Werner Lambersy s’en est allé

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Werner Lambersy

Nous apprenons le décès de l’écrivain Werner Lambersy. Il est l’auteur d’une oeuvre poétique majeure dans le domaine francophone, bâtie en quelque cinquante années.

Né à Anvers en 1941, Werner Lambersy est issu d’une famille néerlandophone. Il choisit toutefois d’écrire en français, choix qu’il considère comme acte de résistance au fascisme. Sa poésie, riche de très nombreux recueils, est influencée par les philosophies orientales, celles de l’Inde et du Japon en particulier, découvertes par l’auteur lors de ses voyages en Orient.

Son oeuvre lui a valu de nombreuses récompenses, en Belgique et à l’étranger. Lauréat du prix triennal de poésie 1981 pour son livre Maîtres et maisons de thé (éditions Le Cormier), il a aussi reçu le prix de poésie Maurice Carême en 1989, le prix Gauchez-Philippot en 2017 pour La chute de la grande roue (Castor astral) et a été plusieurs fois primé par l’Académie, obtenant en 2015 le prix Auguste Michot pour Escaut! Salut. La même année, le prestigieux prix Mallarmé salue La perte du temps, paru au Castor astral. Le même livre lui avait aussi valu la médaille de bronze du prix Théophile Gautier de l’Académie française.

Récemment, un livre d’entretiens avec Philippe Bouret, Ligne de fond (Rumeur libre), jetait un regard rétrospectif sur le travail du poète.

Werner Lambersy lit un extrait de « A l’ombre du bonsaï » pour SonaLitté

Bibliographie sélective

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