Corine JAMAR, Belgiques, Ker, coll. « Belgiques », 2025, 144 p., 12 € / ePub : 5,99 €, ISBN : 9782875865014
Des anciens amants se retrouvent place du Jeu de Balle quelques jours après la mort du Roi Baudoin. Un couple de retraités désespère de ne plus voir leur femme de ménage. Un employé utilise Napoléon pour duper son patron. Une Congolaise découvre la Belgique suite à son mariage avec un Belge et se retrouve face à cette sacro-sainte intégration. Le plat pays manque à une femme partie vivre en Crète. Une mère d’un adulte handicapé se lance dans des actes terroristes pour critiquer la passivité du gouvernement belge en termes d’accueil. Un vendeur de mangas est vu d’un mauvais œil en pleine affaire Dutroux. Un homme oublie tout son néerlandais suite à plusieurs remarques flamingantes. Une mère atteinte d’Alzheimer livre des anecdotes sur son enfance. Un mur mitoyen prend l’eau et s’écroule… Continuer la lecture









La collection « Belgiques » des éditions Ker poursuit son auscultation d’un pays multiple, à travers le regard et les mots d’écrivaines et d’écrivains belges francophones. Cet automne encore, quatre nouveaux volumes viennent enrichir la série. Le Carnet et les Instants a déjà évoqué ceux de
Ker a, depuis quelques années, pris l’habitude, à chaque rentrée littéraire, de sortir trois recueils titrés Belgiques. Cette année, Juan d’Oultremont, fait partie des élus et nous livre 10 nouvelles dont 7 sont inédites.
La collection Belgiques, dirigée par Vincent Engel aux éditions Ker, accueille depuis quelques années déjà des fragments de « Belgique » surgis de la mémoire des autrices et auteurs sollicités. Ils sont de multiples origines, mais paradoxalement, ces « Belgiques » ne comptent pas encore de plumes néerlandophones au catalogue… Nous imaginons les difficultés en cette matière aujourd’hui…
Au fil des saisons la collection Belgiques des éditions Ker étend sa toile parmi les auteurs belges francophones. Les recueils s’articulent sur une formule ouverte : « des paysages, des ambiances des traditions, de la politique, des amours, des langues, des souvenirs ancrés dans l’enfance ». Bernard Tirtiaux s’est prêté au jeu, lui qui nous a jusqu’ici donné des fictions dans lesquelles il ne se mettait pas directement en scène, alors que nombre de ses collègues pratiquent volontiers l’autofiction. 
