Archives par étiquette : Daniel Simon (auteur de la recension)

Le top 3 de Daniel Simon

La suite de notre rétro­spec­tive de l’an­née. Aujour­d’hui : le choix de Daniel Simon.


Lire aus­si : la fiche de Daniel Simon


Con­tin­uer la lec­ture

La caverne aux merveilles, l’Esprit Frappeur

Albert-André LHEUREUX, L’Esprit frappeur, réc­it d’une aven­ture théâ­trale, pré­face de Jacques De Deck­er, Genèse, 2017, 19,50 €, ISBN : 1094689092

lheureux.jpgLes sou­venirs de spec­ta­cles sont des luci­oles, elles sur­gis­sent de la nuit, nous illu­mi­nent avant de rep­longer dans l’obscurité. Les pho­tos, les vidéos, les cap­ta­tions, sont des traces sou­vent mélan­col­iques pour celles et ceux qui ont vécu la ren­con­tre de ces spec­ta­cles vivants. Con­tin­uer la lec­ture

Un journal de théâtre à trois temps

Jean-Marie PIEMME, Accents toniques. Jour­nal de théâtre (1973 – 2017), pré­face de Stanis­las Nordey, Alter­na­tives Théâ­trales, 2017, 440 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87428–106‑8

piemme accents toniquesLe théâtre vu, regardé, lu, écrit, analysé, racon­té par Jean-Marie Piemme en trois tranch­es tem­porelles per­me­t­trait de lire le presque demi-siè­cle qu’il nous donne à revis­iter sur les scènes du monde et en Bel­gique fran­coph­o­ne en par­ti­c­uli­er.

Le pub­lic, l’intelligence du jeu, Brecht, le peu­ple (ce qu’on appelait il y a peu la « classe ouvrière »…), les sys­tèmes de pro­duc­tions théâ­trales dans tous leurs détours, les explo­rations répétées de cer­tains auteurs de prédilec­tions, la mise en scène qui résiste aux exi­gences du plateau et le trans­forme, les con­flits idéologiques et esthé­tique majeurs qui ont mar­qué l’histoire de notre théâtre depuis ce que l’on a appelé le « jeune théâtre » (les années sep­tante), le corps à l’opéra, l’École,…voilà la matière de ce livre cap­i­tal pour la mémoire d’un art vivant, sou­vent séduit par les sirènes du suc­cès con­fort­able. Con­tin­uer la lec­ture

Les réseaux de la Méduse

Éric BRO­GNIETRadi­cal Machines, Le Tail­lis Pré, 2017,  100 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87450–121‑0 

brogniet radical machineL’Enchanteur pour­ris­sant qu’Apollinaire dédi­ait à Mer­lin et aux légen­des arthuri­ennes est un livre porté par le ray­on­nement des Mer­veilles et la frag­ile prox­im­ité de leurs extinc­tions. Plus d’un siè­cle plus tard, dans la com­plex­ité du Cyber­monde, des flux d’informations, de pix­els et de fan­tasmes sous formes d’anamorphoses, des dystopies où les hommes se noient dans l’immatérialité des corps et des émo­tions pen­sant se démul­ti­pli­er et se régénér­er dans les « machines molles » (W. Bur­roughs), Éric Brog­ni­et a livré dans Rad­i­cal Machines sa vision de l’homme et de ses som­bres mer­veilles dans l’intersection de ses iden­tités floutées et filan­dreuses. Fascinés par la Méduse cyberné­tique, ils sont tran­sis et sidérés. Con­tin­uer la lec­ture

Le conte est blond

Jean-Marie PIEMME, Jours radieux, Lans­man, 2017, 48 p., 11€, ISBN : 978–2‑8071–0151‑7

piemme.jpgUne farce, une bouf­fon­ner­ie, un con­te, une his­toire d’un temps sans nuances, Jours radieux de Jean-Marie Piemme nous joue le tem­po d’un temps sans espérance et empli de peur. Il reste alors la rage, l’illusion, l’exécration des autres, le désir d’un Père sévère et fort, un tyran, ou d’une Mère….

On ne badine pas avec l’amour : chez Piemme, la ques­tion, sous des allures de comédie grinçante est tou­jours au cen­tre de son œuvre dra­ma­tique. Que faire pour que les hommes se sup­por­t­ent et ten­tent même de se tolér­er, voire de se recon­naître et d’éviter le pire, la jouis­sance de la destruc­tion de l’autre, du métèque, de l’encombrant ? Con­tin­uer la lec­ture

Où va le temps qui passe ?

Mar­tine GENGOUX, Pas sim­ple de s’ap­pel­er Vio­lette avec un pro­fil de baobab, Ed. De L’Aube, 2017, 236 p., 17, 90€/ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑8159–2163‑3

gengouxIl y a des romans où la réponse à cette ques­tion se con­stru­it dans l’ombre des hommes effacés par la ter­ri­ble gomme de l’Histoire, drame, tragédie, médi­ta­tions. D’autres choi­sis­sent les voies plus aéri­ennes du bon­heur ou de ce qui tente de lui ressem­bler à force de répéti­tions et d’application. Les hommes sont si mal­ha­biles dans le bon­heur et si mag­nifiques dans la joie de sa recon­struc­tion… Con­tin­uer la lec­ture

Le cercle féminin des intrigues et des charmes

Denys-Louis COLAUX, Ce que, s’il fal­lait croire, je croirais avoir été, Jacques Fla­ment Édi­teur, 2016, 15 €   ISBN : 978–2‑36336–283‑4

colaux« N’oublie jamais non plus d’être seul. Jamais. C’est dans la soli­tude seule­ment que le tun­nel de ta vie se laisse trouer par la lumière ».

Le temps est la meilleure fab­rique de lit­téra­ture, ce temps qui se dépose sur le sou­venir et l’efface peu à peu. Il s’agit alors de créer cette forme de vécu réin­ven­té par l’écriture. On ne dira jamais assez le sup­plé­ment de vie dont prof­i­tent les lecteurs en faisant ces éter­nels cent pas dans l’espace intime de la lit­téra­ture. Denys-Louis Colaux, dans son dernier livre, Ce que, s’il fal­lait croire, je croirais avoir été, a par­ti­c­ulière­ment accom­pli cette trans­mu­ta­tion par une langue puis­sante et sub­tile. Con­tin­uer la lec­ture

Cinquante-deux lettres de toutes formes

Luc TEMPLIER, L’Art de vivre, 52 let­tres à une jeune artiste,  Dervy,  144 p., 14,50 €   ISBN : 979–10-242‑0183‑2

templierLa cal­ligra­phie est aus­si anci­enne que la main qui saisit un calame, un roseau, une plume pour trac­er ces formes qui ont pris le nom de let­tres, d’idéogrammes, de signes…Ce sont des gestes de volup­té, des jouis­sances qui précè­dent l’écrit et qui l’accompagnent dans la marge du sens ou de ce que nous appelons triv­iale­ment la com­mu­ni­ca­tion.

L’écriture de Luc Tem­pli­er accorde les exi­gences et les jouis­sances du cal­ligraphe dans la créa­tion de la let­tre dess­inée, de l’enfance dans ses pre­miers liés et déliés de l’abécédaire. Con­tin­uer la lec­ture

Top 2016 (10)

top-2016

La rétro­spec­tive 2016 : les meilleurs livres de l’an­née selon nos chroniqueurs.

Aujourd’hui :  le top 5 de Daniel Simon.

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L’humanitaire fait ses affaires

Fréder­ic ERNOTTE, Ne sautez pas !, Lajouanie, 304 p., 19 €/ePub : 12.99 €   ISBN : 978–2‑37047–073‑7

ernotte.jpgMath­ias van Ros­ten, le per­son­nage cen­tral de Ne sautez pas !, est âgé d’une trentaine d’années, vit à Brux­elles avec sa com­pagne Elisa, infir­mière, a un frère Raphaël. Celui-ci tra­vaille pour Médecins Sans Fron­tières. Math­ias, après quelques expéri­ences ratées, est laveur de vit­res sur les grat­te-ciel brux­el­lois. Il rêve, rumine, tire des plans sur la comète pour « en sor­tir ». Con­tin­uer la lec­ture

Descente dans la Ville-Basse

Fran­co MEGGETTO, La fille du Tri­an­gle, édi­tions du Bas­son, 2016, 18 €

meggettoLa fille du Tri­an­gle de Fran­co Megge­to nous donne à lire une fic­tion, un polar bien mené mais aus­si le four­mille­ment par­fois chao­tique d’une ville com­plexe. Les villes de l’avenir seront les villes du passé, pour­rait-on dire en pen­sant à Charleroi, comme à toutes les métrop­o­les post-indus­trielles. Elles ont été la force d’une région, l’industrie est tombée, la ville est restée un temps  à genoux, couturée de toutes parts, invalide par­fois, mais jamais KO. Le renou­veau est le des­tin obligé de ces villes trau­ma­tiques, sinon,  c’est la dis­pari­tion dans la pous­sière d’un west­ern d’après la Ruée vers l’Or.  La Wal­lonie a con­nu du Nord au Sud cette muta­tion urban­is­tique, humaine, his­torique, légendaire même. Con­tin­uer la lec­ture

Une mère joyeusement encombrante

Patrick IRATNI, J’ai tou­jours voulu tuer ma mère, Pierre-Guil­laume De Roux, 96 p., 21,90 €

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Les mères ont belle répu­ta­tion dans la lit­téra­ture : elles sont dévo­rantes ogress­es, dolorosa, cru­elles, saintes, sac­ri­fiées, éter­nelles mais peu à peu la lit­téra­ture est en train de délivr­er un des secrets les mieux gardés de cette époque : elles ne cessent de mourir…à répéti­tions. Con­tin­uer la lec­ture