Archives par étiquette : Ostende

Une lueur derrière le paravent

Un coup de cœur du Car­net

Carl NORAC, Le livre de la lueur, Bruno Doucey, 2026, 115 p., 15 €, ISBN : 9782362295591

norac lelivre de la lueurC’est par le sou­venir du pre­mier vers de la Bal­lade des pen­dus de Vil­lon que s’ouvre le nou­veau recueil de Carl Norac, Le livre de la lueur, aux édi­tions Bruno Doucey. Une réminis­cence d’un poème décou­vert sur les bancs de l’école et qui per­met au poète de choisir la pre­mière per­son­ne du pluriel pour nous entrain­er dans son sil­lage, « ce nous le plus étrange » qui con­voque, autour de lui, une non moins étrange com­mu­nauté. Celle des poètes, lec­tri­ces et lecteurs devenus adultes mais qui ont con­servé la lueur fli­bustière de l’enfance. Dès lors, une sorte de con­frérie s’établit, celle des « frères humains qui après nous vivez » et que relaye, par­mi d’autres, le grand Hugo dans un poème de 1881 inti­t­ulé juste­ment Nous : Con­tin­uer la lec­ture

Bons baisers de Koksijde, Oostende et Meli Park

Un coup de cœur du Car­net

François LIENARD, Regi­na Maris, Let­tre volée, 2025, 128 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87317–655‑6

lienard regina marisLe voile de gras, de gris, de graf­fi­tis se déchire,
Vers Gand le ciel s’ouvre, des grains de sable
Tombent de l’émeri des nuages bleus, une odeur
De crêpe au sucre brin­que­bale vers Blanken­berge

Bon­heur fou de suiv­re François Lié­nard dans ses péré­gri­na­tions en tram tout du long de la côte belge ! C’est que François Lié­nard est généreux :  en dix-neuf poèmes de formes et de longueurs vari­ables, Regi­na Maris nous offre autant de cartes postales, ou de let­tres intimes, qu’un ami nous enver­rait d’Oostende ou du West­hoek. C’est jubi­la­toire et addic­tif. Con­tin­uer la lec­ture

Le verbe comme tombeau de vie

Un coup de cœur du Car­net

Pierre MERTENS, Paysage sans Véronique, Pré­face de Bernard Main­gain, Post­face de Pietro Piz­zu­ti, Impres­sions nou­velles, 2025, 216 p., 18 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 9782390701859

mertens paysage sans veroniqueIl est don­né à peu d’écrivains de créer un chef‑d’œuvre avec la mort, de ten­dre un chant qui replace une morte dans la danse de la vie. Avec son somptueux réc­it, Paysage sans Véronique, Pierre Mertens se place au-delà du thrène dédié à Véronique Pirot­ton, l’amie dis­parue dans des cir­con­stances opaques. Dans ce dia­logue avec Véronique Pirot­ton, retrou­vée sans vie dans une cham­bre d’hôtel à Ostende le 31 octo­bre 2013, dans cet hom­mage tail­lé dans une inap­pé­tence à l’endroit de la Camarde, Pierre Mertens creuse l’espace de la lit­téra­ture comme con­tre­point à la vérité judi­ci­aire. Non seule­ment afin de libér­er l’épaisseur, la com­plex­ité d’une amie qui lui était chère, afin de ren­dre pal­pa­ble le « monde Véronique » que le procès a invis­i­bil­isé, mais aus­si afin de s’interroger sur la perte incon­solable qu’il éprou­ve depuis que Véronique Pirot­ton n’est plus. Con­tin­uer la lec­ture

Le promeneur d’Ostende

Pierre CORAN, Ciels d’Ostende, Arbre à paroles, 2024, 86 p., 13 €, ISBN: 978–2‑87406–740‑2

coran ciels d'ostendeOstende, où la mer aban­donne, longe et débor­de la terre, joint à la géo­gra­phie les ombres du mythe. Les sou­venirs des écrivains, des pein­tres, des musi­ciens se mêlent au coin des rues où s’engouffre le vent. Au fond des bars déserts, le car­naval des masques rôde et, au bout de la digue, la lueur per­due d’une lanterne rend la plage à jamais au pinceau de Spilli­aert. Ostende, ce sont aus­si les enfants, jeunes et vieux, aux tables des glac­i­ers ; les ritour­nelles de la plage ; les familles en marge de leurs vies ; les rit­uels pré­cis du port et, par-dessus, le ciel à l’infini. Con­tin­uer la lec­ture

La renaissance du Rat mort

Michel LAMBERT, Cinq jours de bon­té, Le beau jardin, 2023, 252 p., 20 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782359700749

Lambert Cinq jours de bontéThomas Noble, le nar­ra­teur, emmène sa femme Raya à Ostende. Une per­mis­sion de cinq jours lui est accordée. Hos­pi­tal­isée dans une clin­ique spé­cial­isée, c’est sa pre­mière sor­tie depuis longtemps. Thomas est nerveux. Il a peur de ses réac­tions. Du couloir de la mort où elle végète, il espère la con­duire dans le couloir de la vie. Beau­coup de non-dits s’interposent. On sent un passé pesant, une frac­ture. Tous les deux sont enfer­més dans des pris­ons dif­férentes et ont ban­ni depuis belle lurette de nom­breux mots de leur vocab­u­laire, tels que chance, « espoir, demain, bon­heur, chanter, rire… ». Thomas fait le clown pour déten­dre l’atmosphère, mais il est mal­adroit. Con­tin­uer la lec­ture

« vieil enfant aux mains tachées d’encre… »

Carl NORAC, L’envers des cir­con­stances / De keerz­ij van de toe­s­tand / Die andere Seite des Geschehens, Mael­ström reEvo­lu­tion, 2022, 18 €, 232 p., ISBN : 9782875054258

norac l'envers des circonstancesCarl Norac pos­sède cette capac­ité de nous emmen­er, de nous embar­quer dans son sil­lage. Des voy­ages dans l’espace, vers ces con­trées qu’il affec­tionne par­ti­c­ulière­ment mais aus­si dans le temps, celui de l’enfance qu’il cherche tou­jours à retrou­ver par le biais d’une sorte de mélan­col­ie com­mu­nica­tive et qui nous fait dire qu’on a tous un peu de Norac en nous. Les thèmes, chers au poète, épinglés par la récente antholo­gie pub­liée dans la col­lec­tion Espace Nord sous le titre de Pié­ton du monde se retrou­vent ici, dans ce recueil com­pos­ite, L’envers des cir­con­stances. Con­tin­uer la lec­ture

« Avec la mer du Nord… »

Michel JOIRET, Stel­la Maris, M.E.O., 2022, 180 p., 18 €, ISBN : 9782807003385

joiret stella marisCom­ment saisir la sin­gu­lar­ité de la Mer du Nord sans s’immerger dans le pre­mier cou­plet du Plat Pays de Brel ? Com­ment touch­er sa poésie en se gar­dant de pro­longer les lignes de fuite humides aux nuances gris­es de Spilli­aert ? Com­ment appréhen­der la men­tal­ité bal­néaire d’Ostende en igno­rant les masques, col­orés et mali­cieux, d’Ensor ? Com­ment percevoir l’air léger des plages (ensoleil­lées et bondées l’espace de quelques semaines) sans dode­lin­er sur la voix d’Arno char­ri­ant l’ode d’Adamo aux filles du bord de mer ? Com­ment avoir le cœur qui chavire sans fouler le sable couleur et den­sité Per­me­ke, sans crois­er les mon­u­men­taux Marins, sans se rire des mou­ettes en se par­fumant les doigts de crevettes gris­es ? En lisant le dernier livre de Michel Joiret, peut-être, qui s’inscrit dans la cer­ti­tude que la côte belge est de ces réal­ités qui ne s’apprivoisent que par l’appropriation artis­tique ou l’expérience intime. Con­tin­uer la lec­ture

Célestin de Méeûs donne le droit de foutre le camp

Un coup de cœur du Car­net

Célestin de MÉEÛS, Cav­ale russe, Cheyne, 2021, 80 p., 17 €, ISBN : 978–2‑84116–309‑0

de meeus cavale russeBrux­elles, un « vieux ven­dre­di d’avril », un vingt-qua­tre. Célestin de Méeûs prend la tan­gente pour une cav­ale russe qu’il effectue à rebours de Cen­drars – s’ex­pul­sant du petit pays dont il « n’a jamais voulu rien savoir » pour se fich­er, telle une épin­gle sur une carte, à Vladi­vos­tok. C’est des con­fins de la Russie, du plus extrême est, qu’il entre­prend alors un retour vers Ostende et vers l’aimée. Gar­di­en d’une pho­togra­phie d’elle qu’il « criblera de doigts », c’est à elle qu’il s’adresse dans ce long poème démon­trant que le souf­fle peut ne jamais mourir, déroulant implaca­ble­ment des vers d’une exigeante soif de justesse. Con­tin­uer la lec­ture

J’ai deux pays et plus encore de racines

Tuyêt-Nga NGUYÊN, Bel­giques, Ker, 2021, 102 p., 12 €, ISBN : 9782875863072

Tuyêt Nga Nguyen BelgiquesNée au Nord Viêt-Nam, Tuyêt-Nga Nguyên a gran­di dans le Sud. En exil, elle a trou­vé chez nous un pays d’adoption alors qu’elle est venue faire ses études à Brux­elles et elle y est restée, non sans vivre entretemps  aux États-Unis et en Afrique. Dans ses romans précé­dents, elle s’est attachée à par­ler de son pays d’origine déchiré par la guerre, à en dire l’histoire et la cul­ture, dont tout récem­ment dans Soie et métal. Rel­e­vant le défi de la col­lec­tion Bel­giques, elle décline en six nou­velles tout son attache­ment à cet autre pays qui est devenu le sien, et qu’elle a appris à aimer avec les yeux neufs de ceux qui le décou­vrent, guidée par un souci de com­pren­dre et une curiosité que peu de nat­ifs déploient. Con­tin­uer la lec­ture

Emmuré. Vivant ?

Jean-Philippe TOUSSAINT, La dis­pari­tion du paysage, Minu­it, 2021, 48 p., 6,80 € / ePub : 4.99 €, ISBN : 978–2‑7073–4658‑2

toussaint la disparition du paysageLes choses tien­nent en peu de mots, et sont assez sim­ples. Jean-Philippe Tou­s­saint, dans ce court texte qu’est La dis­pari­tion du paysage, les révèle d’emblée. Le châs­sis d’une fenêtre, don­nant sur le casi­no d’Ostende et ses abor­ds, forme comme le cadre d’un tableau. Dans un fau­teuil roulant, dont on n’est pas vrai­ment cer­tain qu’il puisse le faire bouger, un homme passe ses journées à regarder au dehors, depuis son apparte­ment. Ce dehors qu’il a sou­vent arpen­té autre­fois, marchant sur la digue ou la plage, res­pi­rant les odeurs de la mer, remet­tant ses idées en place au fur et à mesure de l’avancée de ses pro­pres pas. Con­damné à l’immobilité depuis des mois, il laisse aujourd’hui son regard pass­er de la mer au ciel, sans aspérités aux­quelles s’accrocher. Con­tin­uer la lec­ture

Vertige !

Un coup de cœur du Car­net

Kate MILIE, Le mys­tère Spilli­aert, 180° édi­tions, 2020, 154 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931008–33‑1

millie le mystère spilliaertLe titre pilote vers le polici­er, une page de garde annonce un roman, le texte échappe aux éti­quettes et con­jugue les reg­istres : jour­nal de bord de l’autrice autour d’un pro­jet d’écriture, doc­u­ments qui le fondent (let­tres de pro­tag­o­nistes ou de témoins, liste de lieux à vis­iter), frag­ments d’une rêver­ie biographique à par­tir des points d’acmé d’une exis­tence. Con­tin­uer la lec­ture

Spilliaert. Passer de l’autre côté des choses

Stéphane LAMBERT, Être moi, tou­jours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilli­aert, Arléa, 2020, 128 p., 10 €, ISBN : 978–2‑36308–223‑7

Après Mon­et (L’adieu au paysage. Les nymphéas de Claude Mon­et, La Dif­férence, Mon­et, impres­sions de l’étang, Arléa), Rothko (Mark Rothko, rêver de ne pas être, Arléa), Nico­las de Staël (Nico­las de Staël, le ver­tige et la foi, Arléa), Goya (Visions de Goya, l’éclat dans le désas­tre, Arléa, prix Mal­raux 2019), le dia­logue que Stéphane Lam­bert noue avec la pein­ture se porte sur Léon Spilli­aert. Prox­im­ité, sis­mo­graphe de poète, affinités élec­tives, démarche ques­tion­nante qui décloi­sonne l’œuvre et la vie et plonge à mains nues dans l’imaginaire des pein­tres : ce quatuor com­pose moins une méth­ode qu’un embrase­ment pas­sion­né. Dans Être moi, tou­jours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilli­aert, Stéphane Lam­bert livre un réc­it à deux voix, celle du pein­tre Spilli­aert, celle du nar­ra­teur-auteur.


Lire aus­si : His­toires de vie, des ren­con­tres risquées entre réel et imag­i­naire (C.I. 190)


Con­tin­uer la lec­ture

Un tour de manège les cheveux au vent, le sourire aux lèvres

Un coup de cœur du Car­net

Ziska LAROUGE, Hôtel Paerels, Weyrich, coll. « Plumes du Coq », 2019, 207 p., 15€, ISBN : 9782874895272

Antonin a la poisse… Ou peut-être de la chance dans son mal­heur… À moins que ce ne soit l’inverse… Dis­ons que son quo­ti­di­en est fait de hauts et de bas qui se suc­cè­dent à une cadence effrénée : de vraies mon­tagnes russ­es ! C’est ça ! Ziska Larouge nous emmène faire un tour de mon­tagnes russ­es ! Et on en voit de toutes les couleurs. Du rose quand l’histoire débute façon comédie roman­tique. Du gris pour évo­quer le deuil d’Antonin et son frère, jeunes orphe­lins. Du vert dans l’espoir du héros de faire car­rière sur scène. Du bleu à chaque embel­lie amenée par une nou­velle ami­tié. Du noir quand des mal­frats vien­nent met­tre leur grain de sel. Et du rouge dans l’éclatante vital­ité des per­son­nages. Con­tin­uer la lec­ture

Vestiges des jours…

Un coup de cœur du Carnet

Alain DARTEVELLE, Dans les griffes du Doudou, Ker, coll. « Bel­giques », 2017, 132 p., 12 €/ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑8758–6218‑1

dartevelle dans les griffes du doudou.jpgDébar­qué du futur où il aime aven­tur­er son écri­t­ure à la fois imagée, directe et stylée, Alain Dartev­elle promène sa plume dans un  nou­veau recueil de nou­velles et dans un passé proche. Le sien, lié for­cé­ment à celui de la Bel­gique, ce pays mul­ti­ple qui prête son nom à la col­lec­tion mise en œuvre  par les édi­tions Ker. Prom­e­nade donc, dans une mémoire per­son­nelle, folâtre, amère par­fois, tein­tée de nos­tal­gie, large­ment ouverte à l’amitié, volon­tiers voluptueuse, mais aus­si désen­chan­tée et imprégnée de cet « humour gris » dont l’auteur revendique le label. Pour l’introduire : des évo­ca­tions sub­jec­tives de ces deux têtes de gon­do­le de notre vit­rine cul­turelle que sont Hergé et Magritte. Auto­por­trait dés­abusé pour le pre­mier : celui de l’artiste en fin de vie, rav­agé à la fois par  la leucémie et par les inter­ro­ga­tions sur son œuvre et sur sa créa­ture cen­trale : « Tintin m’a vam­pirisé, me souti­rant titre après titre, planche  après planche, case après case, mes forces vives. Cette belle énergie qui m’a man­qué ensuite pour vir­er de bord et met­tre le cap sur mon for intérieur ».  Dans Signé Magritte, on suit avec une coupable jubi­la­tion l’odyssée d’un quidam (serait-il un de ces dou­bles de l’auteur qui se mul­ti­plient à tra­vers le recueil ?) pour qui l’ombre du pein­tre flotte entre un statut révolu d’idole de sa jeunesse et une stature de petit-bour­geois ron­douil­lard, de « sale type », métic­uleux faiseur de  chro­mos aléa­toires, et par ailleurs épris de can­u­lars scat­ologiques. Sus donc à l’imposteur ! Et l’on assiste ain­si, impuis­sants, mais admi­rat­ifs face à tant de déter­mi­na­tion,  à l’attentat au purin per­pétré con­tre qua­tre toiles lors de l’exposition brux­el­loise. Atten­tat suivi toute­fois de regrets : il avait eu pour cibles les toiles les plus caus­tiques de l’artiste. « De quoi méditer à loisir sur les risques que com­porte la fâcheuse ten­ta­tion de met­tre à jour des secrets d’enfance… »   Con­tin­uer la lec­ture

Ostende-Bangkok Express

Patrick DEVAUX, Dorures légères sur l’es­tran, Brux­elles, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2015, 100 p., 12 €

devauxIl y a des romans qui sont d’énormes pavés. Des fic­tions labyrinthiques qui emmè­nent dans les méan­dres du monde ou d’une langue. D’autres sont d’une extrême minceur. Brossent en quelques traits la trame d’une his­toire. N’ont que faire des fior­i­t­ures d’une langue baroque. N’ont que faire des inten­tions pro­fondes et secrètes des per­son­nages. Filent à toute vitesse de la pre­mière à la dernière page, en somme. Comme des trains express, ils ne lais­sent à leurs lec­tri­ces et lecteurs qu’à peine le temps de saisir une atmo­sphère, une couleur. Ces romans « marchent » peut-être d’au­tant mieux qu’ils se réfèrent à un genre très codé. Le roman d’amour, par exem­ple. Con­tin­uer la lec­ture

Ostende tout en nuances

Chris­tiane LEVÊQUE, Ostende, Brux­elles, Les Car­nets du Dessert de Lune, 2015, 70 p., 10€

 

leveque_deschampsLe temps d’un été dans la ville côtière, Chris­tiane Lévêque  croque une série de scènes du quo­ti­di­en à la mer du Nord. Le livre est un recueil de petits textes en prose empreints d’une poésie réservée. Liée au monde du théâtre, l’auteure a écrit deux pièces ain­si que des nou­velles et de la poésie. Ostende est sa deux­ième col­lab­o­ra­tion avec Garène, dessi­na­trice et céramiste dont le tra­vail entre joli­ment en har­monie avec celui de l’auteure. Elles avaient déjà com­posé ensem­ble, dans le même esprit, le recueil Mokafé, chez le même édi­teur. Con­tin­uer la lec­ture