Archives par étiquette : Françoise Lison-Leroy

Deux poignées de poèmes

Pierre CORAN & Carl NORAC, Une seconde, papillon !, Rue du monde, coll. « Une poignée de poèmes », 2022, 36 p., 9,50 €, ISBN : 9782355046896
Françoise LISON-LEROY, Poèmes cueillis dans la forêt de vos yeux, Rue du monde, coll. « Une poignée de poèmes », 2022, 36 p., 9,50 €, ISBN : 9782355046902

coran et norac une seconde papillonDeux petits livres de poésie pour la jeunesse viennent de paraitre aux éditions Rue du monde. Le premier, Une seconde, papillon !, est écrit à quatre mains par deux poètes de la même famille, Pierre Coran et son fils Carl Norac. C’est un événement, puisqu’il s’agit pour eux d’une première expérience collective d’écriture partagée. Habités par une inspiration commune, ils captent la poésie dans chaque instant de la vie véritable et essentielle. Puissamment positifs, les poèmes évoquent le temps qui passe, le hasard, la réalité, l’enfance, le rêve. Au fil des pages, s’écrit un dialogue unique et poétique entre un père et son fils, une transmission de ce qu’il faut regarder intensément et rêveusement pour appréhender le visible : Continuer la lecture

Madeleine, le goût de l’enfance

Françoise LISON-LEROY (autrice) et Françoise ROGIER (illustratrice), Madeleine, Tétras Lyre, coll. « Lettrimage », 2022, 30 p., 16 €, ISBN : 9782930685625

lison leroy rogier madeleineMadeleine a dix ans, d’abord bientôt, ensuite depuis peu. Ses pieds s’agitent nus ou bottés de rouge, dans la nature qui l’éclabousse et les flaques qui la réjouissent. Ses yeux se plissent de contentement quand ils ne se perdent pas dans l’observation. Ses paumes, elles, s’ouvrent grand, tellement grand vers le ciel, mais se referment aussi pour ne pas qu’un ballon s’échappe. Son corps, agile, se niche sur la branche d’un pommier, s’accroche à un trapèze, se fige devant un cours d’eau. Et ses cheveux, noirs, s’affolent aux quatre vents, au gré de ses cabrioles, puis se reposent sur ses épaules, lors de moments suspendus. Madeleine paraît joyeuse et curieuse, entièrement dans l’instant. Autour d’elle, des feuilles colorées, des jouets abandonnés, des oiseaux s’égaillant, des nuages pastel, des félins s’esquivant, une foule en mouvement. C’est dans cet univers graphique, à la composition pochée et chatoyante, que connaissance visuelle est faite avec Madeleine. Les délicieuses illustrations de Françoise Rogier, à elles seules, racontent déjà tellement… Continuer la lecture

Revue de presse : les livres de l’année 2021

revue de presse - illustration

Photo Pixabay

Au cours des dernières semaines, les médias ont dressé le bilan de l’année littéraire 2021, souvent par le biais de listes des ouvrages les plus remarquables de l’année. Le Carnet et les Instants vous a proposé les sélections de ses chroniqueurs et chroniqueuses tout au long du mois de décembre. Place à présent aux choix d’autres journaux et magazines – et plus précisément, aux auteurs et autrices belges qu’ils mentionnent.  Continuer la lecture

Aux heureuses collectionneuses de cailloux et autre Jean Jardinier

Françoise LISON-LEROY et Matild GROS, De la terre dans mes poches, CotCotCot, coll. « Matière vivante», 2021, 20 p., 10,50 €, ISBN : 978-2-930941-31-8 
Françoise LISON-LEROY et Raphaël DECOSTER, Tous mes cailloux, CotCotCot, 2021, 44 p., 19,90 €, ISBN : 978-2-930941-32-5

lison leroy gros de la terre dans mes pochesUn grand carnet souple, Tous mes cailloux, un petit livret coloré, De la terre dans mes poches, et nous voilà plongés dans les sons et les odeurs des mots de Françoise Lison-Leroy accompagnés des dessins de Matild Gros et de Raphaël Decoster. Des univers graphiques entourant les poèmes de Françoise Lison-Leroy que l’on rencontre dans le catalogue de la maison d’édition Cotcotcot. La matière, terre, pierre et cailloux, est le sujet principal de ce premier livret et ce premier carnet entamant de nouvelles collections. Continuer la lecture

Horizons littéraires en vingt-deux instantanés

COLLECTIF, Fenêtres sur court, textes réunis et présentés par Laura Delaye, Nausicaa Dewez, Laurence Ghigny, Violaine Gréant et Valériane Wiot, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2021, 278 p., 10 €, ISBN : 978-2-87568-550-6

fenetres sur courtAutomne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds incitent à marquer le coup et ce double jubilé ne fait pas exception. Ce n’est donc pas une réédition classique dans la collection patrimoniale qui a hérité, par le hasard de la numérotation, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on parle de chiffres, il ne s’agit pas à proprement d’une mais plutôt de vingt-deux rééditions. Vingt-deux !? Dans un seul volume ? Parfaitement ! Vingt-deux nouvelles, échantillon choisi parmi les plus de cent plaquettes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. Continuer la lecture

Dans l’atelier du petit prince…

Françoise LISON-LEROY, Sauvageon, Bleu d’encre, 2021, 37 p., 10 €, ISBN : 978-2-930725-38-3

lison leroy sauvageonIl aurait pu être un petit prince à qui l’on donne « l’azur, cent peluches ou la mer, s’il en avait voulu », mais c’est un sauvageon ! Tout nu, « tout né », il atterrit, comme par mégarde, « sur une sphère bancale, hostile », toupie folle qu’il gouvernera, « entre sol et ciel », à sa façon, « avec un bruit de menu moteur ». Spontanément perplexe face au monde qui l’accueille, il hurlera d’instinct, pour crier sa présence, pour dire sa conscience. Continuer la lecture

Françoise Lison-Leroy primée par l’Académie française

Françoise Lison-Leroy

Françoise Lison-Leroy

Alors qu’elle a décidé de postposer la proclamation de son grand prix du Roman, l’Académie française a pourtant dévoilé le palmarès des nombreux autres prix qu’elle décerne. Parmi les lauréat.e.s : Françoise Lison-Leroy. Continuer la lecture

Lavis d’une enfant morte

Françoise LISON-LEROY et Diane DELAFONTAINE, Les blancs pains, Esperluète, 2019, 72 p., 15 €, ISBN : 978-2-35984-106-0

Après la dispersion des cendres d’un corps, les vivants reviennent sur le lieu exact y poser des fleurs. Le vent les a pris, poussières et plantes, pourtant les pas y retournent. Prégnante est la mort : de souvenirs, de rassemblements, d’émotions ; en somme de vie. C’est ce que poétise Françoise Lison-Leroy à propos d’une petite fille décédée beaucoup trop tôt.

Je connais ton secret. Tu es l’enfant d’une fièvre et d’un rosier grimpant.

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Les prix littéraires de l’AEB

De g. à dr. : Daniel Charneux, Françoise Lison-Leroy et Philippe Remy-Wilkin (photo Facebook)

À chaque rentrée littéraire, l’Association des écrivains belges de langue française (AEB) remet ses prix littéraires. Ce mercredi 24 octobre, l’Association a ainsi dévoilé le nom des trois lauréats 2018.  Continuer la lecture

L’accent du vrai

Françoise LISON-LEROY, Le temps tarmac, Rougerie, 2017, 56 p., 16,00 Ꞓ, ISBN : 978-2-85668-396-5

lison leroy le temps tarmacLe nouveau recueil de F. Lison-Leroy comporte sept parties d’importance inégale. Les deux premières, ainsi que la cinquième, consistent en un seul poème versifié de deux pages. Par contre, les sections III, IV et VI groupent respectivement cinq, onze et sept poèmes en prose. Enfin, cinq poèmes en vers composent la dernière partie. L’impression prévaut que l’ensemble fut construit avec grand soin, sans qu’on discerne aussitôt la fonction de cette architecture. Or, il en va de même en ce qui concerne l’écriture, visiblement soutenue par une grande fermeté intérieure, mais jouant à l’envi du discontinu et de l’imprévisible, au risque de désarçonner. Peu ou prou de clichés lyriques, de formules convenues, d’états d’âme romanesques auxquels s’accrocher paresseusement : malgré la grande sobriété des moyens langagiers, la poésie de F. Lison-Leroy est secrète, exigeante pour elle-même autant que pour le lecteur. Continuer la lecture

« Créer sa liberté ! »

Anne LETORÉ, Françoise LISON-LEROY, Colette NYS-MAZURE (textes), Annette MASQUILIER (illustrations), Rouge mise en plis, avec une postface de Marianne Kirsch, L’Âne qui butine, coll. « Scolopendre », 2017, 124 p., 29€, ISBN :  978-2-9197-1218-2

rouge mise en plis 1.pngTout part d’Annette Masquilier. Artiste plasticienne et animatrice d’un atelier de théâtre et de marionnettes pour personnes handicapées mentales, elle interroge dans son travail l’humain et la société, avec un accent particulier mis sur les femmes : « Ma création parle des femmes, mais questionne également… Qu’en est-il des codes, des non-dits, des images qui nous sont imposées par la société et que l’on s’impose… C’est une recherche de liberté d’être, de parole, de vérité, de retrouver son essentiel, propre à chacun, à chacune… » Son credo ? « Créer sa liberté » ! Alors, elle a dessiné. Une femme, épouse, mère, d’âge moyen. Une femme au visage vidé de ses traits (même si, parfois, des larmes coulent). Une femme d’intérieur, tablier orange ; une femme à l’intérieur, escarpins rouges. Une femme bardée d’une serpillière, d’une poêle, d’oreilles, de jambes coupées, d’un cœur éprouvé. Une femme qui picore sa vie. Une femme tiraillée par des aspirations contraires ; enracinée, légère. Une femme à la recherche de ses cailloux de Petite Poucette. Continuer la lecture

Prix littéraires de la FWB : les photos et les vidéos

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À l’occasion de la remise des Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réalisé des portraits vidéos des lauréat-e-s. Une autre manière de découvrir ces auteurs et autrices qui expriment des facettes différentes de la réalité littéraire de la Belgique francophone.  Continuer la lecture

Les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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La cérémonie de remise des Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’est tenue ce soir au Théâtre royal du Parc. Elle était présentée par Florence Hainaut.

Ces prix littéraires se veulent un reflet du dynamisme et de la diversité du champ littéraire en Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est pourquoi ils couvrent des pratiques littéraires diverses, mais aussi des champs linguistiques différents, puisqu’à côté d’œuvres en langue française, une place est aussi faite à la littérature en langues régionales.

Le palmarès 2017 : 

Prix Paroles urbaines : catégorie slam : Leïla et Toro (ex aequo) ; catégorie rap : Badi et L’Hexaler (ex aequo) ;

Prix Léo Beeckman du rayonnement des Lettres belges à l’étranger : Riszard Siwek pour l’ensemble de son oeuvre ;

Prix triennal de poésie en langue régionale endogène : Dominque Heymans pour son recueil Pleuves (inédit) ;

Prix de la première oeuvre : Charline Lambert pour Chanvre et lierre (Taillis Pré) ;

Prix triennal de poésie : Françoise Lison-Leroy pour Le silence a grandi (Rougerie) ;

Prix quinquennal de l’essai : Christine Aventin pour Breillat des yeux le ventre (Somnambule équivoque).

À lire : les Prix littéraires de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2016

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Prix Louis Guillaume pour Françoise Lison-Leroy

lison-leroyLe Prix du Poème en Prose Louis Guillaume 2017 est attribué à la Belge Françoise Lison-Leroy pour Le silence a grandi (édition Rougerie). Elle succède à Jacques Josse, récompensé en 2016 pour Hameau mort (Éd. Jacques Brémond).

Le jury du prix était composé de Max Alhau, Jeanine Baude, Gérard Bocholier, Sylvestre Clancier, Paul Farellier, Déborah Heissler, Jeanine Salesse, Katty Verny-Dugelay, Yekta et de Lazarine Bergeret (membre d’honneur).  Continuer la lecture

Doubles vues

Colette NYS-MAZURE et Françoise LISON-LEROY, En train d’écrire, photographies d’Iris VAN DORPE, Déjeuners sur l’herbe, 2016, 68 p., 20€

Il vient à deux amies l’idée de titiller leur talent d’écrivain bien connu au fil d’une balade en train. Ensemble ou séparément, peu importe. Elles s’appellent Colette Nys-Mazure et Françoise Lison-Leroy. On n’essaiera pas d’identifier l’une ou l’autre à travers ces textes alors qu’elles ont décidé de les partager de façon anonyme. Échange de sang en quelque sorte… Si l’on doutait de la mobilité du projet, les photos d’Iris Van Dorpe, troisième Hennuyère de ce « complot », l’attestent avec des photos dont les cadrages et les flous artistiques évoquent tant le regard échappé par les  étranges lucarnes  du train que la fuite des paysages et l’allure du convoi. Ce qui en fait des compositions presque abstraites en même temps qu’un heureux raccroc à la réalité du voyage, dans un album raffiné et bien aéré. Continuer la lecture

Des touches blanches, des touches noires

Jeannine PAQUE

letoréLes touches d’un piano contrastent en effet par leur couleur, mais probablement moins, à première vue, que des Tabliers et maillots de bain. Alors que ceux-ci évoquent des tenues, mais aussi les occupations qu’elles impliquent, les rôles, les fonctions pour tout dire, peu compatibles, les touches de l’instrument s’entendent en toute harmonie, que ce soit en majeur ou en mineur. Les textes qui composent le recueil d’Anne Létoré et de Françoise Lison-Leroy résonnent en alternance, mais s’accordent eux aussi. À ce point qu’il est difficile d’en attribuer la (m)aternité, tantôt en vers, tantôt en prose, à l’une ou à l’autre des auteures, avec certitude, tant la cohésion est forte.

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