Archives par étiquette : Thomas Gunzig

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

La fiction et ses modalités plurielles d’engagement

Marie GIRAUD-CLAUDE-LAFONTAINE, De nou­velles formes d’engagement lit­téraire dans la lit­téra­ture fran­coph­o­ne con­tem­po­raine de Bel­gique. Thomas Gun­zig, Char­ly Del­wart et Kenan Gör­gun, Peter Lang, 2024, 570 p., 45 €, ISBN : 9783034350938

giraud claude lafontaine de nouvelles formes d engagementDans son magis­tral tra­vail con­sacré à la ques­tion des nou­velles formes d’engagement lit­téraire dans la généra­tion d’écrivains belges fran­coph­o­nes nés dans les années 1970, la chercheuse Marie Giraud-Claude-Lafontaine repense à nou­veaux frais les ques­tions com­plex­es d’engagement en lit­téra­ture, de fic­tion cri­tique, de pou­voir de la lit­téra­ture dans le champ politi­co-social. Remar­quable à plus d’un titre, con­sacré aux œuvres de Thomas Gun­zig, Char­ly Del­wart et Kenan Gör­gun, l’essai cir­con­scrit préal­able­ment le champ de son étude en éman­ci­pant la notion (éminem­ment plurielle, mul­ti­ple) d’engagement de sa cap­ture sar­tri­enne, en prob­lé­ma­ti­sant la poli­tique de la lit­téra­ture dans sa spé­ci­ficité belge. Con­tin­uer la lec­ture

Les meilleures ventes 2023 sur Librel

Les bilans de l’an­née lit­téraire, ce sont aus­si les meilleures ventes. Librel, la plate­forme col­lec­tive des librairies indépen­dantes en Wal­lonie et à Brux­elles, a fait ses cal­culs et dévoile les livres qui ont séduit le plus de lecteurs au long de l’an­née 2023. Con­tin­uer la lec­ture

Civilisation, dernier acte

Thomas GUNZIG, Rocky, dernier rivage, Au dia­ble vau­vert, 2023, 368 p., 20 €, ISBN : 979–10-307‑0605‑5

gunzig rocky dernier rivage« Manuel de survie à l’usage des prévoy­ants » pour­rait être le titre de ce roman Rocky, dernier rivage, en référence à un texte précé­dent de Thomas Gun­zig, Manuel de survie à l’usage des inca­pables. Car Rocky est bel et bien un manuel de survie.

Les cat­a­stro­phes naturelles se sont suc­cédé, toutes plus graves, dues au dérè­gle­ment cli­ma­tique, entrainant des guer­res et de graves trou­bles soci­aux. Les humains les plus rich­es, pour autant qu’ils aient été prévoy­ants et avisés, ont quelque chance de pou­voir échap­per à l’effondrement général. Fred est de ceux-là. Sur une petite île ignorée, loin des con­voitis­es, il a fait amé­nag­er une retraite par­faite­ment équipée, per­me­t­tant de sur­vivre de très nom­breuses années (et donc il est plutôt prévoy­ant et non inca­pable).  Des équipements sophis­tiqués com­por­tant des redon­dances de sécu­rité et des pro­vi­sions abon­dantes et var­iées met­tent sa famille à l’abri pour longtemps. On doit d’ailleurs saluer l’ingéniosité et les grandes capac­ités tech­niques et organ­i­sa­tion­nelles de Thomas Gun­zig, admirable­ment doc­u­men­té sur maints aspects tech­nologiques et logis­tiques. Tout est juste et par­faite­ment plau­si­ble. De fac­to son roman appa­raît comme un excel­lent manuel de survie. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

Revue de presse : les livres de l’année 2022

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Tout au long du mois de décem­bre, les médias ont dressé le bilan de l’année lit­téraire 2022, dévoilant en par­ti­c­uli­er leurs listes des « meilleurs » livres des douze derniers mois. Un exer­ci­ce auquel la rédac­tion du Car­net et les Instants a par­ticipé : nous vous avons pro­posé, du 8 au 31 décem­bre, les sélec­tions de nos chroniqueurs et chroniqueuses. Nos regards se tour­nent à présent vers les choix des autres jour­naux et mag­a­zines – et plus pré­cisé­ment sur les auteurs et autri­ces belges fran­coph­o­nes qu’ils ont retenus. Con­tin­uer la lec­ture

Le pire n’arrive pas toujours

Un coup de cœur du Car­net

Thomas GUNZIG, Le sang des bêtes, Au dia­ble vau­vert, 2022, 208 p., 16 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-307‑0452‑5 

gunzig le sang des betesÀ chaque roman, Thomas Gun­zig décrit, de manière pré­cise et doc­u­men­tée, cer­taines pra­tiques socié­tales bien con­tem­po­raines, par exem­ple les tech­niques de vente (dans Manuel de survie à l’usage des inca­pables) ou dans le cas de son dernier roman, Le sang des bêtes, la pra­tique et le marché du body-build­ing. En même temps, il imag­ine des choses invraisem­blables dont on se dit cepen­dant que, vu les proces­sus qu’il évoque, elles risquent de ne pas tarder à devenir réelles. Dans Le sang des bêtes, il s’agit de la géné­tique et de ce que des appren­tis sor­ciers peu­vent en faire. Con­tin­uer la lec­ture

Horizons littéraires en vingt-deux instantanés

COLLECTIF, Fenêtres sur court, textes réu­nis et présen­tés par Lau­ra Delaye, Nau­si­caa Dewez, Lau­rence Ghigny, Vio­laine Gréant et Valéri­ane Wiot, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2021, 278 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–550‑6

fenetres sur courtAutomne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds inci­tent à mar­quer le coup et ce dou­ble jubilé ne fait pas excep­tion. Ce n’est donc pas une réédi­tion clas­sique dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale qui a hérité, par le hasard de la numéro­ta­tion, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on par­le de chiffres, il ne s’agit pas à pro­pre­ment d’une mais plutôt de vingt-deux réédi­tions. Vingt-deux !? Dans un seul vol­ume ? Par­faite­ment ! Vingt-deux nou­velles, échan­til­lon choisi par­mi les plus de cent pla­que­ttes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. Con­tin­uer la lec­ture

Portées Portraits : la nouvelle saison

Nathalie Skowronek

Nathalie Skowronek sera à Portées Por­traits le 7 décem­bre — ©JF Paga

Les ren­con­tres lit­téraires Portées Por­traits repren­nent à la ren­trée, dans leur écrin de la mai­son Autrique, mais aus­si, pour cer­taines, à Wol­u­bilis. Un riche pro­gramme qui fait réson­ner la lit­téra­ture. Et en par­ti­c­uli­er la lit­téra­ture belge. Con­tin­uer la lec­ture

La première sélection du prix du Style

Odile d’Oul­tremont

Le jury du prix du Style a livré sa pre­mière sélec­tion, dans laque­lle fig­urent deux romans belges de la ren­trée lit­téraire 2019. Le lau­réat sera désigné en novem­bre. Il suc­cédera à Pauline Delabroy-Allard, primée en 2018 pour Ça racon­te Sarah (Minu­it).  Con­tin­uer la lec­ture

Quand Alice inventait la littérature…

Thomas GUNZIG, Feel good, Au dia­ble vau­vert, 2019, 400 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-307‑0274‑3

Tombés de la plume de Thomas Gun­zig, Alice et Tom ne se con­nais­sent pas encore. Elle, c’est Alice au pays des emmerdes, jeune femme qui tire le dia­ble par la queue. Lui, c’est un écrivain « sans gloire » (pub­lié à l’Arbre pâle…tout un pro­gramme), pas vrai­ment raté, mais suff­isam­ment pour douter de lui et trop investi dans l’écriture pour renon­cer à l’espoir d’y briller un jour. D’ailleurs, que ferait-il d’autre ? Con­tin­uer la lec­ture

Blake et Mortimer revisited

François SCHUITEN, Jaco VAN DORMAEL, Thomas GUNZIG, Lau­rent DURIEUX, Le dernier pharaon, Autour de Blake & Mor­timer, t. 11, Dar­gaud, 2019, 92 p., 17,95 €, ISBN : 9782870972809
Égale­ment ver­sion demi-for­mat à l’italienne. Ver­sion en noir et blanc à paraître en novem­bre 2019.

Avec Le Dernier pharaon, Autour de Blake & Mor­timer, t. 11, le quar­tet com­posé de François Schuiten (dessin et scé­nario), Jaco Van Dor­mael (scé­nario), Thomas Gun­zig (scé­nario), Lau­rent Durieux (couleur) met géniale­ment ses pas dans ceux d’Edgar P. Jacobs, créa­teur de la série Black & Mor­timer. L’album décline com­bi­en pro­longer une œuvre, c’est la révéler à elle-même, la pour­suiv­re en l’actualisant. Mar­quée par l’imaginaire et la puis­sance graphique de François Schuiten, la revis­i­ta­tion de l’univers d’Edgar P. Jacobs renoue avec Le mys­tère de la grande pyra­mide (1954). L’album s’ouvre sur  la pyra­mide de Khéops. Blake et Mor­timer se réveil­lent dans la cham­bre de la reine, frap­pés d’amnésie. Des années plus tard, appelé à Brux­elles afin d’étudier l’étrange ray­on­nement élec­tro­mag­né­tique qui, émanant du Palais de Jus­tice, a la pro­priété de ren­dre inopérants les appareils élec­triques, le pro­fesseur Mor­timer décou­vre un mur d’hiéroglyphes, des représen­ta­tions de Seth et autres divinités dont, féru d’égyptologie, Joseph Poe­laert a truf­fé son colosse de pierre. Tan­dis que Mor­timer et Hen­ri, le seigneur des lieux, avan­cent vers le Graal, le lieu secret d’où provient le phénomène d’irradiation, une défla­gra­tion lumineuse embrase le Palais, défer­le dans les rues de Brux­elles. Sur ordre de l’armée, les habi­tants sont évac­ués et déser­tent la cap­i­tale. Une cage de Fara­day enserre l’édifice afin de con­tenir son mag­nétisme. Une enceinte mure la ville qui, au fil des mois, se mue en une ville fan­tôme où la nature reprend ses droits, où les ani­maux sauvages ont établi leurs quartiers. Con­tin­uer la lec­ture

Le top 3 d’Éric Brucher

Suite et fin de notre rétro­spec­tive de l’an­née. Aujour­d’hui : le choix d’Éric Bruch­er.


Lire aus­si : la fiche d’Éric Bruch­er


Con­tin­uer la lec­ture

Les Belges à l’honneur aux Midis de la Poésie

Les Midis de la Poésie? Chaque mar­di midi, entre 12h40 et 13h30, dans le petit audi­to­ri­um des Musées roy­aux des Beaux-Arts de Bel­gique, des con­férenciers et des comé­di­ens vien­nent par­ler d’un sujet fausse­ment inactuel pour trans­met­tre, ques­tion­ner et faire enten­dre un auteur, une thé­ma­tique, et surtout des textes. Les événe­ments durent 50 min­utes, alter­nant lec­tures et mise en con­texte. Le pro­gramme est var­ié et mul­ti­cul­turel, mais les Belges s’y tail­lent aus­si une place de choix. 

Con­tin­uer la lec­ture

Thomas Gunzig, Prix Filigranes 2017

gunzig prix filigranesLe Prix “Fil­igranes” va à Thomas Gun­zig pour son roman La vie sauvage (Au dia­ble vau­vert), livre par­ti­c­ulière­ment remar­qué lors de cette ren­trée lit­téraire. Seul Belge par­mi les sept final­istes de cette deux­ième édi­tion, Thomas Gun­zig reçoit un chèque de 5.000 € et son livre sera mis en avant dans les dif­férentes librairies Fil­igranes.  Con­tin­uer la lec­ture

Manuel de survie à l’usage des sauvages

Thomas GUNZIG, La vie sauvage, Au dia­ble vau­vert, 2017, 336 p., 18 €/ ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑84626–961‑2

gunzigIl y a qua­tre ans, Thomas Gun­zig pub­li­ait son Manuel de survie à l’usage des inca­pables, déjà aux édi­tions Au dia­ble vau­vert aux­quelles il est fidèle depuis quelques années. Pour la ren­trée lit­téraire, dont il est un incon­tourn­able aux côtés d’Amélie Nothomb et Éric-Emmanuel Schmitt selon la presse tous azimuts, il sort La vie sauvage qui a bien des points com­muns avec le précé­dent. Con­tin­uer la lec­ture