Archives par étiquette : Belgiques (collection)

“Bel­giques” est une col­lec­tion de recueils de nou­velles pub­liée par les édi­tions Ker.

Vivre selon les règles ?

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Bel­giques – Rien ne vaut ce main­tenant, Ker, 2018, 135 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–287586-234–1

Dans ses romans précédem­ment parus, Giuseppe San­toliq­ui­do mon­tre des indi­vidus pro­fondé­ment mar­qués par leurs orig­ines sociales, sou­vent mod­estes. Dans leur pro­jet de con­stru­ire leur vie, ils doivent essay­er de dépass­er ces con­di­tions pour ten­ter de réalis­er leurs rêves ou leurs ambi­tions.


Lire aus­si : G. San­toliq­ui­do, le regard sur l’autre (C.I. n° 193)


C’est tou­jours cette prob­lé­ma­tique cen­trale qui se retrou­ve dans ce recueil de trois longues nou­velles, dont la pre­mière qual­ité est la cohérence. Les mêmes ques­tions fon­da­men­tales se posent aux per­son­nages, mais les répons­es vari­ent. Et donc chaque nou­velle doit être lue en fonc­tion des autres. Con­tin­uer la lec­ture →

Vous avez dit Belgique ?

Yves WELLENS, Bel­giques. Zones classées, Ker, 2018, 148 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–238‑9

Le recueil de nou­velles d’Yves Wellens Zones classées, qui s’inscrit dans la col­lec­tion « Bel­giques » des édi­tions Ker, s’ouvre par une trou­blante intrigue autour d’une pho­togra­phie anci­enne : un por­trait de groupe, dont il se révèle qu’un per­son­nage a été effacé. « Une absence. Une dis­pari­tion. Quelqu’un. Quelqu’un était sor­ti du tableau ». Pourquoi ?… » (« Par la bande ») Con­tin­uer la lec­ture →

L’Arche de Lalande

Françoise LALANDE, Bel­giques. Pas des anges, Ker, 2018, 82 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–236‑5

La pub­li­ca­tion du « Bel­giques » con­fié par les édi­tions Ker à Françoise Lalande, et sous-titrée « Pas des anges » (même si ce titre n’apparaît pas sur la cou­ver­ture), s’inscrit dans une nou­velle col­lec­tion lancée par l’éditeur Xavier Van­vaeren­bergh, “Bel­giques” (et dirigée par Marc Bail­ly).

Sur le site de son « Vil­lage lit­téraire » (« KER » en bre­ton sig­ni­fie « vil­lage »), Xavier Van­vaeren­bergh évoque la spé­ci­ficité de ces « Bel­giques ». Cha­cun des recueils de nou­velles est con­fié à un auteur belge fran­coph­o­ne. Au fil des pre­mières livraisons d’auteurs (Engel, San­toliq­ui­do, Dartev­elle, Wellens, Baba) la col­lec­tion brosse « un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. Des paysages, des ambiances, du folk­lore, des tra­di­tions, de la gas­tronomie, de la poli­tique, des langues… Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. »

Les pre­miers titres con­stituent déjà un flo­rilège indis­pens­able de lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne, dans un genre lit­téraire, la nou­velle, qu’il con­tribue ain­si à pro­mou­voir. Con­tin­uer la lec­ture →

Virtuelles Belgiques


Vin­cent ENGEL, Bel­giques, Ker, 2017, 122 p, 12€/ePub : 5.99 €, ISBN : 9782875862198

engel belgiquesDix-sept nou­velles, dix-sept textes très courts qui racon­tent, cha­cun, une cer­taine Bel­gique. Pas la Bel­gique telle qu’elle est, non. Ce que la Bel­gique pour­rait ou aurait pu devenir, dans une ver­sion car­i­cat­u­rale. Querelles lin­guis­tiques, crise finan­cière, sur­vol de Brux­elles, mon­tée des eaux, fin de la Bel­gique évitée ou con­crétisée ; autant de points de départ à des his­toires met­tant en scène des per­son­nages claire­ment inspirés de per­son­nal­ités belges bien con­nues, issues du monde poli­tique, artis­tique ou des médias. Con­tin­uer la lec­ture →

“Vivre dans un pays enfant raconteur d’histoires”

Luc BABA, Bel­giques, Ker, 2017, 128 p., 12€/ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–217‑4

baba belgiques.jpgNous vous l’avions annon­cé dans le numéro 193 du Car­net et les Instants (jan­vi­er – mars 2017), Ker Édi­tions lance une col­lec­tion inédite, pour laque­lle chaque auteur est con­vié à écrire une dizaine de nou­velles pour don­ner à lire l’essence de « sa » Bel­gique. Sont déjà annon­cés, pour s’inscrire dans le droit fil du livre de Luc Baba qui nous occupe ici, un vol­ume d’Yves Wellens et un autre de Françoise Lalande. Con­tin­uer la lec­ture →

Vestiges des jours…

Un coup de cœur du Carnet

Alain DARTEVELLE, Dans les griffes du Doudou, Ker, coll. « Bel­giques », 2017, 132 p., 12 €/ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑8758–6218‑1

dartevelle dans les griffes du doudou.jpgDébar­qué du futur où il aime aven­tur­er son écri­t­ure à la fois imagée, directe et stylée, Alain Dartev­elle promène sa plume dans un  nou­veau recueil de nou­velles et dans un passé proche. Le sien, lié for­cé­ment à celui de la Bel­gique, ce pays mul­ti­ple qui prête son nom à la col­lec­tion mise en œuvre  par les édi­tions Ker. Prom­e­nade donc, dans une mémoire per­son­nelle, folâtre, amère par­fois, tein­tée de nos­tal­gie, large­ment ouverte à l’amitié, volon­tiers voluptueuse, mais aus­si désen­chan­tée et imprégnée de cet « humour gris » dont l’auteur revendique le label. Pour l’introduire : des évo­ca­tions sub­jec­tives de ces deux têtes de gon­do­le de notre vit­rine cul­turelle que sont Hergé et Magritte. Auto­por­trait dés­abusé pour le pre­mier : celui de l’artiste en fin de vie, rav­agé à la fois par  la leucémie et par les inter­ro­ga­tions sur son œuvre et sur sa créa­ture cen­trale : « Tintin m’a vam­pirisé, me souti­rant titre après titre, planche  après planche, case après case, mes forces vives. Cette belle énergie qui m’a man­qué ensuite pour vir­er de bord et met­tre le cap sur mon for intérieur ».  Dans Signé Magritte, on suit avec une coupable jubi­la­tion l’odyssée d’un quidam (serait-il un de ces dou­bles de l’auteur qui se mul­ti­plient à tra­vers le recueil ?) pour qui l’ombre du pein­tre flotte entre un statut révolu d’idole de sa jeunesse et une stature de petit-bour­geois ron­douil­lard, de « sale type », métic­uleux faiseur de  chro­mos aléa­toires, et par ailleurs épris de can­u­lars scat­ologiques. Sus donc à l’imposteur ! Et l’on assiste ain­si, impuis­sants, mais admi­rat­ifs face à tant de déter­mi­na­tion,  à l’attentat au purin per­pétré con­tre qua­tre toiles lors de l’exposition brux­el­loise. Atten­tat suivi toute­fois de regrets : il avait eu pour cibles les toiles les plus caus­tiques de l’artiste. « De quoi méditer à loisir sur les risques que com­porte la fâcheuse ten­ta­tion de met­tre à jour des secrets d’enfance… »   Con­tin­uer la lec­ture →