Archives de l’auteur : Le Carnet et les Instants

Grand prix du roman de l’Académie : la sélection

L'Académie © Arllfb

Intérieur de l’A­cadémie © Arllfb

L’A­cadémie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique (Arllfb) dévoile  pro­gres­sive­ment le nom des final­istes de ses prix lit­téraires. Elle présente cette fois les cinq ouvrages en lice pour son grand prix du Roman. Con­tin­uer la lec­ture

Le néant, la plénitude

Philippe MATHY, Étreintes mys­térieuses, illus­tra­tions Sabine Lavaux-Michaëlis, Ail des ours, coll. « Grand ours », 2020, 8 €, ISBN : 978–2‑491457–04‑4

mathy etreintes mysterieuses« La cul­ture de la poésie n’est jamais plus désir­able qu’aux épo­ques pen­dant lesquelles, par suite d’un excès d’é­goïsme et de cal­cul, l’ac­cu­mu­la­tion des matéri­aux de la vie extérieure dépasse le pou­voir que nous avons de les assim­i­l­er aux lois intérieures de la nature humaine »[1]. Tous les hommes sont des poètes, dans la mesure où ils éprou­vent le besoin d’exprimer et de repro­duire leurs émo­tions dans un cer­tain rythme. Si le poète est l’homme imag­i­natif par excel­lence, son influ­ence sur les lecteurs et sur toute la société sera déter­mi­nante, quoique imper­cep­ti­ble à l’œil nu, sou­tient le poète roman­tique anglais : « Les poètes sont les lég­is­la­teurs non recon­nus du monde ». Sous cet emblème, Philippe Mathy pour­suit, depuis Promesse d’île (1980) et une dizaine d’autres livres, un tra­vail de réflex­ion intérieure sur le rôle du poème et du poète : « Poètes, nous sommes des passeurs qui ignorons où émerge l’autre rive ». C’est une chance car si « le poète par­le et ne sait pas (…) il ne se lasse pas d’avancer vers Celui qui sait et ne par­le pas » ; il est « un guet­teur sans but » atten­tif à l’étreinte mys­térieuse d’un monde délivré du temps, voué à une « sorte de néant que l’on pour­rait aus­si nom­mer pléni­tude ». Con­tin­uer la lec­ture

Prix des lecteurs Club : la première sélection

Les librairies Club ont livré la pre­mière sélec­tion de leur prix lit­téraire, con­sacré à la lit­téra­ture belge. Dix ouvrages sont en lice. Con­tin­uer la lec­ture

Pépite pour petits et grands, à lire dans toutes les positions…

Un coup de cœur du Car­net

Vin­cent MATHY, Couché, L’artichô, 2020, 64 p., 14 €, ISBN : 978–2490015115

mathy couchéDe la volon­té à l’obligation d’être en posi­tion couchée, il n’y a par­fois qu’un tout petit pas que Vin­cent Mathy fran­chit dans cet opus­cule presque sans parole. Tan­tôt avec can­deur et cautèle, tan­tôt avec fan­taisie et grav­ité, cet imagi­er allongé relève le défi d’une lec­ture mul­ti­ple. Con­tin­uer la lec­ture

Grand prix de la Critique ACBD : les 15 finalistes

L’As­so­ci­a­tion des jour­nal­istes et cri­tiques de bande dess­inée (ACBD) a révélé les titres des 15 albums en lice pour le grand prix de la Cri­tique ACBD 2021. Le lau­réat sera con­nu le 15 décem­bre.  Con­tin­uer la lec­ture

Des terres inhospitalières

Astrid Chaf­fringeon, Je ne chas­se pas sur mon ter­ri­toire, Élé­ments de lan­gage, 2020, 224 p., 15 €, ISBN : 978–2‑930710–21‑1

chaffringeon je ne chasse pas sur mon territoireLa nar­ra­trice, une pho­tographe d’origine espag­nole, revient sur son par­cours parsemé d’embûches, ses rela­tions, ses ren­con­tres, sa car­rière, ses années à Paris, à Dur­buy, sa rési­dence d’artiste sur une île fin­landaise… Elle nous prévient d’entrée de jeu : nous aurons besoin de tous les élé­ments pour bien com­pren­dre son his­toire. Le réc­it, qui n’est pas linéaire, vagabonde entre ses pen­sées. De digres­sion en digres­sion, nous apprenons qu’elle est en prison. Depuis sa cel­lule, elle entraîne le lecteur dans son réc­it afin de savoir ce qui l’a amenée là. Con­tin­uer la lec­ture

Dès le 16 novembre, lisons le belge!

Dès le 16 novem­bre et jusqu’au 25 décem­bre, le Pilen lance l’opéra­tion “Lisez-vous le belge?”, des­tinée à met­tre à l’hon­neur les livres belges fran­coph­o­nes. Con­tin­uer la lec­ture

Bibliographie — 15 novembre 2020

Avec la bib­li­ogra­phie du Car­net, retrou­vez toutes les pub­li­ca­tions, nou­veautés et réédi­tions, en lit­téra­ture belge.

Une liste établie par Thibault Car­i­on

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Un Manneken prix d’honneur pour Henri Vernes

Henri Vernes

Hen­ri Vernes rem­porte le Man­neken prix d’hon­neur

Le pal­marès des Man­neken prix sera dévoilé le 2 décem­bre. En atten­dant, l’or­gan­i­sa­tion brux­el­loise a révélé le lau­réat de son prix d’hon­neur. Il s’ag­it d’Hen­ri Vernes. Con­tin­uer la lec­ture

Bousculades lettrées

Jacques PERRY-SALKOW et Lau­rence CASTELAIN, Ana­grammes dans le boudoir, illus­tra­tions Stéphane Trapi­er, Actes Sud, 2020, 15 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑330–14088‑5

perry-salkow castelain anagrammes dans le boudoirLe mot « ana­grammes » vient du grec ancien ana­gram­ma, « ren­verse­ment de let­tres ».
Les ana­grammes changent l’ordre des let­tres d’un ou de plusieurs mots pour en for­mer de nou­veaux. De cette pirou­ette jail­lit alors un sens caché, pour le plus grand plaisir des pêcheurs de per­les. Avoir le feu sacré pour l’anagramme, c’est la ren­dre farceuse, trou­ver du cœur dans la douceur, cueil­lir les ros­es de la vie sous les avers­es de soleil et voir par-delà les nuages noirs des anges nus, le soir.
 

Par ces quelques phras­es lim­i­naires, qui offrent déjà une mise en jambe (en grass­es), les auteurs posent l’ambition de l’exercice qu’ils décli­nent au fil des pages dans le champ lim­ité des rela­tions amoureuses. Con­tin­uer la lec­ture

Urbicande. Le cube ne meurt jamais

Un coup de cœur du Car­net

François SCHUITEN, Benoît PEETERS, Jack DURIEUX, La fièvre d’Urbicande, Cast­er­man, 2020, 106 p., 24 € / ePub : 15.99 €, ISBN : 9782203202924

schuiten peeters durieux la fievre d'urbicandeAprès une exis­tence en noir et blanc, La fièvre d’Urbicande, le deux­ième album des mythiques Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters, couron­né par le Prix du Meilleur album d’Angoulême en 1985, con­naît une nou­velle vie. Une résur­rec­tion-recréa­tion placée sous le signe de la couleur sou­veraine­ment déployée par Jack Durieux. Après Les murailles de Samaris, un pre­mier album en couleur qui révo­lu­tion­na le lan­gage de la bande dess­inée, La fièvre d’Urbicande est sor­ti en noir et blanc alors qu’initialement il avait été conçu pour la couleur et qu’un tiers des planch­es de l’album ont été col­orisées. Dès l’origine, la logique du mys­térieux Réseau qui colonise Urbican­de appelait la fièvre de la couleur. Con­tin­uer la lec­ture

Françoise Lison-Leroy primée par l’Académie française

Françoise Lison-Leroy

Françoise Lison-Leroy

Alors qu’elle a décidé de post­pos­er la procla­ma­tion de son grand prix du Roman, l’A­cadémie française a pour­tant dévoilé le pal­marès des nom­breux autres prix qu’elle décerne. Par­mi les lauréat.e.s : Françoise Lison-Leroy. Con­tin­uer la lec­ture

Appel à projets St’Art

illu livre

Face à la crise san­i­taire, le gou­verne­ment de Wal­lonie a déblo­qué une enveloppe de 3 mil­lions d’eu­ros des­tinée à soutenir les indus­tries cul­turelles et créa­tives. Dans ce cadre, St’Art lance un appel à pro­jets. Sont éli­gi­bles des pro­jets qui oeu­vrent au ray­on­nement de la Wal­lonie.  Con­tin­uer la lec­ture

Treize fois un village

COLLECTIF, Spri­mont s’enlivre, Mur­mure des soirs, 2020, 246 p., 13 €, ISBN : 978–2‑930657–63‑9

collection sprimont s enlivreSous un titre joli­ment orig­i­nal, Spri­mont s’enlivre, un recueil de treize textes nous invite à décou­vrir, à la porte des Ardennes, Spri­mont et des vil­lages envi­ron­nants.

Chemins ver­doy­ants qui nous mènent par­fois à de trou­blantes, voire som­bres escales.

Épisodes tour à tour inso­lites, mou­ve­men­tés, cocass­es, émou­vants.

Les couleurs con­trastent, les écri­t­ures se font graves ou allè­gres, pointues ou légères, au fil des réc­its. Con­tin­uer la lec­ture

Jeannine Burny est décédée

jeannine burny

Jean­nine Burny — © Fon­da­tion Mau­rice Carême

Nous apprenons le décès de Jean­nine Burny, prési­dente de la Fon­da­tion Mau­rice Carême et infati­ga­ble prop­a­ga­trice de l’oeu­vre du poète. Elle avait 95 ans.  Con­tin­uer la lec­ture

Averell cherche le bonheur

Frank ANDRIAT, Les mardis d’Averell Dubois, Genèse, 2020, 230 p., 14,95 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 979–1‑0946896–81

andriat les mardis d'averelle duboisDu plus grave au plus folâtre, voire au bur­lesque, la tes­si­ture lit­téraire de Frank Andri­at s’épanouit à tous les niveaux avec une lib­erté de can­cre sur­doué, ce qui est bien enten­du la mar­que de tout bon pro­fesseur. De la fable poli­tique aux frasques de Bob Tar­touze en pas­sant par la péd­a­gogie et l’enseignement (son beau souci), la pédophilie, l’inceste, les biogra­phies, la psy­cholo­gie, les paraboles, les approches philosophiques etc., il s’ébroue à tra­vers une pro­fu­sion d’ouvrages qui frise la surabon­dance. Cette fois c’est dans la veine comi­co-philo­soph­ico-réal­iste qu’avec l’antihéros français Joe Dubois (dit Averell) né en 1965, il fait un bout de chemin chao­tique mais en principe promet­teur de bara­ka puisqu’il débute par une glis­sade de l’adolescent sur un copieux étron, glis­sade provo­quée par celui qui devien­dra son pire enne­mi : l’arrogant Bill Babeleer. Con­tin­uer la lec­ture