Archives de l’auteur : Le Carnet et les Instants

Fragment d’Éden… à croquer !

Un coup de cœur du Car­net

Jacques DE DECKER, Suzanne à la pomme, mis en images par Maja POLACKOVA, Mael­ström, 2020, 71 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87505–364‑0

de decker suzanne a la pommeLe plus chou­ette dans ce tra­vail, c’est l’horaire. (…) c’est cool (…) Le quarti­er du Sablon est sym­pa aus­si, il y a plein de bou­tiques dans les envi­rons (…). 

Dès la pre­mière page, Jacques De Deck­er adopte un lan­gage sim­ple, fam­i­li­er, et nous pro­jette dans un mono­logue intérieur, qui s’étendra jusqu’au terme du micro-roman : une jeune femme nous racon­te une tranche de vie, elle sem­ble se con­stru­ire, se recon­stru­ire, autour de son nou­veau tra­vail, la sur­veil­lance d’une galerie d’art. Con­tin­uer la lec­ture

Rebonds, pour accompagner les ados dans la lecture

Rebonds

Rebonds pro­pose aux enseignants, bib­lio­thé­caires et à tous les adultes intéressés une sélec­tion de livres acces­si­bles aux ados et des fich­es pour accom­pa­g­n­er la lec­ture. Pour un par­cours orig­i­nal dans la lit­téra­ture belge d’au­jour­d’hui. Con­tin­uer la lec­ture

Le festival Nuit blanche du noir, version virtuelle

illustration roman policier

© SamWilliamsPho­to de Pix­abay

Dans le con­texte de pandémie que nous con­nais­sons, les événe­ments cul­turels doivent se réin­ven­ter pour pou­voir avoir lieu. C’est le cas du fes­ti­val Nuit blanche du noir, dédié au polar, qui se tien­dra du 10 au 15 novem­bre, avec de nom­breux invités. Une édi­tion 100 % virtuelle.  Con­tin­uer la lec­ture

Prix Joseph Hanse : les finalistes

Association Charles Plisnier

L’As­so­ci­a­tion Charles Plis­nier (ACP) a révélé le nom des final­istes du prix Langue et Lit­téra­ture Joseph Hanse : 6 can­di­dats sont en lice.  Con­tin­uer la lec­ture

Un mur de lamentations

Marc CHAMBEAU, Restez chez vous ! Portes clos­es, Cerisi­er, 2020, 146 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87267–226‑4

marc chambeau, Restez chez vous! Portes closesIl faut nom­mer pour appréhen­der. Chaque réc­it porte ici le titre d’un ou deux prénoms, à qua­tre excep­tions près. Soit trente por­traits courts. Autant de vies cro­quées, à crans et à crocs du microbe. Restez chez vous ! Portes clos­es. Voilà bien l’inhumaine injonc­tion imposée par un virus couron­né maître du monde depuis le print­emps dernier. Main­tenant, c’est l’automne et les vies vire­voltent en tombant comme des feuilles sous la plume de Marc Cham­beau qui ne craint pas l’anticipation. Con­tin­uer la lec­ture

Pas toujours rigolo, la vie de mère

Véronique GALLO, Pour quand tu seras grande, Héloïse d’Ormesson, 2020, 176 p., 17 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑35087–738‑9

gallo pour quand tu seras grandeVéronique Gal­lo pra­tique plusieurs formes d’écritures : une écri­t­ure des­tinée à être partagée et portée par sa voix, ses mis­es en scène, à tra­vers sa série humoris­tique Vie de mère ou son spec­ta­cle The One Moth­er Show, où elle met en scène avec humour les affres d’une vie de femme/mère/professionnelle, au bord de la crise de nerfs. Elle exerce une autre écri­t­ure, plus silen­cieuse comme on le dirait d’une lec­ture silen­cieuse, moins médi­a­tique, des­tinée à une ren­con­tre intime avec les lecteurs et lec­tri­ces : celle de romans. Deux écri­t­ures, l’une humoris­tique, l’autre trag­ique, pour une même réal­ité : celle de femmes oblig­ées d’assurer sur plusieurs fronts. Con­tin­uer la lec­ture

Histoire de la franc-maçonnerie

Un coup de cœur du Car­net

Arnaud DE LA CROIX (scé­nario), Philippe BERCOVICI (dessins), Sylvie SABATER (couleurs), La franc-maçon­ner­ie dévoilée, Lom­bard, 2020, 240 p., 22.50 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9782803677559

La franc-maçonnerie dévoiléeHis­to­rien, essay­iste, scé­nar­iste de bande dess­inée, auteur d’ouvrages mar­quants (entre autres Les tem­pli­ers, cheva­liers du Christ ou héré­tiques ?, Ed. Tal­landi­er, Hitler et la franc-maçon­ner­ie, Les Illu­mi­nati, 13 com­plots qui ont fait l’histoire, Nou­velle his­toire de Brux­elles, tous pub­liés aux Ed. Racine), Arnaud de la Croix se plonge, avec le dessi­na­teur Philippe Bercovi­ci, dans l’histoire com­plexe, fibrée de la franc-maçon­ner­ie des orig­ines à nos jours. Les con­tro­ver­s­es autour de sa créa­tion, les divers­es ten­dances spécu­la­tives qui la com­posent, les idéaux qui la por­tent, le fonc­tion­nement secret d’une société sur laque­lle se gref­fent rumeurs et légen­des sont abor­dés au tra­vers de dix-huit voix, générale­ment de francs-maçons (Ben­jamin Franklin, Mozart, Mirabeau, Rud­yard Kipling, Hugo Pratt…) mais aus­si de per­sé­cu­teurs (Himm­ler…) ou de com­plo­tistes (l’abbé Bar­ru­el…). Con­tin­uer la lec­ture

Écrire c’est peindre une montagne et des baises de fantômes

Un coup de cœur du Car­net

Fan­ny GARIN, Natures sans titre, Angle mort, 2020, 12 €, ISBN : ISBN 978–2‑9602174–6‑9

fanny garin natures sans titreil reste du vert cette mon­tagne sans bruit une carte postale glacée

Exi­gence à sen­tir et à dire : ain­si entre-t-on dans Natures sans titre, le deux­ième recueil de Fan­ny Garin — en synesthésie. Les impres­sions, par asso­ci­a­tions et cor­re­spon­dances, pren­nent la parole – au risque de la folie. Auda­cieuse, affranchie, verte (mar­que chim­ique des fous). Plus vraie que nature, comme on dirait d’un tableau, d’une pho­togra­phie ou de la maîtrise de la com­po­si­tion de Fan­ny Garin. Con­tin­uer la lec­ture

Échos d’une arborescence évidente

Pierre WARRANT, Le temps de l’arbre, Cygne, 2020, 103 p., 13 €, ISBN : 978–2‑84924–625‑2

warrant le temps de l'arbreLes récentes recherch­es en matière de com­mu­ni­ca­tion végé­tale ont con­fir­mé ce que beau­coup pressen­taient. Les arbres dia­loguent entre eux et avec l’environnement. Ces nou­velles con­clu­sions sci­en­tifiques n’ont sans doute pas échap­pé à l’ingénieur Pierre War­rant dont on sait, depuis la pub­li­ca­tion de ses deux précé­dents recueils – Con­fi­dences de l’eau (2016) et Alti­tudes (2013) –, l’attention qu’il porte au souf­fle vital que lui inspire la com­mu­nion avec la nature. Arpen­teur, voyageur, pho­tographe, c’est avant tout en poète qu’il tente de met­tre des mots sur ce lan­gage des saisons. Con­tin­uer la lec­ture

La vie en somme

Luc BAWIN, Sous­trac­tions, Acad­e­mia, 2020, 134 p., 14 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑806–10514‑1

luc bawin soutractionsC’est décidé­ment tout l’art du romanci­er que de nour­rir ses créa­tions de sa pro­pre expéri­ence et, par la voie de l’écriture, de la méta­mor­phoser en fic­tion pour lui don­ner corps et sens aux yeux de ses sem­blables. Luc Baw­in est médecin et ses engage­ments pro­fes­sion­nels et mil­i­tants lui ont don­né l’occasion de côtoy­er le milieu de l’adoption et celui du sou­tien aux réfugiés, deux thé­ma­tiques qu’il marie dans Sous­trac­tions, œuvre aux réso­nances mul­ti­ples. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Sévigné 2020 : les finalistes

Le jury du prix Sévi­gné a livré le nom de ses qua­tre final­istes. Le lau­réat sera con­nu en févri­er 2021. Con­tin­uer la lec­ture

L’ami King chez Lamiroy

Gori­an DELPÂTURE, Stephen King. Le plus grand écrivain du monde ?, Lamiroy, coll. « L’article », 2020, 33p., 4 €, ISBN : 9–782875-953674

delpature stephen kingLe principe du nou­veau men­su­el lancé par les édi­tions Lamiroy en octo­bre est désar­mant de sim­plic­ité : L’article est en effet com­posé d’un seul… arti­cle signé d’une plume belge et dans lequel est tracé le por­trait sen­si­ble d’un auteur ou d’un artiste, passé ou présent, de chez nous ou d’ailleurs. Sont déjà prévus un hom­mage à Jacques De Deck­er par Véronique Bergen (en novem­bre) et une apolo­gie d’Arno enton­née par Thier­ry Coljon (en décem­bre). Et on annonce du Vic­tor Hugo, du Jean-Patrick Manchette, peut-être même du Camille Lemon­nier… C’est dire le par­ti pris de diver­sité et d’audace qui pré­side à une telle entre­prise – à l’époque ou, paraît-il, la cri­tique lit­téraire n’intéresse pas grand monde si elle ne passe pas par une vidéo rimant en -tioube ou une recen­sion cap­sulée qui tient en un pépiement. Con­tin­uer la lec­ture

Juan d’Oultremont remporte le prix Marcel Thiry

juan doultremont

Juan d’Oul­tremont ©ONLiT

Alors que plusieurs prix lit­téraires ont reporté l’an­nonce de leur lau­réat, le prix Mar­cel Thiry, con­sacré cette année au roman, a son vain­queur pour l’an­née 2020. Il s’ag­it de Juan d’Oul­tremont. Con­tin­uer la lec­ture

« Une pensée, piolet de ses strates »

Chris­t­ian HUBIN, L’in-temps, Étoile des lim­ites, 2020, 75 p., 14 €, ISBN : 978–2‑905573–21‑6

christian hubin l'in-tempsLe poème hubinien se développe autour d’un sans lieu qui n’est peut-être, pour citer Fer­nand Ver­he­sen évo­quant son expéri­ence de la tra­duc­tion, « que le rien cen­tral dans le silence duquel tout se crée et autour duquel le poète répond à un appel. Cet invi­o­lable espace intérieur, avec sa lisière de mots (…)» [1]. C’est à par­tir de ce lieu-là que com­men­cent à penser ceux-ci : «  à l’écoute de ce ‘rien’, de ce «’silence’, on perçoit à son tour et comme en écho, l’appel de ce qui n’est pas dit, l’appel du ‘muet’ »[2]. Pour Michaël Bish­op, cette œuvre nous plonge au cœur même de l’énigme, non pas « pour jouer en morce­lant, pour lancer le défi (…) d’un puz­zle à décoder. On est dans ‘cela’ qui résiste à la nom­i­na­tion, aux gestes de sta­bil­i­sa­tion, dans ‘cela’ qui refuse de fonc­tion­ner selon les normes du ratio­nal­is­able, du con­cep­tu­al­is­able (…). Toutes les lois de la physique, comme de la méta­physique, plongées dans un désor­dre qui, pour­tant, sem­ble appartenir à l’être, en offrir la face ter­ri­ble, extra­or­di­naire, le désas­tre et le dés-être (…). L’éclat de ce que l’on croy­ait peut-être con­naître, tout à coup volé en éclats »[3]. Con­tin­uer la lec­ture

Les finalistes du prix de la page 111

gilles ribero clairières éditions allia

Le jury du “sérieuse­ment absurde” prix de la page 111 a dévoilé les final­istes de son édi­tion 2020. De ses onze final­istes, évidem­ment.  Con­tin­uer la lec­ture

Une philosophie du farfelu

Tris­tan LEDOUXRéci­di­cules, Sans Escale, 2020, 158 p., 13 €, ISBN : 978–2‑9564304–8‑3

christian ledoux recidiculesL’homme mod­erne est en train de se défaire du réel comme s’il ne restait de l’humanisme et de l’utopie uni­ver­sal­iste que des sur­sauts, que l’Histoire (quand donc en sommes-nous sor­tis ?) était dev­enue l’actrice la plus impi­toy­able du faux.

Dans son livre récent, Récidicules, Tris­tan Ledoux, sans jamais trop appuy­er sur les manettes des cir­con­stances du réc­it, révèle dans des sit­u­a­tions mul­ti­ples et sou­vent inso­lites, des univers apparem­ment entière­ment issus du lan­gage et des pen­sées du nar­ra­teur, tou­jours en « je ». Con­tin­uer la lec­ture