Archives par étiquette : Stock

Les gens qui doutent

Daph­né TAMAGE, Le chant des con­traires, Stock, 2026, 192 p., 19,10 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782234105645

tamage le chant des contrairesCelles et ceux qui ont lu Daph­né Tam­age con­nais­sent bien Apolline, jeune diplômée en quête de célébrité dans son pre­mier roman (À la recherche d’Alfred Hayes), trente­naire fraiche­ment pub­liée dans le deux­ième (Le retour de Sat­urne). Nous la retrou­vons désor­mais en quête d’elle-même et de recon­nais­sance mater­nelle dans Le chant des con­traires, troisième roman de l’autrice belge, paru chez Stock. Con­tin­uer la lec­ture

Une quête spirituelle originale

Daph­né TAMAGE, Le retour de Sat­urne, Stock, 2024, 234 p., 20 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782234096578

tamage le retour de saturneEn préam­bule, l’autrice nous prévient : Sat­urne met trente ans à accom­plir une révo­lu­tion com­plète autour du soleil. « Ce qui sig­ni­fie, en astrolo­gie, que Sat­urne revient au bout de cette péri­ode dans la posi­tion exacte où elle se trou­vait quand vous êtes né. Et quand elle revient, vous êtes fichu. » Con­tin­uer la lec­ture

À pas feutrés

Natal­ie DAVID-WEILL, L’atelier d‘écriture, Stock, 2023, 264 p., 20,50 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 978–2‑234–09531‑1

david weill l atelier d ecritureL’héroïne du roman, Esther, est une jeune femme qui tra­verse une tran­si­tion déli­cate dans sa vie. Pro­fesseure de français con­ver­tie en cuisinière dans un restau­rant, elle se sent dans une impasse depuis sa rup­ture avec son com­pagnon avec qui elle tra­vail­lait. Elle se retrou­ve désor­mais seule et sans tra­vail dans un état de vul­néra­bil­ité où il lui est dif­fi­cile de rebondir et d’identifier ses désirs pour l’avenir.

Elle accepte de se ren­dre à un ate­lier d’écriture sous les con­seils insis­tants de son amie Niki, plus par las­si­tude que par con­vic­tion. Lorsqu’elle fran­chit la porte de l’atelier et décou­vre l’animateur ain­si que les par­tic­i­pants avec une réserve mât­inée de crainte, elle prend con­science de l’ampleur de son manque de con­fi­ance et de sa peur de la ren­con­tre causés par sa blessure. Con­tin­uer la lec­ture

La femme qui le lit comprend tout de suite de quoi il s’agit

Vin­ciane MOESCHLER, Trois incendies, Stock, 2019, 282 p., 19 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782234086395

Moeschler trois incendiesTrois incendies est le por­trait de famille de trois femmes à la fois fortes et sen­si­bles, tra­ver­sées dans leur quo­ti­di­en par dif­férentes guer­res. Des guer­res, à la fois proches et loin­taines, incom­pa­ra­bles et pour­tant reliées par les mêmes atroc­ités et les mêmes douleurs. Trois voix, trois incendies, trois car­ac­tères qui ont leur vie pro­pre, un rythme et une langue sin­guliers, qui se racon­tent l’une l’autre dans des chapitres courts, cap­ti­vants et par­faite­ment agencés. Con­tin­uer la lec­ture

Vendanges de la mémoire

Un coup de coeur du Carnet

Jean-Claude PIROTTE, Le silence, Paris, Stock, 2016, 96 p., 18 €/ePub : 8.99 €

pirotteLivre posthume de Jean-Claude Pirotte, dis­paru en 2014, Le silence est d’une rare élo­quence pour exprimer l’univers de cet artiste, pein­tre et romanci­er, dont les œuvres se nour­ris­sent d’une vision poé­tique omniprésente. Et pour qui la réal­ité du monde n’est viv­able qu’à tra­vers ce fil­tre voué non pas à l’embellir, mais à la tran­scen­der dans un imag­i­naire lui con­férant sa véri­ta­ble sub­stance et, finale­ment, sa seule légitim­ité. C’est du reste l’obscure révéla­tion de  la nature véri­ta­ble de la poésie qui l’aura saisi comme une ivresse et comme une mys­tique dont celle du vin ne serait pas le vecteur, mais le reflet à la fois sub­sidi­aire et opérant.  La poésie… “Je l’ai ren­con­trée sans trop le savoir, peut-être comme l’ermite soudain se trou­ve devant son dieu”. Quant au vin, il est aus­si garant de la fra­ter­nité dont ce petit livre ray­onne. Fra­ter­nité avec le monde et avec les com­pagnes et com­pagnons qui en fix­ent le décor et lui don­nent son âme. “Car boire seul n’est pas notre affaire” ou encore “Notre indif­férence au réel n’a d’égale que notre atten­tion pas­sion­née aux images entre­vues  dans une lumière soudaine, qui est peut-être celle que dif­fusent les éclats trou­bles du vin bour­ru”. Con­tin­uer la lec­ture