Archives par étiquette : Annie Préaux

Le poids du silence

Annie PRÉAUX, Quelque chose à te dire, M.E.O., 2026, 199 p., 20 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0570‑9

preaux quelque chose a te direLe nou­veau réc­it d’Annie Préaux s’ouvre sur l’annonce d’un décès : l’héroïne Agathe apprend le départ de sa mère. Agathe est une dame de 77 ans qui a gran­di dans le Bori­nage à Mons et a été élevée par sa tante Yvette, appelée affectueuse­ment Mamouyette, avec son cousin Michel, qu’elle con­sid­ère comme son « jumeau de cœur ». Elle n’est pas affec­tée par la perte de sa mère et pour cause, celle-ci ne s’est jamais occupée d’elle. Nous plon­geons alors dans les sou­venirs d’Agathe, qui n’a pas d’explication à cet aban­don. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa mère (Blanche) était enceinte lorsqu’elle a épousé son père (Armand), et que ce dernier a été tué par une balle per­due en 1944, quelques mois avant sa nais­sance. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Charles Plisnier 2022

preaux disparu d un trait d encre

Le prix Charles Plis­nier 2022 a été remis ce jeu­di 16 mars à la Mai­son Losseau. Il récom­pense Annie Préaux pour son roman Dis­paru d’un trait d’en­cre paru chez M.E.O.  Con­tin­uer la lec­ture

La narratrice et ses doubles

Annie PRÉAUX, Dis­paru d’un trait d’en­cre, M.E.O, 2022, 188 p., 17 € / ePub : 10,99 €, ISBN : 978–2‑8070–0314‑9

preaux disparu d un trait d encreC’est à une forme de “passe-muraille” que l’autrice Annie Préaux se con­sacre dans son dernier roman en date, Dis­paru d’un trait d’encre pub­lié aux Édi­tions M.E.O. 

Le réc­it ne cesse de couper le fil, de le renouer, de le couper encore, le tout dans le Grand Jeu de la nar­ra­trice et du per­son­nage, qui n’est pas un per­son­nage de roman mais son locataire dis­paru et réap­pa­rais­sant régulière­ment sous la forme… d’un per­son­nage romanesque. Con­tin­uer la lec­ture

Lettres sculptées

Annie PRÉAUX, Pier­res de vie, Coudri­er, 2020, 93 p., 18 €, ISBN : 978–2‑39052–002‑3

Illus­tré par des sculp­tures de pierre de Chris­t­ian Claus, ce nou­veau recueil d’Annie Préaux prend un aspect aus­si archi­tec­tur­al que formel, tant les lignes des œuvres sont ici pures et géométriques, alors que là, elles sont archaïques et rudes ; à l’image de totems issus de réserves archéologiques. Ain­si, Pier­res de vie annonce bien ses couleurs de mar­bre et de gran­it, et dit aus­si bien son titre. La vie s’exprime ardem­ment dans ces formes et lignes défi­ant le poids et l’équilibre lourds de la matière, ain­si que dans les pleins et vides aériens nar­guant sa per­ma­nence et sa sta­bil­ité ; s’en trou­vant d’autant aug­men­tées. Con­tin­uer la lec­ture

Le refus de la bigoterie aliénante

Annie PRÉAUX, Les beaux jours, M.E.O., 2020, 145 p., 15 € / ePub : 8.99 €, ISBN : 978–2‑8070–0231‑9

Le réc­it de l’autrice nous plonge dans la vie d’Annette, une jeune fille de douze ans qui vient d’être réglée pour la pre­mière fois et à qui sa grand-mère annonce que « les beaux jours sont finis ». Spon­tané­ment, l’héroïne répond in pet­to (et le lecteur aus­si) : ah, bon ? Con­tin­uer la lec­ture

Auteur en quête de son personnage

Annie PRÉAUX, Bird et le mage Chô, M.E.O., 2017, 220 p., 17€, ISBN : 978–2‑8070–0134‑3

preauxSan­drine se réveille un matin dans sa mai­son d’enfance où trô­nent les objets et les meubles d’un autre. Que s’est-il passé cette nuit-là ? Après avoir appris bru­tale­ment son licen­ciement et avoir noyé son cha­grin et son incom­préhen­sion dans des litres d’alcool, San­drine a atter­ri devant son anci­enne porte, en pleu­rant, frap­pant et appelant son défunt père. Le nou­v­el occu­pant, Jean-Marc, l’a recueil­lie chez lui et touché par sa détresse, lui a prodigué des soins. Le lende­main, il la laisse repar­tir, non sans regret. Une fas­ci­na­tion le prend tout d’un coup pour San­drine qui ressem­ble à s’y tromper à Bird, l’héroïne de son roman préféré, Le bais­er can­ni­bale. Il sent qu’il a besoin d’elle pour écrire à son tour le roman dont il a tou­jours rêvé, mais il la laisse s’échapper. Con­tin­uer la lec­ture

Bientôt la rentrée littéraire !

RL (2)Comme chaque année au début de l’été, Livres Heb­do a annon­cé les chiffres de la prochaine ren­trée lit­téraire en France. En 2017, ce seront 581 romans et recueils de nou­velles qui arriveront sur les tables des libraires. Ils étaient 560 l’année dernière. Par­mi les 581, le mag­a­zine a recen­sé 390 titres d’auteurs fran­coph­o­nes et 81 pre­miers romans. Plusieurs auteurs belges seront de la par­tie. Con­tin­uer la lec­ture