Archives par étiquette : Giuseppe Santoliquido

L’Autre est-il un autre ?

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Let­tres à l’Autre, Ker, 2026, 108 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–532‑8

santoliquido lettres a l'autreLet­tres à l’Autre, de Giuseppe San­toliq­ui­do est con­sti­tué de deux réc­its qui alter­nent rigoureuse­ment. D’une part, celui d’un homme en prison qui écrit à quelqu’un, dans une nar­ra­tion en « je ». Et d’autre part, la descrip­tion en « il » de la vie de Pierre Augi­er ; il vit avec sa femme Mireille et ses deux enfants dans le domaine agri­cole de ses beaux-par­ents. Il est infir­mi­er à l’hôpital et essaye d’aider à la ferme le reste du temps. Lui aus­si écrit, des let­tres à « l’Autre », autant à l’hôpital qu’à la ferme, en se cachant. Ce n’est que pro­gres­sive­ment et par petits indices (par exem­ple, un pronom per­son­nel inat­ten­du) que l’on devine l’identité de la per­son­ne à laque­lle ces let­tres, de cha­cun des réc­its, sont des­tinées. Et la révéla­tion de cette iden­tité crée une sur­prise à la fin du roman. Le titre Let­tres à l’Autre indique autant le nom­bre élevé de let­tres que la dou­ble orig­ine de celles-ci, la prison et le domaine. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Nos articles les plus lus en 2025

Nous pour­suiv­ons notre bilan de 2025, avec quelques sta­tis­tiques con­cer­nant l’activité sur le blog du Car­net et les Instants au cours des 12 derniers mois. Con­tin­uer la lec­ture

Nos livres de l’année 2025

Tout au long du mois de décem­bre, nous vous avons présen­té les « Tops » 2025 des chroniqueurs et chroniqueuses du Car­net. Voici les livres qui ont été plébisc­ités. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2025 d’Angélique Tasiaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion d’Angélique Tasi­aux. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2025 de Nicolas Stetenfeld

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Nico­las Steten­feld. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2025 de Daniel Simon

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Daniel Simon.  Con­tin­uer la lec­ture

Giuseppe Santoliquido : le don du fils

Un coup de cœur du Car­net

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Le don du père, Gal­li­mard, 2025, 208 p., 20 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782073101327

santoliquido le don du pereGiuseppe San­toliq­ui­do a inté­gré l’écurie Gal­li­mard en 2021 avec la paru­tion de L’été sans retour, roman à sus­pense qui lui a valu une large recon­nais­sance. En ce print­emps, la vénérable mai­son d’édition parisi­enne dévoile un nou­v­el opus de l’écrivain belge, Le don du père. Un livre aux accents pro­fondé­ment intimes, très dif­férent du précé­dent. Con­tin­uer la lec­ture

Un jour, tu seras un homme, mon fils… Ou pas !

Giuseppe SANTOLIQUIDO, La nuit du Fils, suivi de Por­ca Stra­da !, Sam­sa, 2025, 118 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87593–582‑3

santoliquido la nuit du filsGiuseppe San­toliq­ui­do a com­mencé sa car­rière en Bel­gique (Renais­sance du livre, Ker, Genèse), mais il a été ensuite pub­lié chez Gal­li­mard. C’est dire la per­cus­sion de son éclec­tique (essais, nou­velles, romans, théâtre) tra­jec­toire.

Ce livre sem­ble avoir été pub­lié pour accom­pa­g­n­er une pièce, La nuit du Fils, « créée en févri­er 2025 à Brux­elles, au Théâtre des Galeries ». Dès les pre­mières lignes me frappe une sen­sa­tion prousti­enne. Comme si j’avais déjà lu… De fait, j’ai lu naguère un Bel­giques de Giuseppe San­toliq­ui­do décom­posé en trois longues nou­velles, or la pre­mière, De père en fils, présen­tait les per­son­nages et la sit­u­a­tion de la pièce. Une adap­ta­tion ? Une vari­a­tion libre, plutôt, une relec­ture ou même une con­clu­sion, quelques années plus tard. Curieuse­ment, aucune men­tion ne con­necte les deux textes… Con­tin­uer la lec­ture

Les meilleures ventes 2023 sur Librel

Les bilans de l’an­née lit­téraire, ce sont aus­si les meilleures ventes. Librel, la plate­forme col­lec­tive des librairies indépen­dantes en Wal­lonie et à Brux­elles, a fait ses cal­culs et dévoile les livres qui ont séduit le plus de lecteurs au long de l’an­née 2023. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Soleil noir jaune rouge 2022

giuseppe santoliquido

Giuseppe San­toliq­ui­do

Les lec­tri­ces et lecteurs des bib­lio­thèques du Nord-Ouest de Brux­elles ont voté : c’est Giuseppe San­toliq­ui­do qui rem­porte le prix Soleil noir jaune rouge.  Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Club pour Giuseppe Santoliquido

L’été sans retour est d’abord l’histoire d’un homme, Pasquale Serrai, de sa famille, de la relation proche et riche de silence qu’il a avec Sandro, le fils d’un des ses amis décédé. C’est aussi l’histoire d’un drame dans le beau village de Ravina qui se blottit dans les collines du sud de l’Italie, la disparition d’une adolescente. C’est encore et surtout l’histoire du rapport des hommes avec leur terre, « les hommes sont indissociables de la nature qui les a vus naître et dont ils sont le portrait le plus fidèle, effrayante de beauté et d’âge ». Giuseppe Santoliquido rend bien ce lien fort, quasi irrationnel, à la terre natale qui est pour plusieurs personnages le fondement de leur rapport au monde, leur raison de vivre, avant les relations sociales ou amoureuses. Ainsi, Pasquale Serrai a connu la misère de l’après-guerre et un bref exil pour raisons économiques en Belgique, mais il est revenu très vite chez lui préférant le travail de forçat d’arracher à la terre sa subsistance à la relative aisance d’un travail dans la sidérurgie. Sandro Lucano a vécu longtemps à Ravina, auquel il reste lui aussi viscéralement attaché. Des années plus tard, il raconte le drame qui a secoué le village et ses propres souffrances. Le roman offre de la vie villageoise un portrait complexe et nuancé. Bien sûr, il y a les rancœurs et les tensions entre personnes et familles, l’insatisfaction des jeunes qui pour la plupart n’aspirent qu’à partir, fascinés par la vie dans les villes que leur révèle la télévision. Et il y a ceux qui, victimes des anciennes fractures sociales les condamnant à la misère, ont lutté toute leur vie pour l’amélioration de leur sort et voient leurs efforts presque anéantis. Mais le village, c’est aussi une vie sociale riche et souvent heureuse, rythmée par les moments de fête. Et puis surtout il y a cette terre, difficile à cultiver, mais pas si ingrate puisqu’elle offre sa beauté particulière. G. Santoliquido situe le roman en 2005, à une époque charnière. Celle où les rêves de mieux-être par un travail agricole acharné laissent place aux mirages que proposent la télévision et les moyens modernes de communication. Le drame que vit le village va d’ailleurs être profondément influencé par la couverture télévisuelle tout sauf anodine, les présentateurs de téléréalité dictant les attitudes et les propos des protagonistes décervelés par les mirages de réussite et de visibilité sociales. Fort de sa connaissance des médias italiens, l’auteur décrit à plusieurs reprises pour les dénoncer les procédés du « mécanisme du spectacle » qui n’illustre plus la réalité, mais s’est substitué à elle. Les valeurs auxquelles s’accroche Pasquale peuvent ainsi paraître périmées. Dans le passé, elles ont été nécessaires à la survie des hommes et du village. Elles sont partagées par Sandro. Si le roman est construit autour de la disparition de l’adolescente, il s’agit d’abord de la mise en avant de l’importance des liens : les liens familiaux, ceux fondés sur la complicité et la proximité que donne la vie dans un même petit village, ceux qui fondent la solidarité lorsque frappe le deuil. Mais tous ne sont finalement que des variations de ce lien fondamental à la terre. Cette problématique apparaissait déjà dans les autres romans de l’auteur, mais elle est ici traitée dans toutes ses implications. Entre autre, est abordée la difficulté pour la communauté villageoise de s’ouvrir à d’autres réalités. Comment est-il possible d’être vraiment soi-même là où tout le monde se fait une certaine image de l’autre ? Cela pousse Sandro dans une voie en miroir de celle de Serrai : tout le pousse à partir, mais il choisit de rester, jusqu’au jour où le départ devient inéluctable, suspendant ce lien vital. Et le paradoxe veut que ce soit la ville qui devienne la garante de sa liberté. Giuseppe Santoliquido revient souvent sur la notion de destin, surtout vers la fin du roman, quand Sandro, le narrateur, tire des enseignements de ce à quoi il a été confronté. Il a le sentiment que « le destin est une bête sournoise, il procède par touches légères, infinitésimales, vous laissant accumuler mauvais choix et petites erreurs… ». D’autant plus quand s’y mêle le sentiment d’une faute commise, faute peut-être non définie mais qui pollue le vécu d’un drame ; à l’image du garçon se reprochant la mort accidentelle de sa mère parce qu’il ne s’est pas levé assez tôt. Dans cette loterie du destin, Santoliquido montre sa sympathie pour deux de ses personnages, chez qui se marque le sentiment d’infériorité des laissés-pour-compte acceptant l’injustice « sans jamais se révolter ». Le roman est émaillé de l’adaptation de délicieuses expressions locales, comme « Vouloir discuter avec le gros Dino, cela revenait à creuser un puits avec un doigt ». Ou d’heureuses formules, parfois graves : « Le danger avec les souvenirs, c’est qu’ils sont souvent l’antichambre des remords », parfois drôles : « Les confidences sont la propriété du vent, il vous suffit de tendre l’oreille où que vous soyez pour les entendre roucouler à la cantonade ». Perplexe devant la complexité des situations, Sandro a cette phrase qui peut résumer son récit : « Aucune pensée n’est jamais totalement juste. Totalement pure. Aucun sentiment ». C’est la conclusion que l’on peut tirer à la fin de L’été sans retour, qui laisse ouvertes les interprétations. Joseph Duhamel

Le prix des lecteurs des librairies Club récom­pense Giuseppe San­toliq­ui­do. Il suc­cède au pal­marès à Véronique Gal­lo.  Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Michel Torrekens

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Michel Tor­rekens. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Daniel Simon

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Daniel Simon. Con­tin­uer la lec­ture

Ombres et doubles-fonds

Un coup de cœur du Car­net

Giuseppe SANTOLIQUIDO, L’été sans retour, Gal­li­mard, 2021, 265 p., 20 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑07–291575‑8

L’été sans retour est d’abord l’histoire d’un homme, Pasquale Serrai, de sa famille, de la relation proche et riche de silence qu’il a avec Sandro, le fils d’un des ses amis décédé. C’est aussi l’histoire d’un drame dans le beau village de Ravina qui se blottit dans les collines du sud de l’Italie, la disparition d’une adolescente. C’est encore et surtout l’histoire du rapport des hommes avec leur terre, « les hommes sont indissociables de la nature qui les a vus naître et dont ils sont le portrait le plus fidèle, effrayante de beauté et d’âge ». Giuseppe Santoliquido rend bien ce lien fort, quasi irrationnel, à la terre natale qui est pour plusieurs personnages le fondement de leur rapport au monde, leur raison de vivre, avant les relations sociales ou amoureuses. Ainsi, Pasquale Serrai a connu la misère de l’après-guerre et un bref exil pour raisons économiques en Belgique, mais il est revenu très vite chez lui préférant le travail de forçat d’arracher à la terre sa subsistance à la relative aisance d’un travail dans la sidérurgie. Sandro Lucano a vécu longtemps à Ravina, auquel il reste lui aussi viscéralement attaché. Des années plus tard, il raconte le drame qui a secoué le village et ses propres souffrances. Le roman offre de la vie villageoise un portrait complexe et nuancé. Bien sûr, il y a les rancœurs et les tensions entre personnes et familles, l’insatisfaction des jeunes qui pour la plupart n’aspirent qu’à partir, fascinés par la vie dans les villes que leur révèle la télévision. Et il y a ceux qui, victimes des anciennes fractures sociales les condamnant à la misère, ont lutté toute leur vie pour l’amélioration de leur sort et voient leurs efforts presque anéantis. Mais le village, c’est aussi une vie sociale riche et souvent heureuse, rythmée par les moments de fête. Et puis surtout il y a cette terre, difficile à cultiver, mais pas si ingrate puisqu’elle offre sa beauté particulière.  G. Santoliquido situe le roman en 2005, à une époque charnière. Celle où les rêves de mieux-être par un travail agricole acharné laissent place aux mirages que proposent la télévision et les moyens modernes de communication. Le drame que vit le village va d’ailleurs être profondément influencé par la couverture télévisuelle tout sauf anodine, les présentateurs de téléréalité dictant les attitudes et les propos des protagonistes décervelés par les mirages de réussite et de visibilité sociales. Fort de sa connaissance des médias italiens, l’auteur décrit à plusieurs reprises pour les dénoncer les procédés du « mécanisme du spectacle » qui n’illustre plus la réalité, mais s’est substitué à elle.  Les valeurs auxquelles s’accroche Pasquale peuvent ainsi paraître périmées. Dans le passé, elles ont été nécessaires à la survie des hommes et du village. Elles sont partagées par Sandro. Si le roman est construit autour de la disparition de l’adolescente, il s’agit d’abord de la mise en avant de l’importance des liens : les liens familiaux, ceux fondés sur la complicité et la proximité que donne la vie dans un même petit village, ceux qui fondent la solidarité lorsque frappe le deuil. Mais tous ne sont finalement que des variations de ce lien fondamental à la terre. Cette problématique apparaissait déjà dans les autres romans de l’auteur, mais elle est ici traitée dans toutes ses implications.  Entre autre, est abordée la difficulté pour la communauté villageoise de s’ouvrir à d’autres réalités. Comment est-il possible d’être vraiment soi-même là où tout le monde se fait une certaine image de l’autre ? Cela pousse Sandro dans une voie en miroir de celle de Serrai : tout le pousse à partir, mais il choisit de rester, jusqu’au jour où le départ devient inéluctable, suspendant ce lien vital. Et le paradoxe veut que ce soit la ville qui devienne la garante de sa liberté. Giuseppe Santoliquido revient souvent sur la notion de destin, surtout vers la fin du roman, quand Sandro, le narrateur, tire des enseignements de ce à quoi il a été confronté. Il a le sentiment que « le destin est une bête sournoise, il procède par touches légères, infinitésimales, vous laissant accumuler mauvais choix et petites erreurs… ». D’autant plus quand s’y mêle le sentiment d’une faute commise, faute peut-être non définie mais qui pollue le vécu d’un drame ; à l’image du garçon se reprochant la mort accidentelle de sa mère parce qu’il ne s’est pas levé assez tôt. Dans cette loterie du destin, Santoliquido montre sa sympathie pour deux de ses personnages, chez qui se marque le sentiment d’infériorité des laissés-pour-compte acceptant l’injustice « sans jamais se révolter ». Le roman est émaillé de l’adaptation de délicieuses expressions locales, comme « Vouloir discuter avec le gros Dino, cela revenait à creuser un puits avec un doigt ». Ou d’heureuses  formules, parfois graves : « Le danger avec les souvenirs, c’est qu’ils sont souvent l’antichambre des remords », parfois drôles : « Les confidences sont la propriété du vent, il vous suffit de tendre l’oreille où que vous soyez pour les entendre roucouler à la cantonade ». Perplexe devant la complexité des situations, Sandro a cette phrase qui peut résumer son récit : « Aucune pensée n’est jamais totalement juste. Totalement pure. Aucun sentiment ». C’est la conclusion que l’on peut tirer à la fin de L’été sans retour, qui laisse ouvertes les interprétations.  Joseph DuhamelL’été sans retour est d’abord l’histoire d’un homme, Pasquale Ser­rai, de sa famille, de la rela­tion proche et riche de silence qu’il a avec San­dro, le fils d’un des ses amis décédé. C’est aus­si l’histoire d’un drame dans le beau vil­lage de Rav­ina qui se blot­tit dans les collines du sud de l’Italie, la dis­pari­tion d’une ado­les­cente. C’est encore et surtout l’histoire du rap­port des hommes avec leur terre, « les hommes sont indis­so­cia­bles de la nature qui les a vus naître et dont ils sont le por­trait le plus fidèle, effrayante de beauté et d’âge ». Con­tin­uer la lec­ture

Vivre selon les règles ?

Giuseppe SANTOLIQUIDO, Bel­giques – Rien ne vaut ce main­tenant, Ker, 2018, 135 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–287586-234–1

Dans ses romans précédem­ment parus, Giuseppe San­toliq­ui­do mon­tre des indi­vidus pro­fondé­ment mar­qués par leurs orig­ines sociales, sou­vent mod­estes. Dans leur pro­jet de con­stru­ire leur vie, ils doivent essay­er de dépass­er ces con­di­tions pour ten­ter de réalis­er leurs rêves ou leurs ambi­tions.


Lire aus­si : G. San­toliq­ui­do, le regard sur l’autre (C.I. n° 193)


C’est tou­jours cette prob­lé­ma­tique cen­trale qui se retrou­ve dans ce recueil de trois longues nou­velles, dont la pre­mière qual­ité est la cohérence. Les mêmes ques­tions fon­da­men­tales se posent aux per­son­nages, mais les répons­es vari­ent. Et donc chaque nou­velle doit être lue en fonc­tion des autres. Con­tin­uer la lec­ture