Marie NIZET, Capitaine vampire, Postface de Laurent Therer, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2025, 215 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–725‑8
Un dossier pédagogique (pdf) complète le livre
Véritable surprise que la découverte de ce livre ! En 1879, Marie Nizet publie Capitaine vampire. S’il rencontre un certain intérêt, le roman (qu’elle qualifie en sous-titre de Une nouvelle roumaine) disparait ensuite complètement de l’histoire littéraire. Dans les études sur le thème du vampire, son livre n’est jamais mentionné. Ce n’est qu’en 2004 qu’un médiéviste roumain cite le roman et va même jusqu’à prétendre qu’il aurait exercé une influence importante sur le Dracula de Bram Stoker paru en 1897. Laurent Therer, le postfacier, mène une intéressante réflexion sur cette affirmation. Il montre que la réponse est nuancée. La réédition en Espace Nord est la première en Belgique depuis 1879 ! Continuer la lecture



En 2017, Claude Donnay, figure éminente de la poésie belge (comme poète, éditeur, directeur de revue) publiait 
Bruxelles, un « vieux vendredi d’avril », un vingt-quatre. Célestin de Méeûs prend la tangente pour une cavale russe qu’il effectue à rebours de Cendrars – s’expulsant du petit pays dont il « n’a jamais voulu rien savoir » pour se ficher, telle une épingle sur une carte, à Vladivostok. C’est des confins de la Russie, du plus extrême est, qu’il entreprend alors un retour vers Ostende et vers l’aimée. Gardien d’une photographie d’elle qu’il « criblera de doigts », c’est à elle qu’il s’adresse dans ce long poème démontrant que le souffle peut ne jamais mourir, déroulant implacablement des vers d’une exigeante soif de justesse.