Archives par étiquette : Benoit Peeters

Prix Atomium 2025 : le palmarès

bd comic strip festival 2025 bandeau

Remis dans le cadre du BD Com­ic Strip fes­ti­val de Brux­elles, les prix Atom­i­um célèbrent chaque année la bande dess­inée dans sa diver­sité et sa vital­ité. L’importance de leur dota­tion – 100.000 € env­i­ron au total – en fait un out­il de sou­tien de pre­mier plan pour le secteur. Le pal­marès de l’édition 2025. Con­tin­uer la lec­ture

Des images, des mots, et vice-versa

Yves NAMUR (sous la direc­tion de), Lit­téra­ture et Pho­togra­phie. Académie royale de langue et de lit­téra­ture française de Bel­gique, 2025, 128 p., 16 €, ISBN : 978–2‑8032–0088‑7

collectif litterature et photographieImman­quable dès le pre­mier abord : la diver­sité même de cet ouvrage où dix auteurs/autrices s’intéressent aux rela­tions entretenues avec la pho­togra­phie par une série d’autres l’ayant, depuis le début des années 1980, pra­tiquée, ou observée, ou com­men­tée, ou mise en retrait. Ce petit livre réu­nit les inter­ven­tions pronon­cées en novem­bre 2024, lors d’un col­loque organ­isé à Brux­elles par l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture française. Dix inter­ven­tions : celles de Jan Baetens, Danielle Bajomée, Muriel Claude, Luc Del­lisse, Hélène Gian­nec­chi­ni, Philippe Lekeuche, Yves Namur et Mar­tine Renouprez. Autant dire qu’il en ressort des approches sig­ni­fica­tive­ment dif­férentes sur la thé­ma­tique abor­dée, témoignant de l’impact incroy­able­ment fécond qu’a procuré l’image pho­tographique depuis son inven­tion par Niépce, vers 1825, et ce qu’il en advint par la suite. Impos­si­ble ici de ren­dre compte en détail des apports par­ti­c­uliers de ces dix chapitres en noir et blanc. Mais à tra­vers ces pages vien­nent s’inscrire des élé­ments qui, dans leur dis­par­ité, sem­blent autant de pointeaux mar­quants au sein du ter­ri­toire délim­ité. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Du Nautilus au Nauti-poulpe

Un coup de cœur du Car­net

François SCHUITEN et Benoît PEETERS, Le retour du cap­i­taine Nemo, Cast­er­man, 2023, 96 p., 26 €, ISBN : 9782203254398

schuiten et peeters le retour du capitaine nemoLa manière dont une créa­ture hybride, amphi­bie, mi-ani­male, mi-machinique appa­raît dans cette nou­velle aven­ture des Cités Obscures, la façon dont elle sort des eaux et gagne la ville de Samaro­brive-Amiens décrit pré­cisé­ment les modal­ités qui ont per­mis au Retour du cap­i­taine Nemo de sur­gir, au terme d’une ges­ta­tion organique, qua­torze années après la paru­tion de Sou­venirs de l’éternel présent, dernier album des Cités Obscures. L’univers et l’imaginaire pro­fondé­ment verniens de François Schuiten et de Benoît Peeters accueil­lent à bord d’un vais­seau graph­ico-textuel des pas­sagers déjà mis à l’honneur dans les Cités Obscures, à savoir le cap­i­taine Nemo, som­bre héros, com­man­dant du sous-marin Nau­tilus, l’auteur de Vingt mille lieues sous les mers, les ter­ri­toires mi-réels, mi-oniriques qui com­posent la géo­gra­phie fic­tion­nelle des Cités Obscures (la mer des Adieux, les falais­es de Tirus, le Mont Ana­logue, Brüsel, Bloss­feldt­stad, Pâhry, Brentano…). Con­tin­uer la lec­ture

Revue de presse : les livres de l’année 2022

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Tout au long du mois de décem­bre, les médias ont dressé le bilan de l’année lit­téraire 2022, dévoilant en par­ti­c­uli­er leurs listes des « meilleurs » livres des douze derniers mois. Un exer­ci­ce auquel la rédac­tion du Car­net et les Instants a par­ticipé : nous vous avons pro­posé, du 8 au 31 décem­bre, les sélec­tions de nos chroniqueurs et chroniqueuses. Nos regards se tour­nent à présent vers les choix des autres jour­naux et mag­a­zines – et plus pré­cisé­ment sur les auteurs et autri­ces belges fran­coph­o­nes qu’ils ont retenus. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Daniel Laroche

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Daniel Laroche. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Charline Lambert

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Char­line Lam­bert.

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Schuiten et Peeters : lettre à Bruxelles, la survivante

Un coup de cœur du Car­net

François SCHUITEN, Benoît PEETERS, Brux­elles. Un rêve cap­i­tal, Cast­er­man, 2021, 128 p., 29 €, ISBN : 978–2‑203–22977‑8

schuiten peeters bruxelles un reve capitalQuand l’hommage à une ville jail­lit de l’imaginaire, de la sen­si­bil­ité d’un duo de créa­teurs ayant mar­qué le neu­vième art de leur empreinte, l’enchantement est au ren­dez-vous. Dans le somptueux ouvrage Brux­elles. Un rêve cap­i­tal, François Schuiten et Benoît Peeters opèrent un glis­san­do de Brüsel des Cités obscures à la cap­i­tale Brux­elles approchée sous la forme d’une balade archi­tec­turale, his­torique et onirique. Au fil d’une prom­e­nade résol­u­ment sub­jec­tive, les auteurs nous entraî­nent dans un réc­it con­stru­it sur des por­traits de lieux (la Grand-Place, le Palais de Jus­tice, la Porte de Hal, le Palais Sto­clet, le Musée Wiertz, la Mai­son Autrique…), de per­son­nages (les archi­tectes Joseph Poe­laert, Vic­tor Hor­ta, Hen­ry Van de Velde, l’archiviste Paul Otlet et son Mun­da­neum…) et d’événements (ponctuels et irréversibles : le voûte­ment de la Senne, la Jonc­tion Nord-Midi, choix de Brux­elles comme cap­i­tale de l’Europe…). Con­tin­uer la lec­ture

Urbicande. Le cube ne meurt jamais

Un coup de cœur du Car­net

François SCHUITEN, Benoît PEETERS, Jack DURIEUX, La fièvre d’Urbicande, Cast­er­man, 2020, 106 p., 24 € / ePub : 15.99 €, ISBN : 9782203202924

schuiten peeters durieux la fievre d'urbicandeAprès une exis­tence en noir et blanc, La fièvre d’Urbicande, le deux­ième album des mythiques Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters, couron­né par le Prix du Meilleur album d’Angoulême en 1985, con­naît une nou­velle vie. Une résur­rec­tion-recréa­tion placée sous le signe de la couleur sou­veraine­ment déployée par Jack Durieux. Après Les murailles de Samaris, un pre­mier album en couleur qui révo­lu­tion­na le lan­gage de la bande dess­inée, La fièvre d’Urbicande est sor­ti en noir et blanc alors qu’initialement il avait été conçu pour la couleur et qu’un tiers des planch­es de l’album ont été col­orisées. Dès l’origine, la logique du mys­térieux Réseau qui colonise Urbican­de appelait la fièvre de la couleur. Con­tin­uer la lec­ture

Comment ne pas être ferenczien ?

Un coup de cœur du Car­net

Benoît PEETERS, San­dor Fer­enczi. L’enfant ter­ri­ble de la psy­ch­analyse, Flam­mar­i­on, 2020, 384 p, 23,90 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑08–134727‑4

benoit peeters sandor ferenczi l'enfant terrible de la psychanalyse flammarion1. Enfant ter­ri­ble de la psy­ch­analyse : l’expression qui four­nit le sous-titre de l’ouvrage est révéla­trice. Dès qu’on s’intéresse à lui, Fer­enczi frappe par son sérieux, sa sagesse, sa pro­fondeur, ses scrupules. Il est vrai­ment le con­traire d’un fan­tai­siste ou d’un provo­ca­teur. S’il peut être qual­i­fié d’enfant ter­ri­ble, c’est à cause de son aura de dis­si­dence. Ce terme a servi, on le sait, à réprimer la lib­erté de pen­sée et le juge­ment cri­tique, en Union sovié­tique. Il garde tout son pou­voir réduc­teur encore aujourd’hui. Ain­si le nom de Fer­enczi, en 2020, reste mécon­nu et même occulté. Ce n’est pas que l’idéologie con­tem­po­raine ait vrai­ment cher­ché à étouf­fer ce nom. C’est qu’il nous parvient à tra­vers un brouil­lage des cartes ana­logue aux per­tur­ba­tions hertzi­ennes qui visaient à entraver les émis­sions de radio Lon­dres. Con­tin­uer la lec­ture

Utopie, dystopie et Cités obscures

MONDES imPAR­FAITS. Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters, Impres­sions Nou­velles et Mai­son d’Ailleurs, 2019, 128 p., 28,50 €, ISBN : 978–2‑87449–730‑8

À l’occasion de l’exposition MONDES imPAR­FAITS. Autour des cités obscures paraît l’ouvrage éponyme inter­ro­geant la ques­tion de l’utopie et de la dystopie. Illus­tré de dessins rares de François Schuiten, de nom­breux doc­u­ments, d’un long entre­tien entre Marc Atal­lah, Schuiten et Peeters, de textes de François Ros­set et Marc Atal­lah, le livre ques­tionne la nais­sance, la genèse de l’utopie (de Thomas More, Fran­cis Bacon à Cam­panel­la, Cyra­no de Berg­er­ac, Mari­vaux…, sans oubli­er les précurseurs, Pla­ton, Lucien de Samosate…), l’avènement de la dystopie avec Zami­a­tine, Hux­ley, Orwell et la présence d’un schème utopique/dystopique dans les Cités obscures. Pro­jet de société idéale, plan­i­fi­ca­tion d’un bon­heur col­lec­tif, l’utopie témoigne en son éty­molo­gie de l’oscillation qui porte sa visée d’une cité par­faite : elle est à la fois « u‑topos », « d’aucun lieu », et « eu-topos », « un lieu bon », pris­on­nière de l’imaginaire et rêve promis à sa réal­i­sa­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Cap sur les cités obscures

François SCHUITEN, Benoît PEETERS, Les Cités obscures, Livre 3, Cast­er­man, 2018, 408 p., 47 €, ISBN : 978–2‑203–15375‑2

Pub­liée en qua­tre tomes par les édi­tions Cast­er­man, l’intégrale des Cités obscures four­nit, aux côtés des œuvres cultes du dessi­na­teur François Schuiten et du scé­nar­iste Benoît Peeters, de pré­cieux inédits ain­si que des frag­ments du Guide des Cités. Le livre 3 rassem­ble L’enfant penchée, Mary La Penchée, L’affaire Des­om­bres, L’écho des cités et L’ombre d’un homme. Depuis les années 1980, François Schuiten et Benoît Peeters fraient une œuvre sidérante qui excède les lim­ites de la bande dessinée.S’aventurer dans un univers par­al­lèle con­sti­tué de cités soumis­es à des lois physiques, à des événe­ments, des phénomènes étrangers à notre monde implique des’ouvrir à un voy­age tout à la fois méta­physique, galac­tique, mental,initiatique. Dans ce monde imper­cep­ti­ble depuis le nôtre, chaque cité se sin­gu­larise par un ensem­ble de paramètres qui la déter­mine : sig­na­ture archi­tec­turale, régime poli­tique, socio-économique, sys­tème symbolique,géographie, faune (raré­fiée) et flo­re, pro­duc­tion cul­turelle…

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Une jeunesse à table et aux fourneaux

Benoît PEETERS, Aurélia AURITA, Comme un chef, Cast­er­man, coll. « Écri­t­ures », 2018, 216 p., 18,95 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782203146754

peeters aurita comme un chef.jpgBenoît Peeters est un intel­lectuel de mul­ti­ples tal­ents. Écrivain, cri­tique, biographe (Hergé, Paul Valéry, Jacques Der­ri­da), édi­teur, co-auteur des célèbres Cités Obscures avec François Schuiten, il est aus­si, ce que l’on savait peut-être moins, un authen­tique gas­tronome – tant en dégus­ta­tion qu’en pré­pa­ra­tion. Peut-être inspiré par Le gourmet soli­taire de Jirō Taniguchi dont il est friand, il pub­lie chez Cast­er­man, dans la col­lec­tion culte « Écri­t­ures », Comme un chef, une auto­bi­ogra­phie culi­naire sous forme de roman graphique avec, aux dessins, Aurélia Auri­ta, bien con­nue pour Fraise et choco­lat, bande dess­inée aut­ofic­tive et éro­tique. Con­tin­uer la lec­ture

Paris en toutes lettres : des Belges au programme

le-mort

Le Fes­ti­val Paris en toutes let­tres se tient du 10 au 21 novem­bre . Il est fondé sur les hybri­da­tions entre les gen­res lit­téraires et les formes artis­tiques ain­si que sur les réso­nances entre la géo­gra­phie parisi­enne et sa vie lit­téraire. Il se déploie dans une ving­taine de lieux.  À tra­vers ce foi­son­nement de propo­si­tions, c’est à un Paris résol­u­ment vivant et tra­ver­sé de lit­téra­ture que le fes­ti­val donne voix. Plusieurs Belges appa­rais­sent dans une pro­gram­ma­tion foi­son­nante Con­tin­uer la lec­ture