Annie PRÉAUX, Disparu d’un trait d’encre, M.E.O, 2022, 188 p., 17 € / ePub : 10,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0314‑9
C’est à une forme de “passe-muraille” que l’autrice Annie Préaux se consacre dans son dernier roman en date, Disparu d’un trait d’encre publié aux Éditions M.E.O.
Le récit ne cesse de couper le fil, de le renouer, de le couper encore, le tout dans le Grand Jeu de la narratrice et du personnage, qui n’est pas un personnage de roman mais son locataire disparu et réapparaissant régulièrement sous la forme… d’un personnage romanesque. Continuer la lecture
Michael Lonsdale résume bien cette étrange machine qu’est le théâtre avant que d’être spectacle. François Emmanuel vient de publier deux pièces aux éditions Lansman, Dressing room et Les trains dans la plaine. Deux pièces absolument différentes dans la langue et cependant à aucun moment contraires. Il s’agit de la question centrale de l’amour, de la dignité, de la patience et des versions carnivores de l’homme qui rôde parmi nous.
Ça se passe à Mons, à Cuesmes, aux États-Unis, dans un arc entre deux mondes.
Comme une lance de René Bizac s’offre comme une étrange pièce dramatique onirique dotée d’une langue souvent proche de l’hyperréalisme.
L’éditrice Françoise Salmon et l’auteur Dominique Maes ont bien eu raison de nous offrir en cette fin d’année une vingtaine de nouvelles autour du bonheur de la cuisine, de l’amour et de la littérature. En ces temps secs, c’est un bonheur de lire et relire certains passages de ce livre gouleyant, Gourmandises.
Aux éditions du Cactus inébranlable, le mystère des titres est souvent un jeu de pistes et de cache-cache avec le bon sens. Tristan Alleman et son dernier opus Avoir fleurs n’échappe pas à la règle… Nous étions évidemment particulièrement soucieux de découvrir le sens de cette étrange locution verbale, « avoir fleurs ». Interrogé sur le sens de ce titre, l’auteur nous rappelle l’émotion toujours présente et sa joie à la lecture des poèmes de Géo Norge à qui il dédie ce recueil. 


La féminité est, plus que jamais, le creuset de la plupart des livres qui paraissent aujourd’hui…Une féminité transfuge, abusée, déclarée, revendiquée, guerrière… Les études de genre veulent rebattre les cartes des identités, les lignes d’horizon de notre humanité.
Louis, au public — Je m’appelle Louis. Je viens d’une bonne famille, j’ai fait des études, j’ai des amis, des projets, une copine, j’ai de la chance surtout. De bonnes cartes en main. Aujourd’hui, je vais en prison pour la première fois de ma vie. Je suis comédien-animateur et je vais faire du théâtre en milieu carcéral. J’y ai pensé toute la journée. On me l’a proposé et sans y réfléchir plus que ça, j’ai dit oui. Et là, sur le parking de la prison, dans ma voiture, j’ai peur. En fait, je suis partagé entre l’excitation et la peur de l’inconnu. Il y a des mecs violents là-dedans… J’y vais ou je n’y vais pas ?
L’homme moderne est en train de se défaire du réel comme s’il ne restait de l’humanisme et de l’utopie universaliste que des sursauts, que l’Histoire (quand donc en sommes-nous sortis ?) était devenue l’actrice la plus impitoyable du faux.
Parler du livre aujourd’hui semble un passage obligé pour celles et ceux qui en ont été nourris à l’âge des grandes constructions, cela revient souvent à évoquer une biodiversité de l’esprit qui se traduit souvent en termes d’ « ensauvagement »… Cet acte de lire si simple apparemment mais si éminemment complexe et périlleux serait de l’ordre de la fureur (nous y sommes actuellement en Fédération Wallonie-Bruxelles), du plaisir permanent, du jouir à pleines pages.