Archives par étiquette : Au diable vauvert

L’infinie fuite en avant

Un coup de cœur du Car­net

Char­lotte BOURLARD, À trois, on saute, Au dia­ble vau­vert, 2025, 232 p., 19 € / ePub : 7,99 €, ISBN : 9791030707212

bourlard a trois on sauteC’est un polar, et en même temps pas vrai­ment. C’est un roman social, mais sans pré­ten­tion d’analyse. C’est un peu dégueu­lasse, cash et cru, pour­tant c’est une his­toire d’amitié fusion­nelle comme on en ren­con­tre rarement (en tout cas : jamais racon­tées comme ça). À trois, on saute : à pieds joints dans la vie qui bor­de la Meuse sale, dans les traces de celles et ceux qui habitent les marges. Con­tin­uer la lec­ture

Une écriture rieuse comme l’enfance

Un coup de cœur du Car­net

Isabelle WÉRY, Rouge west­ern, Au dia­ble vau­vert, 2023, 286 p., 20 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9791030706079

wery rouge westernGiclures textuelles, action writ­ing d’un réc­it qui a pour cadre un désert du Sud de l’Espagne, per­son­nage inouï de L’Ancienne, Van­i­na âgée de mille ans à l’état civ­il, atmo­sphère d’un néo-west­ern sur­réal­iste entre Luis Buñuel et mescal… avec Rouge west­ern, Isabelle Wéry décoche une fête fic­tion­nelle pul­sée par l’inventivité nar­ra­tive et lan­gag­ière qui vrille Mar­i­lyn désossée, Poney flot­tant, Lily-Jane explose, Self­ie de Chine. Le prisme de l’étrange et du far­felu, la présence de per­son­nages énig­ma­tiques — L’Ancienne, Le Chat, Le Chien, La Girafe… — plongés dans un monde glis­sant dans l’apocalypse écologique per­me­t­tent d’élever le roman au rang d’espace expéri­men­tal. Con­tin­uer la lec­ture

Civilisation, dernier acte

Thomas GUNZIG, Rocky, dernier rivage, Au dia­ble vau­vert, 2023, 368 p., 20 €, ISBN : 979–10-307‑0605‑5

gunzig rocky dernier rivage« Manuel de survie à l’usage des prévoy­ants » pour­rait être le titre de ce roman Rocky, dernier rivage, en référence à un texte précé­dent de Thomas Gun­zig, Manuel de survie à l’usage des inca­pables. Car Rocky est bel et bien un manuel de survie.

Les cat­a­stro­phes naturelles se sont suc­cédé, toutes plus graves, dues au dérè­gle­ment cli­ma­tique, entrainant des guer­res et de graves trou­bles soci­aux. Les humains les plus rich­es, pour autant qu’ils aient été prévoy­ants et avisés, ont quelque chance de pou­voir échap­per à l’effondrement général. Fred est de ceux-là. Sur une petite île ignorée, loin des con­voitis­es, il a fait amé­nag­er une retraite par­faite­ment équipée, per­me­t­tant de sur­vivre de très nom­breuses années (et donc il est plutôt prévoy­ant et non inca­pable).  Des équipements sophis­tiqués com­por­tant des redon­dances de sécu­rité et des pro­vi­sions abon­dantes et var­iées met­tent sa famille à l’abri pour longtemps. On doit d’ailleurs saluer l’ingéniosité et les grandes capac­ités tech­niques et organ­i­sa­tion­nelles de Thomas Gun­zig, admirable­ment doc­u­men­té sur maints aspects tech­nologiques et logis­tiques. Tout est juste et par­faite­ment plau­si­ble. De fac­to son roman appa­raît comme un excel­lent manuel de survie. Con­tin­uer la lec­ture

Le pire n’arrive pas toujours

Un coup de cœur du Car­net

Thomas GUNZIG, Le sang des bêtes, Au dia­ble vau­vert, 2022, 208 p., 16 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-307‑0452‑5 

gunzig le sang des betesÀ chaque roman, Thomas Gun­zig décrit, de manière pré­cise et doc­u­men­tée, cer­taines pra­tiques socié­tales bien con­tem­po­raines, par exem­ple les tech­niques de vente (dans Manuel de survie à l’usage des inca­pables) ou dans le cas de son dernier roman, Le sang des bêtes, la pra­tique et le marché du body-build­ing. En même temps, il imag­ine des choses invraisem­blables dont on se dit cepen­dant que, vu les proces­sus qu’il évoque, elles risquent de ne pas tarder à devenir réelles. Dans Le sang des bêtes, il s’agit de la géné­tique et de ce que des appren­tis sor­ciers peu­vent en faire. Con­tin­uer la lec­ture

Quand Alice inventait la littérature…

Thomas GUNZIG, Feel good, Au dia­ble vau­vert, 2019, 400 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-307‑0274‑3

Tombés de la plume de Thomas Gun­zig, Alice et Tom ne se con­nais­sent pas encore. Elle, c’est Alice au pays des emmerdes, jeune femme qui tire le dia­ble par la queue. Lui, c’est un écrivain « sans gloire » (pub­lié à l’Arbre pâle…tout un pro­gramme), pas vrai­ment raté, mais suff­isam­ment pour douter de lui et trop investi dans l’écriture pour renon­cer à l’espoir d’y briller un jour. D’ailleurs, que ferait-il d’autre ? Con­tin­uer la lec­ture

Thomas Gunzig, Prix Filigranes 2017

gunzig prix filigranesLe Prix “Fil­igranes” va à Thomas Gun­zig pour son roman La vie sauvage (Au dia­ble vau­vert), livre par­ti­c­ulière­ment remar­qué lors de cette ren­trée lit­téraire. Seul Belge par­mi les sept final­istes de cette deux­ième édi­tion, Thomas Gun­zig reçoit un chèque de 5.000 € et son livre sera mis en avant dans les dif­férentes librairies Fil­igranes.  Con­tin­uer la lec­ture

Manuel de survie à l’usage des sauvages

Thomas GUNZIG, La vie sauvage, Au dia­ble vau­vert, 2017, 336 p., 18 €/ ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2‑84626–961‑2

gunzigIl y a qua­tre ans, Thomas Gun­zig pub­li­ait son Manuel de survie à l’usage des inca­pables, déjà aux édi­tions Au dia­ble vau­vert aux­quelles il est fidèle depuis quelques années. Pour la ren­trée lit­téraire, dont il est un incon­tourn­able aux côtés d’Amélie Nothomb et Éric-Emmanuel Schmitt selon la presse tous azimuts, il sort La vie sauvage qui a bien des points com­muns avec le précé­dent. Con­tin­uer la lec­ture

Histoires de familles

Thomas GUNZIG, Bor­gia, comédie con­tem­po­raine, Vau­vert, Au dia­ble vau­vert, 2015, 72 p., 5 €/ePub : 2.99 €

gunzigPour endormir sa petite-fille, la vieille Lucrèce lui racon­te son enfance et puis sa vie : com­ment elle a quit­té sa famille pour en trou­ver une autre, après s’être trompée de famille, et finale­ment com­ment elle en a « fab­riqué » une. Puis, la petite-fille racon­te sa pro­pre vision de la famille. Con­tin­uer la lec­ture