
Monique Bernier
Nous apprenons le décès de l’écrivaine Monique Bernier. Elle était âgée de 73 ans. Continuer la lecture

Monique Bernier
Nous apprenons le décès de l’écrivaine Monique Bernier. Elle était âgée de 73 ans. Continuer la lecture
Un coup de cœur du Carnet
Monique BERNIER, Hugo, M.E.O., 2024, 184 p., 19 € / ePub : 11,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0428‑3
Le récit de Monique Bernier est raconté à la première personne par le héros, Hugo, 8 ans. Il nous explique avec ses mots ce qu’il a vécu les trois dernières années, la période la plus laide de sa vie, celle où sa maman est partie du jour au lendemain et où son papa a changé.
Lorsque sa maman disparaît, Hugo réagit comme un petit garçon de 5 ans : il l’attend, la cherche, a peur de partir de la maison au cas où elle reviendrait. Son père plonge dans une dépression profonde, arrête de travailler, ne s’habille plus, ne nettoie plus leur logement. À un moment donné, il est obligé de recommencer à travailler et de prendre des antidépresseurs, mais son comportement se transforme : il ne parle presque plus à son fils sauf pour crier, s’emporte vite et lui donne des gifles quand Hugo lui demande pourquoi sa maman est partie, pourquoi elle est partie sans lui. Continuer la lecture
Le Carnet et les Instants revisite l’année littéraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélection d’Estelle Piraux. Continuer la lecture
Un coup de cœur du Carnet
Monique BERNIER, La chambre du premier, M.E.O., 2021, 189 p., 17 €, ISBN : 978–2‑8070–0302‑6
Voilà vingt-sept ans que Sylvie est partie vivre en Australie avec son mari. Vingt-sept ans sans donner de nouvelles à sa famille ni en prendre. Vingt-sept années d’absence, de silence, de solitude, à attendre que ses enfants soient indépendants, pour se dégager de l’emprise de cet homme bien loin de celui qu’elle pensait épouser. Vingt-sept ans après avoir laissé sa famille derrière elle pour lui, elle les laisse, lui et leurs enfants, pour la retrouver. Enfin, « famille » est un bien grand mot : aucun lien avec sa mère, depuis toujours ; pas d’affinités avec son frère aîné ; seule sa grand-mère compte, elle qui l’a élevée après la mort de son père dont elle n’a pour souvenir qu’une image figée sur une photographie. Continuer la lecture
Monique BERNIER, Les hibiscus sont toujours en fleurs, MEO, 2020, 192 p., 17 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑8070–0236‑4
Le génocide rwandais restera un fait majeur de la fin du 20e siècle. L’ampleur du nombre de victimes en regard de la population, la rapidité méthodique des massacres et l’absence d’intervention de la communauté internationale ont donné à ce drame une dimension tragique qui ne cesse d’interpeller. De nombreux écrivains ont puisé leur inspiration dans ces faits, qu’ils les aient vécus ou non en tant que Rwandais. Si le sujet est loin d’avoir été épuisé, plus le temps passe, plus il impose d’apporter une contribution originale, d’autant que Monique Bernier a déjà abordé cette thématique dans La honte (Les Éperonniers, 1999), Le silence des collines (Les Éperonniers, 2001), ou encore La magie du frangipanier, roman paru en 2016 aux éditions Academia.
Lire aussi : le génocide des Tutsi au Rwanda dans la littérature belge
Monique BERNIER, La magie du frangipanier, Académia, coll. « Livres Libres », 2016, 166 p., 16,50€/ePub : 11.99 € ISBN : 978–2‑8061–0302‑4
Le ciel de Clémence s’est obscurci lorsqu’elle avait treize ans. Alors qu’elle empruntait le métro pour rentrer chez elle, deux jeunes hommes l’ont sauvagement agressée et violée. Après cet acte lâche et barbare ont suivi des années difficiles, un long chemin de reconstruction physique et surtout mentale. Aujourd’hui, âgé de vingt ans, la jeune femme semble avoir repris goût à la vie. Elle fréquente les bancs de l’Université Libre de Bruxelles. Elle s’y rend en métro chaque matin, non sans craintes, mais avec la niaque d’une survivante. De petits rituels l’aident quand l’angoisse l’envahit. Elle s’imagine au pied d’un frangipanier, ce bel arbre qui peuple le pays de son père, malheureusement décédé peu auparavant d’un cancer. Clémence aimerait retourner au Rwanda, même si elle sait qu’elle y sera toujours considérée comme une blanche, elle qui a la peau dorée des métisses. Elle se prend d’amitié pour ce pays qui a lui aussi connu des heures très sombres. Continuer la lecture