­al­isée qu’il enver­ra à son édi­teur… Tout ceci peut paraître un peu car­i­cat­ur­al mais n’est pas très éloigné de ce que l’on croit savoir générale­ment de l’édition et de son his­toire. Et, en ce qui con­cerne plus par­ti­c­ulière­ment l’édition belge fran­coph­o­ne, pour cer­tains elle n’a tout sim­ple­ment jamais existé. Con­tin­uer la lec­ture