Un coup de cœur du Carnet
Gérald WITTOCK Le dernier roi, The Melmac Cat, 2025, 192 p., 16 €, ISBN : 978-2492759277
Dans ce pop roman, Le dernier roi, Gérald Wittock, par ailleurs auteur et compositeur belge, parsème dans le récit une suite de QR codes qui renvoient aux musiques populaires qui l’ont accompagné dans l’écriture du livre. Le dernier roi est aussi un hommage à Jack London et à un de ses chefs-d’œuvres, L’appel de la forêt. Qui a lu ce livre dans sa jeunesse ne peut s’empêcher de sourire et de faire remonter à la mémoire un plaisir de lecture qui fut intense et fondateur. Dans ce roman, Jack London met en scène un jeune héros et son chien Buck. Gérald Wittock a eu l’excellente idée de reprendre ce rapport de d’homme à animal aujourd’hui dans un récit qui ne se passe pas en Alaska dans le Grand Nord mais bien en mai 1968, à Bruxelles et à Paris. Continuer la lecture

Photographe naturaliste ukrainien, Maksim a changé de sujet de travail quand la guerre s’est invitée dans son pays. Les champs de bataille, les zones sinistrées, les gens qui prennent la route en laissant leur maison derrière eux ont remplacé les paysages, les arbres et les animaux devant son objectif. Les animaux sauvages en tout cas. Car les animaux de compagnie, eux, suivent leurs maîtres dans l’exil, subissent à leurs côtés les horreurs du conflit, victimes eux aussi de la folie des Hommes.
Valentin a quinze ans et la vie devant lui. Son grand-père, cinq fois cet âge, et une maladie dégénérative qui rend sa fin de vie tristement tangible. Et puis, il y a Apollon, le drahthaar que Valentin a reçu pour Noël alors qu’il pouvait à peine parler, son meilleur ami, son confident de toujours, son frère. Lui aussi décline. Quatorze ans, c’est déjà un âge honorable pour un chien.
Il faudrait être inspiré comme elle pour commenter le dernier opus de Véronique Bergen et communiquer la beauté violente d’un texte où elle déploie une énergie féroce et tous ses talents de conteuse, de visionnaire et de poète. Tous doivent être sauvés ou aucun est une fable animale, soit que les animaux méritent une parole, hors allusion biblique, soit parce qu’ils sont souvent les compagnons des hommes, leurs témoins et parfois hélas leurs victimes. Que les humains les élèvent et les sélectionnent aux fins d’expériences dites scientifiques ou les destinent à simuler le défi qu’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas tenter eux-mêmes, mais dont ils tireront après coup toute le bénéfice, le rapport est toujours inégal. De nombreux animaux de laboratoire sont parfois utilisés à des fins futiles ou sacrifiés pour les besoins ou simplement la gloire de quelques-uns ou la volonté de domination des autres. 
