Archives par étiquette : Mons

Un trio inspiré

Un coup de cœur du Car­net

Alexan­dre MILLON, Bérose et moi, Mur­mure des soirs, 2025, 190 p., 17 €, ISBN‏ : ‎ 978–293123533

millon berose et moi« Qui suis-je ? Aucun auto­por­trait n’épuis­era le sujet. Mais si on par­le de qui je suis dans ce texte, alors dis­ons un trio. Auteur, nar­ra­teur, per­son­nage. Comme dans le jazz, nous impro­vi­sons sur divers­es réal­ités. En joie et en partage. (…) »

L’œil de l’écrivain Alexan­dre Mil­lon use avec sub­til­ité de deux focales. Il voit et regarde large et loin pour décrypter les pres­sions et dépres­sions du monde qui l’en­toure tout en faisant œuvre de minia­tur­iste… Il sculpte des médailles, des gros-plans et, dans ces allers-retours de scènes, de sit­u­a­tions et de rela­tions, il écrit égale­ment une forme de chronique per­ma­nente du temps qui est le sien et qui devient nôtre par la qual­ité son écri­t­ure. C’est que l’auteur pra­tique un style fait de sus­pen­sions du temps qu’il décrypte tant et tant dans des por­traits, des points et con­tre­points où l’on se dévis­age et se con­fronte à l’impertinence de la morale quand la beauté joue des tours dans les « gar­gouilles » qu’il a implan­tées ça et là tout le long de ses vagabondages énig­ma­tiques. Par ailleurs, il prête aus­si atten­tion à l’i­nat­ten­du pour dire le temps qui est le nôtre. Con­tin­uer la lec­ture

La nuit du chasseur

Jack JAKOLI, La détresse des ros­es, Hugo Thriller, 2023, 390 p., 20 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–27-55664–23‑2

jakoli la detresse des rosesBar­bara Abel, Patrick Delper­dan­ge, Kenan Görgün ou Nadine Mon­fils, d’autres plus ponctuelle­ment, ont déjà réus­si à impos­er la trace du thriller belge fran­coph­o­ne à Paris. Et voici venir un espoir du genre, Jack Jakoli (un pseu­do­nyme, la quar­an­taine) qui surfe sur une exper­tise avérée : il est « enquê­teur au sein de la sec­tion homi­cides de la police judi­ci­aire fédérale ».

Une pré­face, sur les avan­tages et incon­vénients de son tra­vail de ter­rain, anticipe des aspects con­fir­més au fil de la lec­ture : cet auteur sait de quoi il par­le mais, en sus, il écrit, racon­te, déploie de manière sobre, ferme, flu­ide, nette. Avec une ligne de dis­tor­sion, illi­co annon­cée : il accom­pa­g­n­era notre balade poli­cière d’une bande-son pop/rock de sa généra­tion (les Smash­ing Pump­kins plutôt que les Bea­t­les ou Spring­steen). Jack Jakoli, méthodique, pro­longe sa présen­ta­tion à l’aide d’un micro-réc­it-cadre, un pro­logue situé de nos jours, qui insin­ue son pro­pre rap­port à l’intrigue, à sa mise en réc­it. Con­tin­uer la lec­ture

À chaque mois, son histoire et ses couleurs

Mau­rice des OMBIAUX, L’ornement des mois, pré­face de Jean-Bap­tiste Baron­ian, Académie royale de Langue et de Lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2021, 190 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8032–0061‑0

des ombiaux l ornement des moisDe jan­vi­er (« C’est l’enfance de l’année ») à décem­bre (« le jour est pau­vre de lumière, mais on l’illumine de feux et de liess­es »), Mau­rice des Ombi­aux com­pose, avec un plaisir qui fait chanter les mots, L’ornement des mois. Un « almanach sen­ti­men­tal et gour­mand », comme le présente dans sa pré­face Jean-Bap­tiste Baron­ian, paru en 1910, et que l’Académie royale de Langue et de Lit­téra­ture a eu l’heureuse idée de ressus­citer. Con­tin­uer la lec­ture

Maître Losseau, Rimbaud, Esther et Bastien

Alexan­dre MILLON, 37, rue de Nimy. Les incroy­ables Florides, Mur­mure des soirs, 2019, 170 p., 17 €, ISBN : 978–2‑930657–51‑6

Pour les Mon­tois curieux de leur belle ville, le titre du dernier livre d’Alexandre Mil­lon, 37 rue de Nimy, pub­lié aux édi­tions Mur­mure des soirs, évo­quera l’adresse d’une demeure bour­geoise remar­quable et un haut lieu de la cul­ture lit­téraire depuis qu’il a été rénové. Pour les autres, il aura le mérite de les intriguer. Quant au sous-titre, Les incroy­ables Florides, il par­lera aux rim­bal­diens acharnés, qui se sou­vien­dront des vers du Bateau ivre : « J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides/Mêlant aux fleurs des yeux de pan­thères à peaux/D’hommes ! » Con­tin­uer la lec­ture

Les Montois ne périront pas !

EFFEL, Le Drag­on déchaîné, 180° édi­tions, 2018, 288 p., 19€, ISBN : 2930427892

effel le dragon dechaine.jpgLes fêtes tra­di­tion­nelles ont ce quelque chose de par­ti­c­uli­er qui échappe à tout non-« natif » de la com­mune en fête. Se plonger au cœur de l’une d’entre elles, à savoir le fameux Doudou de Mons – recon­nu, depuis 2005, au Pat­ri­moine oral et immatériel de l’Humanité par l’UNESCO – fut pour nous savoureux. Appren­dre ses rouages, ses enjeux locaux et poli­tiques, son his­toire – son orig­ine remonte au XIVe siè­cle – et surtout la fierté que ce folk­lore provoque chez ses pro­tag­o­nistes. Le Doudou com­mence offi­cielle­ment un jeu­di (en mai ou juin, selon l’année) et se ter­mine le Dimanche de la Trinité avec comme point d’orgue le Com­bat sur la Grand-Place, appelé le « Lumeçon », qui oppose Saint Georges au Drag­on. Le des­tin de la Cité n’est péren­nisé qu’avec la vic­toire de Saint Georges. L’enjeu est donc de taille. Con­tin­uer la lec­ture

Mon’s livre, 25 et 26 novembre

Affiche Mon's livre 2017Le salon du livre de Mons, Mon’s livre,  se déroulera, cette année, les same­di 25 et dimanche 26 novem­bre, de 10h à 18h, au Lot­to Mons Expo. De nom­breux gen­res lit­téraires seront représen­tés : jeunesse, fan­ta­sy, BD, poésie, nou­velle, romance, fanzine, thriller, his­toire, art, loisirs, bien-être … À côté des ouvrages sur papi­er, place sera aus­si faite au livre audio et aux ten­dances nou­velles du monde édi­to­r­i­al.

Au niveau du pro­gramme, en plus des tra­di­tion­nelles séances de dédi­cace, les vis­i­teurs pour­ront par­ticiper à des ate­liers et des con­cours ou assis­ter à des con­férences et des lec­tures. Plusieurs nou­veautés seront présen­tées en exclu­siv­ité et des expo­si­tions dédiées à la jeunesse seront égale­ment acces­si­bles, comme celle tour­nant autour de l’album Hiv­er de Philippe de Kem­me­ter (Alice Edi­tions, 2016) organ­isée par le Ser­vice de la Lit­téra­ture Jeunesse de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Con­tin­uer la lec­ture

Vestiges des jours…

Un coup de cœur du Carnet

Alain DARTEVELLE, Dans les griffes du Doudou, Ker, coll. « Bel­giques », 2017, 132 p., 12 €/ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑8758–6218‑1

dartevelle dans les griffes du doudou.jpgDébar­qué du futur où il aime aven­tur­er son écri­t­ure à la fois imagée, directe et stylée, Alain Dartev­elle promène sa plume dans un  nou­veau recueil de nou­velles et dans un passé proche. Le sien, lié for­cé­ment à celui de la Bel­gique, ce pays mul­ti­ple qui prête son nom à la col­lec­tion mise en œuvre  par les édi­tions Ker. Prom­e­nade donc, dans une mémoire per­son­nelle, folâtre, amère par­fois, tein­tée de nos­tal­gie, large­ment ouverte à l’amitié, volon­tiers voluptueuse, mais aus­si désen­chan­tée et imprégnée de cet « humour gris » dont l’auteur revendique le label. Pour l’introduire : des évo­ca­tions sub­jec­tives de ces deux têtes de gon­do­le de notre vit­rine cul­turelle que sont Hergé et Magritte. Auto­por­trait dés­abusé pour le pre­mier : celui de l’artiste en fin de vie, rav­agé à la fois par  la leucémie et par les inter­ro­ga­tions sur son œuvre et sur sa créa­ture cen­trale : « Tintin m’a vam­pirisé, me souti­rant titre après titre, planche  après planche, case après case, mes forces vives. Cette belle énergie qui m’a man­qué ensuite pour vir­er de bord et met­tre le cap sur mon for intérieur ».  Dans Signé Magritte, on suit avec une coupable jubi­la­tion l’odyssée d’un quidam (serait-il un de ces dou­bles de l’auteur qui se mul­ti­plient à tra­vers le recueil ?) pour qui l’ombre du pein­tre flotte entre un statut révolu d’idole de sa jeunesse et une stature de petit-bour­geois ron­douil­lard, de « sale type », métic­uleux faiseur de  chro­mos aléa­toires, et par ailleurs épris de can­u­lars scat­ologiques. Sus donc à l’imposteur ! Et l’on assiste ain­si, impuis­sants, mais admi­rat­ifs face à tant de déter­mi­na­tion,  à l’attentat au purin per­pétré con­tre qua­tre toiles lors de l’exposition brux­el­loise. Atten­tat suivi toute­fois de regrets : il avait eu pour cibles les toiles les plus caus­tiques de l’artiste. « De quoi méditer à loisir sur les risques que com­porte la fâcheuse ten­ta­tion de met­tre à jour des secrets d’enfance… »   Con­tin­uer la lec­ture

Mon’s livre, la 5e

mons livreMon’s livre, le 5e salon du livre de Mons se tien­dra les same­di 26 et dimanche 27 novem­bre au Lot­to Mons Expo, de 10 à 18h. De nom­breux auteurs et illus­tra­teurs dans tous les gen­res lit­téraires fer­ont le déplace­ment. Au ray­on des exposants aus­si, les édi­teurs, asso­ci­a­tions et artistes seront nom­breux au ren­dez-vous.  Con­tin­uer la lec­ture

Mon’s livre 2015

mons livreL’édi­tion 2015 de Mon’s livre ouvri­ra ses portes aux publics les same­di 21 et dimanche 22 novem­bre au Lot­to Mons Expo.

Au pro­gramme : des dédi­daces, des ren­con­tres, une expo­si­tion autour de Mario Ramos… et des livres.  Con­tin­uer la lec­ture

Par saint Georges!

Un coup de coeur du Carnet

Jean-Pol HECQ, Georges et les drag­ons, Luce Wilquin, 2015, 173 p., 17€, ISBN : 978–2‑88253–504‑7

hecqEn 1927, Max s’installe pour quelques temps dans une auberge située au cen­tre de la ville de Mons. Jour­nal­iste hol­landais maitrisant par­faite­ment la langue de Ver­haeren, il pré­tend faire un reportage sur la recon­struc­tion de l’après-guerre pour en fait enquêter dis­crète­ment sur un cer­tain Georges, un cousin éloigné. Aidé dans ses recherch­es par un Borain de souche, Max pro­gressera lente­ment : dif­fi­cile en effet de trou­ver un Mon­tois incon­nu dis­paru en 1914 et por­tant ce prénom si répan­du. Con­tin­uer la lec­ture

Une mosaïque de souvenirs

Francine GHYSEN

gottoElles son­nent juste, elles son­nent vrai, les nou­velles de Mario Got­to réu­nies sous le titre de la pre­mière : Le bouil­lon noir de ma mère. Petits tableaux gravés dans la mémoire d’un « vieil Ital­ien sen­ti­men­tal », attaché à son enfance, à sa famille. Échap­pées dans l’imaginaire, qui tour­nent par­fois au cauchemar… Con­tin­uer la lec­ture