Carl NORAC (auteur) et Éléonore SCARDONI (illustratrice), Avant toute chose, CotCotCot, 2025, 44 p., 22 €, ISBN : 9782930941523
« Chaque couche d’impression reflète une variation dans la texture, la couleur ou la profondeur, évoquant les modulations d’un son à travers le temps et l’espace. Cette approche crée une analogie visuelle et sensible entre l’invisible du son et sa transcription graphique tangible. Ainsi, je transforme les sons, habituellement perçus comme immatériels et fugaces, en éléments concrets et perceptibles, traduisant l’évolution et les nuances d’un paysage sonore par un travail d’impression et de gravure. » Telle est la démarche adoptée par Éléonore Scardoni pour ses Fragments d’écoute offerts aux regards. Continuer la lecture









Qu’allait écrire Nicole Malinconi, après avoir donné voix à Theresa Stangl, la veuve de Franz Stangl, ex-commandant du camp d’extermination de Treblinka (
Comment déterritorialiser les pratiques scientifiques, sortir de l’attention exclusive à l’universel pour s’ouvrir aux récits des individualités animales ? Comment tenter de penser en oiseau et non sur eux ? Dans Habiter en oiseau, Vinciane Despret, auteur d’une œuvre décisive qui décloture les savoirs et secoue leur anthropocentrisme (Quand le loup habitera avec l’agneau, Être bête, Penser comme un rat, Au bonheur des morts….) nous livre un voyage éthologique au pays des oiseaux. Au nombre des réquisits de sa démarche : une exploration de modes d’attention négligés par les scientifiques, un éloge de la lenteur, du « ralentir », un déplacement des questions que l’on pose aux animaux observés. Écouter les chants du merle, comprendre les mondes que les oiseaux construisent, leurs rapports au territoire implique de s’attacher à des « histoires de vie d’oiseaux individuels ».
Un nouveau roman d’Amélie Nothomb en ce mois d’août ? D’aucuns haussent déjà les épaules : évidemment, l’auteure n’a pas manqué une rentrée littéraire depuis 1992. Le cru de cette année est une réécriture d’un conte de Perrault ? Rien de bien nouveau non plus : elle nous a déjà fait le coup en 2012 avec Barbe Bleue. C’est sur Riquet à la houppe qu’elle a cette fois jeté son dévolu? Le petit récit précieux semble taillé sur mesure pour la geisha gothique des Lettres belges, lui qui met aux prises les extrêmes de la beauté et de la laideur et célèbre les séductions de la conversation. Alors, circulez, y a rien à voir ?