Archives par étiquette : Françoise Lison-Leroy

Lavis d’une enfant morte

Françoise LISON-LEROY et Diane DELAFONTAINE, Les blancs pains, Esperluète, 2019, 72 p., 15 €, ISBN : 978-2-35984-106-0

Après la dispersion des cendres d’un corps, les vivants reviennent sur le lieu exact y poser des fleurs. Le vent les a pris, poussières et plantes, pourtant les pas y retournent. Prégnante est la mort : de souvenirs, de rassemblements, d’émotions ; en somme de vie. C’est ce que poétise Françoise Lison-Leroy à propos d’une petite fille décédée beaucoup trop tôt.

Je connais ton secret. Tu es l’enfant d’une fièvre et d’un rosier grimpant.

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Les prix littéraires de l’AEB

De g. à dr. : Daniel Charneux, Françoise Lison-Leroy et Philippe Remy-Wilkin (photo Facebook)

À chaque rentrée littéraire, l’Association des écrivains belges de langue française (AEB) remet ses prix littéraires. Ce mercredi 24 octobre, l’Association a ainsi dévoilé le nom des trois lauréats 2018.  Continuer la lecture

L’accent du vrai

Françoise LISON-LEROY, Le temps tarmac, Rougerie, 2017, 56 p., 16,00 Ꞓ, ISBN : 978-2-85668-396-5

lison leroy le temps tarmacLe nouveau recueil de F. Lison-Leroy comporte sept parties d’importance inégale. Les deux premières, ainsi que la cinquième, consistent en un seul poème versifié de deux pages. Par contre, les sections III, IV et VI groupent respectivement cinq, onze et sept poèmes en prose. Enfin, cinq poèmes en vers composent la dernière partie. L’impression prévaut que l’ensemble fut construit avec grand soin, sans qu’on discerne aussitôt la fonction de cette architecture. Or, il en va de même en ce qui concerne l’écriture, visiblement soutenue par une grande fermeté intérieure, mais jouant à l’envi du discontinu et de l’imprévisible, au risque de désarçonner. Peu ou prou de clichés lyriques, de formules convenues, d’états d’âme romanesques auxquels s’accrocher paresseusement : malgré la grande sobriété des moyens langagiers, la poésie de F. Lison-Leroy est secrète, exigeante pour elle-même autant que pour le lecteur. Continuer la lecture

« Créer sa liberté ! »

Anne LETORÉ, Françoise LISON-LEROY, Colette NYS-MAZURE (textes), Annette MASQUILIER (illustrations), Rouge mise en plis, avec une postface de Marianne Kirsch, L’Âne qui butine, coll. « Scolopendre », 2017, 124 p., 29€, ISBN :  978-2-9197-1218-2

rouge mise en plis 1.pngTout part d’Annette Masquilier. Artiste plasticienne et animatrice d’un atelier de théâtre et de marionnettes pour personnes handicapées mentales, elle interroge dans son travail l’humain et la société, avec un accent particulier mis sur les femmes : « Ma création parle des femmes, mais questionne également… Qu’en est-il des codes, des non-dits, des images qui nous sont imposées par la société et que l’on s’impose… C’est une recherche de liberté d’être, de parole, de vérité, de retrouver son essentiel, propre à chacun, à chacune… » Son credo ? « Créer sa liberté » ! Alors, elle a dessiné. Une femme, épouse, mère, d’âge moyen. Une femme au visage vidé de ses traits (même si, parfois, des larmes coulent). Une femme d’intérieur, tablier orange ; une femme à l’intérieur, escarpins rouges. Une femme bardée d’une serpillière, d’une poêle, d’oreilles, de jambes coupées, d’un cœur éprouvé. Une femme qui picore sa vie. Une femme tiraillée par des aspirations contraires ; enracinée, légère. Une femme à la recherche de ses cailloux de Petite Poucette. Continuer la lecture

Prix littéraires de la FWB : les photos et les vidéos

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À l’occasion de la remise des Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réalisé des portraits vidéos des lauréat-e-s. Une autre manière de découvrir ces auteurs et autrices qui expriment des facettes différentes de la réalité littéraire de la Belgique francophone.  Continuer la lecture

Les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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La cérémonie de remise des Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est tenue ce soir au Théâtre royal du Parc. Elle était présentée par Florence Hainaut.

Ces prix littéraires se veulent un reflet du dynamisme et de la diversité du champ littéraire en Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est pourquoi ils couvrent des pratiques littéraires diverses, mais aussi des champs linguistiques différents, puisqu’à côté d’œuvres en langue française, une place est aussi faite à la littérature en langues régionales.

Le palmarès 2017 : 

Prix Paroles urbaines : catégorie slam : Leïla et Toro (ex aequo) ; catégorie rap : Badi et L’Hexaler (ex aequo) ;

Prix Léo Beeckman du rayonnement des Lettres belges à l’étranger : Riszard Siwek pour l’ensemble de son oeuvre ;

Prix triennal de poésie en langue régionale endogène : Dominque Heymans pour son recueil Pleuves (inédit) ;

Prix de la première oeuvre : Charline Lambert pour Chanvre et lierre (Taillis Pré) ;

Prix triennal de poésie : Françoise Lison-Leroy pour Le silence a grandi (Rougerie) ;

Prix quinquennal de l’essai : Christine Aventin pour Breillat des yeux le ventre (Somnambule équivoque).

À lire : les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2016

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Prix Louis Guillaume pour Françoise Lison-Leroy

lison-leroyLe Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2017 est attribué à la Belge Françoise Lison-Leroy pour Le silence a grandi (édition Rougerie). Elle succède à Jacques Josse, récompensé en 2016 pour Hameau mort (Éd. Jacques Brémond).

Le jury du prix était composé de Max Alhau, Jeanine Baude, Gérard Bocholier, Sylvestre Clancier, Paul Farellier, Déborah Heissler, Jeanine Salesse, Katty Verny-Dugelay, Yekta et de Lazarine Bergeret (membre d’honneur).  Continuer la lecture