Archives de catégorie : Rentrée littéraire

Au grand jeu de la société-écran

Myriam LEROY, Les yeux rouges, Seuil, 2019, 192 p., 17 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978-2-02-142905-3

L’univers des réseaux sociaux et des échanges écrits qui s’y déroulent inspire peu à peu les auteurs de romans, donnant une nouvelle forme d’expression au genre épistolaire de longue date exploité par les gens de lettres. Correspondance réelle ou simple prétexte à une mise en forme d’un récit, il est pratiqué dans Les yeux rouges sous une variante seconde, dans la mesure où la narratrice nous relate le contenu des envois reçus sans nous les livrer donner in extenso. Continuer la lecture

Prix littéraire du Monde : la sélection

Jean-Philippe Toussaint

Jean-Philippe Toussaint

Le quotidien français Le Monde décerne chaque année un prix littéraire. Les dix titres finalistes de cette septième édition ont été dévoilés le 11 juillet. Parmi eux : Jean-Philippe Toussaint. Continuer la lecture

Charly Delwart finaliste du prix Double Dôme

Créé en 2018, le prix Double Dôme a livré la liste des dix finalistes de sa deuxième édition.  L’écrivain belge Charly Delwart est l’un d’eux, sélectionné pour Databiographie, à paraître à la rentrée littéraire chez Flammarion.  Continuer la lecture

Que nous réserve la rentrée littéraire belge ?

Cet article est actualisé au fur et à mesure de l’arrivée des informations.

rentrée littéraire

« Grand-messe » de la littérature pour les uns, « cirque » pour les autres, la rentrée littéraire anime le petit monde des Lettres de la mi-août jusqu’au début décembre, moment où les grands prix littéraires livrent leurs verdicts. On rappelle souvent qu’il s’agit là d’un rituel franco-français, qui n’a son équivalent dans aucun autre pays. 

Quid alors de la  Belgique francophone ? Nombre d’auteurs belges sont publiés en France : ceux-là n’échappent pas au phénomène. Ceux du moins que leur maison d’édition a programmés à l’automne – signe, en général, que ladite maison croit particulièrement en leur livre. La situation des auteurs (belges ou étrangers) publiés en Belgique est quant à elle moins claire. Les éditeurs belges ont certes un programme de publications automnal chargé, témoignant de l’importance symbolique de la période, mais la plupart disent vouloir éviter l’engorgement des premières semaines et planifient plutôt leurs sorties pour octobre, voire novembre. Continuer la lecture

Prix Filigranes 2019 : les finalistes

Bruno Wajskop La force du crabe couvertureTandis que la rentrée littéraire se prépare à grands pas, les premières listes de nominations pour les prix littéraires automnaux tombent. Les six finalistes du prix Filigranes 2019 sont ainsi déjà connus, parmi lesquels se trouve le successeur d’Adeline Dieudonné, primée en 2018 pour La vraie vie. Une sélection où l’on retrouve deux romans belges, à paraître à la rentrée. Le nom du lauréat sera annoncé à la fin septembre. Continuer la lecture

Un singe en hiver affectif

Philippe LAMBERT, Le Collectionneur de soupirs, Neufchâteau, Weyrich, coll. « Plumes du Coq », 2015, 180 p., 14 €/ePub : 9.99 €

Le Collectionneur de soupirs commence par une transgression, un soir de deuil. Le matin, le narrateur a enterré sa mère. Le soir, il a rendez-vous avec des prostituées de luxe ou de bas étage dans une sorte de défi au temps qui passe et à ses morts. Des morts qu’il collectionne comme il collectionne les soupirs orgasmiques des amours tarifés, entre sperme et cyprine. Parmi ses disparus, son père omniprésent et sa passion pour les disques et livres classiques afin de se donner l’illusion de faire entrer « la grande culture » dans ses murs, mais aussi pour les trompe-la-mort oubliés de la Formule 1 de l’entre-deux-guerres. On notera au passage que l’auteur, Philippe Lambert, a publié précédemment un essai intitulé Pilotes de Formule 1 – L’épreuve des hommes (Calmann-Lévy, 1993). Continuer la lecture

Auteur en quête de personnages

Aliette GRIZ, Les Fantômes sont des piétons comme les autres, ONLiT, 2015, 224 p., 14€/ ePub : 6.99 €

À la recherche d’une forme qui lui redonnerait de l’inspiration, Griz trouvait la solution pour combiner les éléments. Le contextuel et le suivi. Le papier et le blog. Une histoire et des fragments. Des personnages et une ville. Un feuilleton, ça s’appelait. Un roman, c’était trop dix-neuvième. Une nouvelle, trop court et planifié. Pétri, étalé, composé, comme une pâte vite sortie du four qu’on découpe en parts inégales, avant d’y mettre les doigts, quatre fromages ou napolitaine. Ça nourrit et c’est un peu régressif. Il suffit ensuite d’avaler les épisodes. Que ça se digère vite, avec ou sans gluten. Un feuilleton. Voilà la pizza littéraire. […] Alors que les pizzas frisent souvent la perfection, il n’y a que la surgélation qui peut les desservir.

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