Un coup de cœur du Carnet

Spectres
Auteur : Thomas Gunzig
Maison d’édition : Au diable vauvert
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 396
Prix : 23 €
Livre numérique : 9,99 €
EAN : 9791030707359
Dans son Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science-fiction, véritable somme parue en 1972 et devenue depuis l’ouvrage de référence de générations d’amateurs de science-fiction, l’essayiste et romancier français Pierre Versins proposait de définir les textes qui constituaient cet immense corpus comme des « conjectures romanesques rationnelles ». Cette exigence de rationalité, qui distingue la science-fiction des autres genres de l’imaginaire comme le fantastique ou la fantasy, ne l’empêche en rien d’envisager des hypothèses qui ne relèvent pas uniquement des sciences « dures » ou des sciences humaines mais aussi de la croyance ou de la philosophie. Sans révéler les détails les plus vertigineux de l’intrigue de Spectres, c’est à cet exercice d’équilibriste que s’attaque Thomas Gunzig dans son dernier roman. Continuer la lecture



Une fois de plus, la collection Espace Nord joue pleinement son rôle patrimonial, et nous charme par l’audace et la qualité de ses choix. Ainsi, c’est Dominique Warfa qui voit près de cinquante ans d’écriture mis à l’honneur.

Imaginez-vous un instant : vous vous trouvez dans une situation difficile, vous êtes en retard à un rendez-vous, vous n’avez pas eu le temps de finir un travail important, vous voulez percer les secrets de quelqu’un… et là, vous bloquez le temps. L’aiguille s’arrête de tourner, les voitures d’avancer, les gens de parler, les oiseaux de piailler, l’eau de clapoter, le vent de souffler… Tout est figé, sauf vous. Vous êtes maître.sse du temps. Vous pouvez l’utiliser comme bon vous semble et le réactiver à tout moment. Alors, convaincu.e.s ?
Cela fait longtemps déjà qu’Alain Dartevelle nous a familiarisés avec ses incursions malignes dans un futur parfois assez proche pour figurer un corollaire de notre actualité. C’est certes le cas avec Toy Boy et autres leurres qui, à la suite du récit principal, réunit sept nouvelles de la même eau. Avec la complicité des images de Marc Sevrin, d’un noir profond et réalisées selon la technique de la carte à gratter.