Archives par étiquette : Léon Spilliaert

Un nouveau dessin de Spilliaert à la KBR

spilliaert crommelynck

Léon Spilli­aert, Dessin de cou­ver­ture pour Le sculp­teur de masques, 1907

La KBR annonce un ajout de pres­tige à ses col­lec­tions : un dessin de Léon Spilli­aert qui devait illus­tr­er la cou­ver­ture du Sculp­teur de masques, de Fer­nand Crom­me­lynck. Con­tin­uer la lec­ture

Spilliaert et le théâtre de Maeterlinck : une exposition aux Musées royaux des Beaux-Arts

exposition spilliaert mrbab affiche

Depuis décem­bre, les Musées roy­aux des Beaux-Arts à Brux­elles exposent les trois vol­umes de l’édi­tion Deman du théâtre de Maeter­linck illus­trés par Léon Spilli­aert. Cette pièce excep­tion­nelle, exposée au Musée Fin-de-Siè­cle, béné­fi­cie désor­mais d’une expo­si­tion focus. Celle-ci situe ce tra­vail d’il­lus­tra­tion hors du com­mun dans le par­cours de Spilli­aert, alors à l’aube de sa car­rière de pein­tre. 

Une exposition intimiste

À tra­vers une expo focus intimiste, les Musées roy­aux des Beaux-Arts de Bel­gique offrent un éclairage unique sur les oeu­vres de jeunesse de Léon Spilli­aert. Une belle oppor­tu­nité d’entrer dans la peau et la tête du sym­bol­iste belge tour­men­té. Une ving­taine d’oeuvres sur papi­er soigneuse­ment choisies illus­tre la crise exis­ten­tielle vécue par le jeune Léon Spilli­aert. Con­tin­uer la lec­ture

Maeterlinck aux Musées royaux des Beaux-Arts

vol 1 Aveugles dubbelblad

Illus­tra­tion pour la pièce “Les Aveu­gles” — © Olivi­er Guyaux Ate­lier de l’Imagier

Depuis le 21 décem­bre, le Musée Fin-de-Siè­cle expose les trois vol­umes du Théâtre de Maeter­linck illus­trés par Léon Spilli­aert. Une œuvre unique et excep­tion­nelle.  Con­tin­uer la lec­ture

Le théâtre de Maeterlinck illustré par Spilliaert bientôt exposé aux Musées royaux des Beaux-Arts

Les Aveugles Maeterlinck Spilliaert

Une page de la pièce “Les Aveu­gles” — ©Luc Schro­bilt­gen, Brux­elles

Les Musées roy­aux des Beaux-Arts, la Com­mu­nauté fla­mande et la Fon­da­tion Roi Bau­douin ont uni leur force pour acquérir les trois vol­umes du théâtre de Mau­rice Maeter­linck édités par Edmond Deman, illus­trés par Léon Spilli­aert.

De 1901 à 1902, l’édi­teur brux­el­lois Edmond Deman pub­lie, en édi­tion lim­itée et en trois vol­umes, l’in­té­grale du théâtre de Mau­rice Maeter­linck (1862–1949). L’édi­teur con­serve pour son usage per­son­nel un exem­plaire du trip­tyque, qu’il con­fie au jeune pein­tre Léon Spilli­aert (1881–1946) pour illus­tra­tion. L’artiste s’at­tèle à la tâche de sep­tem­bre 1902 à juil­let 1903. Il réalise quelque 340 illus­tra­tions à l’en­cre de Chine, à la gouache et au pas­tel.  Con­tin­uer la lec­ture

Vertige !

Un coup de cœur du Car­net

Kate MILIE, Le mys­tère Spilli­aert, 180° édi­tions, 2020, 154 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931008–33‑1

millie le mystère spilliaertLe titre pilote vers le polici­er, une page de garde annonce un roman, le texte échappe aux éti­quettes et con­jugue les reg­istres : jour­nal de bord de l’autrice autour d’un pro­jet d’écriture, doc­u­ments qui le fondent (let­tres de pro­tag­o­nistes ou de témoins, liste de lieux à vis­iter), frag­ments d’une rêver­ie biographique à par­tir des points d’acmé d’une exis­tence. Con­tin­uer la lec­ture

Spilliaert. Passer de l’autre côté des choses

Stéphane LAMBERT, Être moi, tou­jours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilli­aert, Arléa, 2020, 128 p., 10 €, ISBN : 978–2‑36308–223‑7

Après Mon­et (L’adieu au paysage. Les nymphéas de Claude Mon­et, La Dif­férence, Mon­et, impres­sions de l’étang, Arléa), Rothko (Mark Rothko, rêver de ne pas être, Arléa), Nico­las de Staël (Nico­las de Staël, le ver­tige et la foi, Arléa), Goya (Visions de Goya, l’éclat dans le désas­tre, Arléa, prix Mal­raux 2019), le dia­logue que Stéphane Lam­bert noue avec la pein­ture se porte sur Léon Spilli­aert. Prox­im­ité, sis­mo­graphe de poète, affinités élec­tives, démarche ques­tion­nante qui décloi­sonne l’œuvre et la vie et plonge à mains nues dans l’imaginaire des pein­tres : ce quatuor com­pose moins une méth­ode qu’un embrase­ment pas­sion­né. Dans Être moi, tou­jours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilli­aert, Stéphane Lam­bert livre un réc­it à deux voix, celle du pein­tre Spilli­aert, celle du nar­ra­teur-auteur.


Lire aus­si : His­toires de vie, des ren­con­tres risquées entre réel et imag­i­naire (C.I. 190)


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Anamnèse et Graal intime

Philippe REMY-WILKIN, Ver­tige !, Mael­strOm, coll. “Book­leg Brux­elles se con­te”, 2019, 36 p., 3 €, ISBN : 978–2‑87505–347‑3

Le réc­it Ver­tige ! est bâti à l’image du tableau Ver­tige, l’escalier mag­ique de Spilli­aert, qui fig­ure en cou­ver­ture. Avec brio, entre impos­si­ble anam­nèse et démon de la logique, Philippe Remy-Wilkin campe une fic­tion aus­si entê­tante qu’un breuvage. Sur fond d’un ques­tion­nement sur le règne de Léopold II, sur les couliss­es sanglantes de la coloni­sa­tion du Con­go, une machine infer­nale (au sens de Cocteau) se met en place : à l’occasion d’une mys­térieuse invi­ta­tion à se ren­dre au Musée de Ter­vueren, le nar­ra­teur se retrou­ve embar­qué dans une tec­tonique des plaques touchant l’Histoire et son his­toire famil­iale. Ryth­mée par la voix posthume de la mère, l’architecture du réc­it adopte un mou­ve­ment tout en spi­rale. Com­ment lever la chape de plomb des non-dits qui écrase les siè­cles ? Pourquoi le nar­ra­teur en vient-il à soupçon­ner un « rose­bud » refoulé der­rière sa pas­sion de l’Histoire ? La déam­bu­la­tion, la vis­ite eth­nospa­tiale dans les salles du Musée de Ter­vueren catal­yse une descente spéléologique dans le temps. Quel lien ombil­i­cal avec l’Afrique a‑t-il occulté ? Dans le sil­lage de la mort de la mère, des zones intimes tenues dans l’ombre récla­ment un pas­sage vers la lumière. Con­tin­uer la lec­ture