Archives par étiquette : Léon Spilliaert

Spilliaert et le théâtre de Maeterlinck : une exposition aux Musées royaux des Beaux-Arts

exposition spilliaert mrbab affiche

Depuis décembre, les Musées royaux des Beaux-Arts à Bruxelles exposent les trois volumes de l’édition Deman du théâtre de Maeterlinck illustrés par Léon Spilliaert. Cette pièce exceptionnelle, exposée au Musée Fin-de-Siècle, bénéficie désormais d’une exposition focus. Celle-ci situe ce travail d’illustration hors du commun dans le parcours de Spilliaert, alors à l’aube de sa carrière de peintre. 

Une exposition intimiste

À travers une expo focus intimiste, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique offrent un éclairage unique sur les oeuvres de jeunesse de Léon Spilliaert. Une belle opportunité d’entrer dans la peau et la tête du symboliste belge tourmenté. Une vingtaine d’oeuvres sur papier soigneusement choisies illustre la crise existentielle vécue par le jeune Léon Spilliaert. Continuer la lecture

Maeterlinck aux Musées royaux des Beaux-Arts

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Illustration pour la pièce « Les Aveugles » – © Olivier Guyaux Atelier de l’Imagier

Depuis le 21 décembre, le Musée Fin-de-Siècle expose les trois volumes du Théâtre de Maeterlinck illustrés par Léon Spilliaert. Une œuvre unique et exceptionnelle.  Continuer la lecture

Le théâtre de Maeterlinck illustré par Spilliaert bientôt exposé aux Musées royaux des Beaux-Arts

Les Aveugles Maeterlinck Spilliaert

Une page de la pièce « Les Aveugles » – ©Luc Schrobiltgen, Bruxelles

Les Musées royaux des Beaux-Arts, la Communauté flamande et la Fondation Roi Baudouin ont uni leur force pour acquérir les trois volumes du théâtre de Maurice Maeterlinck édités par Edmond Deman, illustrés par Léon Spilliaert.

De 1901 à 1902, l’éditeur bruxellois Edmond Deman publie, en édition limitée et en trois volumes, l’intégrale du théâtre de Maurice Maeterlinck (1862-1949). L’éditeur conserve pour son usage personnel un exemplaire du triptyque, qu’il confie au jeune peintre Léon Spilliaert (1881-1946) pour illustration. L’artiste s’attèle à la tâche de septembre 1902 à juillet 1903. Il réalise quelque 340 illustrations à l’encre de Chine, à la gouache et au pastel.  Continuer la lecture

Vertige !

Un coup de cœur du Carnet

Kate MILIE, Le mystère Spilliaert, 180° éditions, 2020, 154 p., 20 €, ISBN : 978-2-931008-33-1

millie le mystère spilliaertLe titre pilote vers le policier, une page de garde annonce un roman, le texte échappe aux étiquettes et conjugue les registres : journal de bord de l’autrice autour d’un projet d’écriture, documents qui le fondent (lettres de protagonistes ou de témoins, liste de lieux à visiter), fragments d’une rêverie biographique à partir des points d’acmé d’une existence. Continuer la lecture

Spilliaert. Passer de l’autre côté des choses

Stéphane LAMBERT, Être moi, toujours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilliaert, Arléa, 2020, 128 p., 10 €, ISBN : 978-2-36308-223-7

Après Monet (L’adieu au paysage. Les nymphéas de Claude Monet, La Différence, Monet, impressions de l’étang, Arléa), Rothko (Mark Rothko, rêver de ne pas être, Arléa), Nicolas de Staël (Nicolas de Staël, le vertige et la foi, Arléa), Goya (Visions de Goya, l’éclat dans le désastre, Arléa, prix Malraux 2019), le dialogue que Stéphane Lambert noue avec la peinture se porte sur Léon Spilliaert. Proximité, sismographe de poète, affinités électives, démarche questionnante qui décloisonne l’œuvre et la vie et plonge à mains nues dans l’imaginaire des peintres : ce quatuor compose moins une méthode qu’un embrasement passionné. Dans Être moi, toujours plus fort. Les paysages intérieurs de Léon Spilliaert, Stéphane Lambert livre un récit à deux voix, celle du peintre Spilliaert, celle du narrateur-auteur.


Lire aussi : Histoires de vie, des rencontres risquées entre réel et imaginaire (C.I. 190)


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Anamnèse et Graal intime

Philippe REMY-WILKIN, Vertige !, MaelstrOm, coll. « Bookleg Bruxelles se conte », 2019, 36 p., 3 €, ISBN : 978-2-87505-347-3

Le récit Vertige ! est bâti à l’image du tableau Vertige, l’escalier magique de Spilliaert, qui figure en couverture. Avec brio, entre impossible anamnèse et démon de la logique, Philippe Remy-Wilkin campe une fiction aussi entêtante qu’un breuvage. Sur fond d’un questionnement sur le règne de Léopold II, sur les coulisses sanglantes de la colonisation du Congo, une machine infernale (au sens de Cocteau) se met en place : à l’occasion d’une mystérieuse invitation à se rendre au Musée de Tervueren, le narrateur se retrouve embarqué dans une tectonique des plaques touchant l’Histoire et son histoire familiale. Rythmée par la voix posthume de la mère, l’architecture du récit adopte un mouvement tout en spirale. Comment lever la chape de plomb des non-dits qui écrase les siècles ? Pourquoi le narrateur en vient-il à soupçonner un « rosebud » refoulé derrière sa passion de l’Histoire ? La déambulation, la visite ethnospatiale dans les salles du Musée de Tervueren catalyse une descente spéléologique dans le temps. Quel lien ombilical avec l’Afrique a-t-il occulté ? Dans le sillage de la mort de la mère, des zones intimes tenues dans l’ombre réclament un passage vers la lumière. Continuer la lecture