Un coup de cœur du Carnet

Belgiques
Auteur : Gérard Adam
Maison d’édition : Ker
Collection : Belgiques
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 132
Prix : 12 €
Livre numérique : /
EAN : 9782875865205
Comme il est précisé par Ker éditions, « Belgiques, est une collection de recueils de nouvelles, éponyme. Chaque recueil, écrit par un seul auteur est un portrait en mosaïque de la Belgique. (…) Tantôt humoristiques, tantôt doux-amers, chacun de ces tableaux impressionnistes est le reflet d’une Belgique : celle de l’auteur. » Pour le volume écrit par Gérard Adam, on acquiesce quasi totalement à cette présentation. On irait même jusqu’à enlever le mot « amer » à « doux-amer ». Là où on ne suit pas l’éditeur, c’est qu’ici, clairement, on ne lit pas un recueil de nouvelles, mais un roman. Un roman chapitré. Un roman d’initiation, avec sa ligne du temps, ses brisures, ses étapes, ses interrogations, de l’enfance jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. Un roman encadré d’une préface et d’une postface rédigées par la petite-fille (Cybèle) du narrateur (Pipo). Alors que celui-ci est entré en maison de retraite à la suite d’un accident vasculaire cérébral, Cybèle, en vidant sa maison, découvre un carnet qui lui est dédié, un « classeur vert sur lequel son grand-père a piqué du nez ». Plus tard, « elle referme le classeur. Va-t-elle l’emporter ? Non sa place est ici. (…), elle reviendra chaque jour pour faire le tri. Dès qu’elle aura vidé le contenu d’une pièce, lire un nouveau fragment sera sa récompense. » La nôtre aussi, par conséquent. Continuer la lecture










Avec Lettres du Goulag, Jean-Louis Rouhart a fait paraître un ouvrage essentiel sur le monde du Goulag en Union soviétique. Il y a quelques années, ce germaniste professeur émérite à la Haute École de la Ville de Liège avait réalisé une étude consacrée à la correspondance clandestine – déjà – dans les camps nazis, essai qui avait reçu le Prix de la Fondations Auschwitz – Jacques Rozenberg en 2011. Il s’attaque maintenant à la même problématique dans le monde soviétique.
Hergé, ses personnages, les composantes ésotériques, hermétiques de son œuvre ont fait couler tant d’encre, donné lieu à tant d’exégèses que le capitaine Haddock doit avoir inventé, depuis la mort de son créateur, un florilège de jurons amusés, admiratifs ou agacés. Dans Hergé occulte. La ligne sombre, l’historien et essayiste Arnaud de la Croix ne dépose pas une pierre de plus à l’édifice des études consacrées à l’occultisme, l’alchimie, le paranormal dans les albums Tintin.
En cette fin d’été paraît aux Éditions Le castor astral, le dernier roman de Nicolas Crousse, Retour en pays natal. Ce livre « hors-normes », à la fois récit littéraire et exploration initiatique, mène le lecteur depuis l’enfance de l’auteur dans les années soixante jusqu’à nos jours. Et au-delà…. . L’auteur nous prévient : « ceci n’est pas un roman, pas un livre de nouvelles, pas non plus un recueil de poésies, pas davantage une autobiographie. » À ce jeu-là, de dire « ce qui n’est pas », Nicolas Crousse nous dévoile en réalité tout ce qui fait ce livre et qui nous a enchanté. Ne poursuit-il pas ici l’écriture de cet autoportrait poétique paru sur le site de son éditeur (Jacques Flament) et qu’il intitulait : Je rends grâce à la vie… ? Le récit se partage en trois scansions : « Réveille-toi mon enfance », « Souviens-toi ma vie », « Dors mon âme ». Le titre est issu d’un haïku du poète Kobayashi Issa qui paraît en épigraphe : Dans chaque perle de rosée/tremble/mon pays natal. 
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