Archives par étiquette : littérature et cinéma

Le centenaire d’André Delvaux

andré delvaux

André Del­vaux

Le cinéaste André Del­vaux aurait 100 ans aujour­d’hui. Con­sid­éré comme l’un des maitres du réal­isme mag­ique au ciné­ma et comme l’un des plus grands réal­isa­teurs belges, il a sou­vent puisé l’in­spi­ra­tion de ses films dans la lit­téra­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Le palimpseste Marilyn

Daniel CHARNEUX, I’m not M.M., Arléa, coll. “La ren­con­tre”, 2026, 208 p., 19 €, ISBN : 9782363084309

charneux i'm not mmOn ne peut que revenir vers Mar­i­lyn lorsqu’elle nous a hap­pés. L’écriture ne peut que se remet­tre en mou­ve­ment, ques­tion­ner au fin­ish le mythe Mar­i­lyn Mon­roe, ce qu’il révèle de nous, de nos sociétés, ce qu’il cache, la part intime, la per­son­ne de Nor­ma Jeane Bak­er qu’il étouffe. Vingt ans après Nor­ma, roman, Daniel Charneux livre un chant tout en clair-obscur qui s’enracine dans la phrase rédigée par la star en 1955 dans l’agenda ital­ien, I’m not M.M. Cinq mots, dont un bar­ré, raturé, qui con­densent la tragédie de l’actrice, qui posent simul­tané­ment l’affirmation de son iden­tité en tant que M. M. et la néga­tion de ce rôle forgé par le sys­tème et l’industrie du sep­tième art. Chronologique­ment, nous descen­dons dans le vécu de l’idole plané­taire déchirée entre la quête d’un père incon­nu, d’une libéra­tion et l’enfermement dans le monde des images, dans la machiner­ie hol­ly­woo­d­i­enne des rêves. Le dia­logue avec l’entité duelle Nor­ma Jeane/Marilyn se voit étof­fé par la mise en scène dis­crète de la voix de l’auteur, par l’analyse de son obses­sion, de sa pas­sion Mar­i­lyn. Le motif du dou­ble, du miroir agit à tous les niveaux, entre Mar­i­lyn et Nor­ma, entre le pub­lic et l’icône, entre l’écriture qui court vers M. M. et celle-ci qui danse dans l’impossible. Daniel Charneux passe en dessous de la ligne de flot­tai­son des songes, en dessous des mil­liers de pho­tos, de pel­licules, de films qui exha­lent la pho­togénie mythique de Mar­i­lyn. Con­tin­uer la lec­ture

Des adaptations et des prix

En 2025, plusieurs livres belges ont fait l’ob­jet d’adap­ta­tions ciné­matographiques. Deux d’en­tre elles pour­raient être prochaine­ment récom­pen­sées. Con­tin­uer la lec­ture

Bilan 2025 : des livres sur grand écran

La lit­téra­ture est une éter­nelle source d’inspiration pour le ciné­ma. Comme d’autres, la lit­téra­ture belge est pour­voyeuse d’idées pour le 7e Art. Notre rétro­spec­tive de l’année lit­téraire se pour­suit avec les films adap­tés de la lit­téra­ture belge sor­tis sur les écrans du Roy­aume en 2025. Con­tin­uer la lec­ture

Toussaint, entre littérature et cinéma, dans le vice-versa

Christophe MEURÉE, Jean-Philippe Tou­s­saint et le ciné­ma, Pré­face de Lau­rent Demoulin, Archives & Musée de la Lit­téra­ture, coll. « Archives du futur », 2025, 272 p., 28 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 978–2‑87168–105‑2

meuree jean philippe toussaint et le cinémaÉcrivain et cinéaste, écrivain-cinéaste, ou écrivain s’échappant de la lit­téra­ture grâce au ciné­ma ? Ces ques­tions se posent lorsqu’on observe depuis qua­tre décen­nies les mul­ti­ples activ­ités de Jean-Philippe Tou­s­saint, et les liens entre­croisés qu’il a inex­tri­ca­ble­ment noués entre la lit­téra­ture et le sep­tième art. Certes, les rap­ports entre les deux, chez le réal­isa­teur de La pati­noire (en 35 mm) ou de The Hon­ey Dress (2015, en vidéo numérique légère) ont par la force des choses été régulière­ment abor­dés par la cri­tique, à chaque sor­tie d’un film, mais aus­si lorsque parais­sait un nou­veau livre – et qu’on assur­ait à l’écrivain qu’il pra­ti­quait « une écri­t­ure ciné­matographique », ce qui sem­ble l’avoir tou­jours agacé. Sur son pro­pre site inter­net, mais égale­ment dans d’autres recueils d’études qui lui ont été con­sacrés, le ciné­ma occupe une place sou­vent cru­ciale. Tou­s­saint lui-même a tou­jours recon­nu qu’il était davan­tage, dès l’enfance, attiré par le grand écran plutôt que par les livres, et qu’il pra­ti­qua très jeune, out­re l’apprentissage des échecs, une cinéphilie dévo­rante, déployée avec appétit dans la plu­part des gen­res ciné­matographiques. Con­tin­uer la lec­ture

Lucas Belvaux s’auto-adapte

belvaux les tourmentés film

L’été 2025 aura été riche en adap­ta­tions de la lit­téra­ture sur grand écran. Et l’au­tomne pour­rait bien pour­suiv­re sur cette lancée. Dès le 24 sep­tem­bre, les spec­ta­teurs belges pour­ront en effet décou­vrir Les tour­men­tés, film adap­té par Lucas Bel­vaux du roman du même nom de… Lucas Bel­vaux.  Con­tin­uer la lec­ture

Denis Podalydès, le nouveau Maigret

denis podalydès

Denis Poda­ly­dès

Denis Poda­ly­dès prêtera ses traits au com­mis­saire Mai­gret pour un film de Pas­cal Bonitzer annon­cé pour févri­er 2026.  Con­tin­uer la lec­ture

Véronique Bergen et Zoë Lund : « Tu cherches l’infini »

Un coup de cœur du Car­net

Véronique BERGEN, Voy­age avec Zoë Lund, Lan­sk­ine, 2025, 48 p., 14 €, ISBN : 978–2‑35963–162‑3

bergen voyage avec zoe lundGar­rotée d’existence, Zoë Lund est un être flam­boy­ant. Elle est née en 1962 et morte en 1999 – ceci pour ren­seign­er les fanas de Chronos. Zoë Lund est aus­si immortelle – ceci pour les fanas d’Aïon. Et pour les fanas de Kaïros : saluez la sor­tie de cet opus de Véronique Bergen, qui opère un saut magis­tral, et sans filet, dans la Lit­téra­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Une adaptation d’Amélie Nothomb à Cannes

amelie et la métaphysique des tubes

Amélie et la méta­physique des tubes, un film d’an­i­ma­tion adap­té de Méta­physique des tubes, a été présen­té au Fes­ti­val de Cannes. Il sor­ti­ra sur les écrans belges le 25 juin 2025.
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Évidemment que les monstres existent

Un coup de cœur du Car­net

Christophe MEUREE, Ellen Rip­ley. Sur­vivre à l’alien. Sur­vivre à l’avenir, Impres­sions nou­velles, coll. “La fab­rique des héros”, 2025, 128 p., 13 € / ePub : 8,99 €, ISBN : 978–2‑39070–212‑2

meurée ellen ripleyEût-il fal­lu atten­dre, patiem­ment, la nais­sance d’un écrivain tel que Christophe Meurée, alien au sein des let­tres (cette per­son­ne étant – au même titre que Sigour­ney Weaver, actrice qui a incar­né Ellen Rip­ley – au croise­ment de la recherche, de l’enseignement et de l’art) pour com­pren­dre davan­tage qui est ce per­son­nage d’Ellen Rip­ley ? Ce per­son­nage un peu bizarre de la saga Alien qui accouche de trucs tout aus­si mon­strueux, peu importe la forme ? Con­tin­uer la lec­ture

Magritte du cinéma 2025 : les sélections

Les listes des nom­i­na­tions pour les Magritte du ciné­ma 2025 sont tombées. TKT, le film inspiré d’un roman d’Elena Tenace, fig­ure dans l’une des sélec­tions, tan­dis que L’art d’être heureux, de l’écrivain et réal­isa­teur Ste­fan Liber­s­ki, est présent à deux repris­es. Con­tin­uer la lec­ture

Bilan 2024 : des livres sur grand écran

La lit­téra­ture est une éter­nelle source d’in­spi­ra­tion pour le ciné­ma. Par­mi les films qui sor­tent chaque semaine, une part sig­ni­fica­tive sont des adap­ta­tions. Comme d’autres, la lit­téra­ture belge est elle aus­si une pour­voyeuse d’idées pour le 7e Art. Notre rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire se pour­suit avec les films adap­tés de la lit­téra­ture belge sor­tis sur les écrans du Roy­aume en 2024. Con­tin­uer la lec­ture

Ne jamais abdiquer

Nico­las KOZAKIS, Raoul VANEIGEM, Vivre, Yel­low Now et EMET, 2024, 224 p., 28 €, ISBN : 9782873405038

kozakis vaneigem vivrePlacé sous l’horizon d’une réin­ven­tion des pos­si­bil­ités d’exister, le livre Vivre se présente comme un dis­posi­tif com­posé des textes de Raoul Vaneigem et des images, des pho­togrammes de Nico­las Koza­kis. Somptueuse­ment présen­tée, cette machine poé­tique de résis­tance est extraite des films qu’ils ont réal­isés entre 2012 et 2022. En français, en anglais et en grec (l’ouvrage est co-édité par Yel­low Now et l’EMET, le Musée nation­al d’Art con­tem­po­rain d’Athènes), les textes dia­loguent avec des images en noir et blanc, paysages grecs, scènes de la vie quo­ti­di­enne, éten­dues mar­itimes, vis­ages mul­ti­ples du vivant… Dans un monde dom­iné par la logique pré­da­trice du Cap­i­tal, par l’asservissement des formes de vie humaines et non humaines, régi par une société du spec­ta­cle entrée dans son dernier acte, les films écrits et réal­isés par Raoul Vaneigem et Nico­las Kazankis s’élèvent comme un chant de par­ti­sans pari­ant pour l’avènement d’une nou­velle ère, pour une tec­tonique des con­sciences et des corps éman­cipés de l’emprise exer­cée par un panop­tique général­isé. Con­tin­uer la lec­ture

Rencontre avec Jeanne Dielman

Clarisse MICHAUX, La gai­eté me sidère, Hour­ra, 2024, 72 p., 16 €, ISBN : 9782491297084

michaux la gaieté me sidèreLa gai­eté me sidère, le recueil poé­tique de Clarisse Michaux s’est écrit depuis un déchire­ment, depuis une révéla­tion livrée par une séquence du film de Chan­tal Aker­man, Jeanne Diel­man, 23, quai du com­merce, 1080 Brux­elles. La spec­ta­trice du film entre­prend un pèleri­nage qui gravite autour du film, du per­son­nage de Jeanne, dans une atten­tion à l’espace de la répéti­tion, à la monot­o­nie des gestes d’une ménagère enfer­mée dans la rou­tine d’une vie. J. D., ses tâch­es ménagères et ses clients, la même chose. J. D., son fils, une dévi­tal­i­sa­tion de l’existence. C’est au cœur de l’expérience de la durée délivrée par Jeanne Diel­man, filmée par Chan­tal Aker­man que Clarisse Michaux s’installe, dans un dia­logue avec la ménagère-pros­ti­tuée de 1975. Comme si l’expérience de la durée morte, dés­in­ten­si­fiée qui empris­onne Jeanne Diel­man se pro­longeait dans le temps écoulé entre la réal­i­sa­tion du film et sa récep­tion cinquante ans plus tard. Con­tin­uer la lec­ture

Largo Winch revient au cinéma

masset depasse largo winch le prix de l'argent

Ce mer­cre­di 7 août sor­ti­ra sur les écrans belges Largo Winch : le prix de l’ar­gent, troisième adap­ta­tion pour le grand écran de la série de bande dess­inée de Jean Van Hamme et Philippe Francq.  Con­tin­uer la lec­ture

Roman en vie

Riton LIEBMAN, La vedette du quarti­er, Séguier, 2024, 277 p., 21 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑84049–969‑5

liebman la vedette du quartierRiton Lieb­man est comé­di­en depuis plus de qua­tre décen­nies. Sa pre­mière appari­tion à l’écran remonte à 1977 dans Pré­parez vos mou­choirs de Bertrand Bli­er. Il a alors 13 ans. L’appel pour un cast­ing est paru dans le jour­nal et il s’y est présen­té sans ses par­ents. Il est retenu pour un rôle aux côtés d’acteurs recon­nus et sa vie bas­cule. Il décou­vre la vie sur le tour­nage, celle d’adultes sans com­plex­es alors que lui vient d’un milieu où l’existence est guidée par des principes forts. Son père, Mar­cel Lieb­man, est pro­fesseur de sci­ences poli­tiques à l’ULB, il est de gauche et ne manque aucune occa­sion de le man­i­fester. Sa mère vient d’une famille juive, elle est psy­chothérapeute spé­cial­iste de la méth­ode Gor­don, mieux con­nue sous le nom de Par­ents effi­caces. Chez lui, on ne rigole pas avec les principes. Con­tin­uer la lec­ture