Archives par étiquette : Françoise Lison-Leroy

Les prix littéraires de l’AEB

De g. à dr. : Daniel Charneux, Françoise Lison-Leroy et Philippe Remy-Wilkin (pho­to Face­book)

À chaque ren­trée lit­téraire, l’As­so­ci­a­tion des écrivains belges de langue française (AEB) remet ses prix lit­téraires. Ce mer­cre­di 24 octo­bre, l’As­so­ci­a­tion a ain­si dévoilé le nom des trois lau­réats 2018.  Con­tin­uer la lec­ture

L’accent du vrai

Françoise LISON-LEROY, Le temps tar­mac, Rougerie, 2017, 56 p., 16,00 Ꞓ, ISBN : 978–2‑85668–396‑5

lison leroy le temps tarmacLe nou­veau recueil de F. Lison-Leroy com­porte sept par­ties d’im­por­tance iné­gale. Les deux pre­mières, ain­si que la cinquième, con­sis­tent en un seul poème ver­si­fié de deux pages. Par con­tre, les sec­tions III, IV et VI groupent respec­tive­ment cinq, onze et sept poèmes en prose. Enfin, cinq poèmes en vers com­posent la dernière par­tie. L’im­pres­sion pré­vaut que l’ensem­ble fut con­stru­it avec grand soin, sans qu’on dis­cerne aus­sitôt la fonc­tion de cette archi­tec­ture. Or, il en va de même en ce qui con­cerne l’écri­t­ure, vis­i­ble­ment soutenue par une grande fer­meté intérieure, mais jouant à l’en­vi du dis­con­tinu et de l’im­prévis­i­ble, au risque de désarçon­ner. Peu ou prou de clichés lyriques, de for­mules con­v­enues, d’é­tats d’âme romanesques aux­quels s’ac­crocher paresseuse­ment : mal­gré la grande sobriété des moyens lan­gagiers, la poésie de F. Lison-Leroy est secrète, exigeante pour elle-même autant que pour le lecteur. Con­tin­uer la lec­ture

« Créer sa liberté ! »

Anne LETORÉ, Françoise LISON-LEROY, Colette NYS-MAZURE (textes), Annette MASQUILIER (illus­tra­tions), Rouge mise en plis, avec une post­face de Mar­i­anne Kirsch, L’Âne qui butine, coll. « Scolopen­dre », 2017, 124 p., 29€, ISBN :  978–2‑9197–1218‑2

rouge mise en plis 1.pngTout part d’Annette Masquili­er. Artiste plas­ti­ci­enne et ani­ma­trice d’un ate­lier de théâtre et de mar­i­on­nettes pour per­son­nes hand­i­capées men­tales, elle inter­roge dans son tra­vail l’humain et la société, avec un accent par­ti­c­uli­er mis sur les femmes : « Ma créa­tion par­le des femmes, mais ques­tionne égale­ment… Qu’en est-il des codes, des non-dits, des images qui nous sont imposées par la société et que l’on s’impose… C’est une recherche de lib­erté d’être, de parole, de vérité, de retrou­ver son essen­tiel, pro­pre à cha­cun, à cha­cune… » Son cre­do ? « Créer sa lib­erté » ! Alors, elle a dess­iné. Une femme, épouse, mère, d’âge moyen. Une femme au vis­age vidé de ses traits (même si, par­fois, des larmes coulent). Une femme d’intérieur, tabli­er orange ; une femme à l’intérieur, escarpins rouges. Une femme bardée d’une ser­pil­lière, d’une poêle, d’oreilles, de jambes coupées, d’un cœur éprou­vé. Une femme qui picore sa vie. Une femme tirail­lée par des aspi­ra­tions con­traires ; enrac­inée, légère. Une femme à la recherche de ses cail­loux de Petite Poucette. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraires de la FWB : les photos et les vidéos

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À l’oc­ca­sion de la remise des Prix lit­téraires de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles, la Ciné­math­èque de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a réal­isé des por­traits vidéos des lau­réat-e‑s. Une autre manière de décou­vrir ces auteurs et autri­ces qui expri­ment des facettes dif­férentes de la réal­ité lit­téraire de la Bel­gique fran­coph­o­ne.  Con­tin­uer la lec­ture

Les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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La céré­monie de remise des Prix lit­téraires de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles s’est tenue ce soir au Théâtre roy­al du Parc. Elle était présen­tée par Flo­rence Hain­aut.

Ces prix lit­téraires se veu­lent un reflet du dynamisme et de la diver­sité du champ lit­téraire en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles, c’est pourquoi ils cou­vrent des pra­tiques lit­téraires divers­es, mais aus­si des champs lin­guis­tiques dif­férents, puisqu’à côté d’œuvres en langue française, une place est aus­si faite à la lit­téra­ture en langues régionales.

Le pal­marès 2017 : 

Prix Paroles urbaines : caté­gorie slam : Leïla et Toro (ex aequo) ; caté­gorie rap : Badi et L’Hexaler (ex aequo) ;

Prix Léo Beeck­man du ray­on­nement des Let­tres belges à l’étranger : Riszard Siwek pour l’ensem­ble de son oeu­vre ;

Prix tri­en­nal de poésie en langue régionale endogène : Dom­inque Hey­mans pour son recueil Pleuves (inédit) ;

Prix de la pre­mière oeu­vre : Char­line Lam­bert pour Chan­vre et lierre (Tail­lis Pré) ;

Prix tri­en­nal de poésie : Françoise Lison-Leroy pour Le silence a gran­di (Rougerie) ;

Prix quin­quen­nal de l’es­sai : Chris­tine Aventin pour Breil­lat des yeux le ven­tre (Som­nam­bule équiv­oque).

À lire : les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2016

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Prix Louis Guillaume pour Françoise Lison-Leroy

lison-leroyLe Prix du Poème en Prose Louis Guil­laume 2017 est attribué à la Belge Françoise Lison-Leroy pour Le silence a gran­di (édi­tion Rougerie). Elle suc­cède à Jacques Josse, récom­pen­sé en 2016 pour Hameau mort (Éd. Jacques Bré­mond).

Le jury du prix était com­posé de Max Alhau, Jea­nine Baude, Gérard Bocholi­er, Sylvestre Clanci­er, Paul Farel­li­er, Déb­o­rah Heissler, Jea­nine Salesse, Kat­ty Verny-Duge­lay, Yek­ta et de Lazarine Berg­eret (mem­bre d’hon­neur).  Con­tin­uer la lec­ture

Doubles vues

Colette NYS-MAZURE et Françoise LISON-LEROY, En train d’écrire, pho­togra­phies d’Iris VAN DORPE, Déje­uners sur l’herbe, 2016, 68 p., 20€

Il vient à deux amies l’idée de tit­iller leur tal­ent d’écrivain bien con­nu au fil d’une balade en train. Ensem­ble ou séparé­ment, peu importe. Elles s’appellent Colette Nys-Mazure et Françoise Lison-Leroy. On n’essaiera pas d’identifier l’une ou l’autre à tra­vers ces textes alors qu’elles ont décidé de les partager de façon anonyme. Échange de sang en quelque sorte… Si l’on doutait de la mobil­ité du pro­jet, les pho­tos d’Iris Van Dor­pe, troisième Hen­nuyère de ce « com­plot », l’attestent avec des pho­tos dont les cadrages et les flous artis­tiques évo­quent tant le regard échap­pé par les  étranges lucarnes  du train que la fuite des paysages et l’allure du con­voi. Ce qui en fait des com­po­si­tions presque abstraites en même temps qu’un heureux rac­croc à la réal­ité du voy­age, dans un album raf­finé et bien aéré. Con­tin­uer la lec­ture

Des touches blanches, des touches noires

Anne LETORÉ & Françoise LISON-LEROY, Tabliers et mail­lots de bain, illus­tré par Emil­ia Jeanne, Mer­lin, Les déje­uners sur l’herbe, 2014, 85 p., 20 €

letoréLes touch­es d’un piano con­trastent en effet par leur couleur, mais prob­a­ble­ment moins, à pre­mière vue, que des Tabliers et mail­lots de bain. Alors que ceux-ci évo­quent des tenues, mais aus­si les occu­pa­tions qu’elles impliquent, les rôles, les fonc­tions pour tout dire, peu com­pat­i­bles, les touch­es de l’instrument s’entendent en toute har­monie, que ce soit en majeur ou en mineur. Les textes qui com­posent le recueil d’Anne Létoré et de Françoise Lison-Leroy réson­nent en alter­nance, mais s’accordent eux aus­si. À ce point qu’il est dif­fi­cile d’en attribuer la (m)aternité, tan­tôt en vers, tan­tôt en prose, à l’une ou à l’autre des auteures, avec cer­ti­tude, tant la cohé­sion est forte.

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