La liste de printemps du Renaudot

Michel Lam­bert

Mal­gré le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al boulever­sé, le jury du prix Renau­dot a pub­lié sa tra­di­tion­nelle sélec­tion de print­emps, dans les caté­gories fic­tion et essai. Une liste établie, con­fine­ment oblige, par “télé-con­cer­ta­tion”. La sélec­tion se veut non une indi­ca­tion sur le futur lau­réat du prix, mais plutôt une liste de lec­tures recom­mandées pour l’été qui approche. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Marcel Thiry : l’appel à candidatures est lancé!

L’ap­pel à can­di­da­tures pour l’édi­tion 2020 du prix Mar­cel Thiry, con­sacrée aux romans et recueils de con­tes et nou­velles, est lancé. Les can­di­da­tures sont atten­dues pour le 29 juin 2020. Con­tin­uer la lec­ture

L’alter-belgitude, ce frémissement enténébré qui court de Bosch à Spilliaert…

Un coup de cœur du Car­net

Jean RAY, Le grand noc­turne / Les cer­cles de l’épouvante, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2020, 434 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–419‑6
Le car­net péd­a­gogique « Le fan­tas­tique, autour de Jean Ray » est télécharge­able gra­tu­ite­ment sur le site Espace Nord

Rap­pel. Espace Nord est une col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale con­sacrée aux per­les de notre his­toire lit­téraire (belge fran­coph­o­ne). Son cat­a­logue, remar­quable, appar­tient à la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles qui a con­fié l’édition, par marché pub­lic, aux Impres­sions Nou­velles.

Obser­va­tions prélim­i­naires. Les ouvrages sont de mag­nifiques objets, excellem­ment orchestrés. Celui-ci n’y déroge pas : de la superbe illus­tra­tion de cou­ver­ture (de Romain Renard) à la mise en page soignée, en pas­sant par l’accompagnement édi­to­r­i­al d’Arnaud Hufti­er, la post­face de Jacques Car­i­on et Joseph Duhamel, les dossiers biographique et bib­li­ographique. Con­tin­uer la lec­ture

Par la grâce de la Muse

Éric NEIRYNCK, J’ai un pro­jet : devenir fou, Lamiroy, 2020, 123 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87595–260‑8

J’ai un pro­jet : devenir fou, le dernier livre d’Éric Neirynck, fait référence à une cita­tion de Fiodor Dos­toïevs­ki, reprise par Bukows­ki et claquant comme la ban­nière de tant d’écrivains ou artistes rongés par une fièvre d’inadaptation sociale ver­tig­ineuse… Ces rares auteurs célébrés par le nar­ra­teur de ce court roman aux allures de provo­ca­tion ressem­blent plutôt au par­fait por­trait d’un auteur empêtré dans des illu­sions de lit­téra­ture et d’édition qui ont tou­jours été le véhicule des rêves avortés. Con­tin­uer la lec­ture

La Revue nouvelle lance un concours de textes

La Revue nou­velle lance un con­cours de textes qui met à l’hon­neur les librairies. Les textes sont atten­dus pour le 1er juin 2020. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top des années 2010 de Philippe Remy-Wilkin

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Prix des metteurs en scène : appel à candidatures

Le Cen­tre des Écri­t­ures Dra­ma­tiques Wal­lonie-Brux­elles (CED-WB) lance un appel à textes pour les prix des met­teurs en scène. Les can­di­da­tures doivent être envoyés pour le 14 sep­tem­bre 2020. Con­tin­uer la lec­ture

Bibliographie — 1er mai 2020

Avec la bib­li­ogra­phie du Car­net, retrou­vez toutes les pub­li­ca­tions, nou­veautés et réédi­tions, en lit­téra­ture belge.

Une liste établie par Thibault Car­i­on

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Vertige de l’amour

Nat­acha DIEM, L’invention d’Adélaïde Fou­chon, Piran­ha, 2020, 208 p., 18 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2371190818

Deux Adélaïde se racon­tent. Il y a d’abord la petite fille, du genre « garçon man­qué », skate­board sous le bras, qui pour­tant rêverait de ressem­bler aux autres petites filles en jolies robes, cordes à sauter en mains. Il y a ensuite la femme qui, apprenant le décès de son père, part à la ren­con­tre d’elle-même. Deux réc­its se racon­tent, se con­stru­isent par­al­lèle­ment, se croisent, se répon­dent et s’éclairent l’un l’autre. Con­tin­uer la lec­ture

Logique spatiale du capitalisme

Renaud DUTERME, Petit manuel pour une géo­gra­phie de com­bat, Décou­verte, coll. « Cahiers libres », 2020, 208 p., 14 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 9782348055577

Rares sont les analy­ses du cap­i­tal­isme, de son his­toire, de son évo­lu­tion, de ses crises, qui pren­nent en compte sa dimen­sion spa­tiale. Dans Petit manuel pour une géo­gra­phie de com­bat, Renaud Duterme démonte avec une belle puis­sance la logique spa­tiale du sys­tème cap­i­tal­iste : à la géo­gra­phie dite descrip­tive, il oppose, dans le sil­lage d’Elisée Reclus et d’autres, une géo­gra­phie de luttes four­nissant des out­ils de pen­sée et d’agir per­me­t­tant de sor­tir d’un sys­tème mon­di­al­isé pré­cip­i­tant la planète vers sa ruine. Con­tin­uer la lec­ture

Être soi et le dire

Lisette LOMBÉ, Venus poet­i­ca, Arbre à paroles, coll. « iF », 2020, 61 p., 12 €, ISBN : 9782874066931

Selon la deux­ième de cou­ver­ture de son pre­mier roman Venus poet­i­ca, Lisette Lom­bé est une « artiste queer, afrofémin­iste, bel­go-con­go­laise », fon­da­trice du Col­lec­tif L‑SLAM. Ce roman est pub­lié dans la col­lec­tion “iF” dirigée par Antoine Wauters qui pro­pose des textes trans­frontal­iers et priv­ilégie la lib­erté de ton et le plaisir d’oser. Déf­i­ni­tions qui car­ac­térisent le présent ouvrage, pas tout à fait roman mais poé­tique sans être un poème. Il com­mence par une évo­ca­tion de mas­tur­ba­tion et se ter­mine par une allu­sion claire au les­bian­isme. Entre les deux une tra­ver­sée éro­tique, celle d’une femme libre et libérée, deux infor­ma­tions évi­dentes. Qu’il s’agisse d’énumérations ryth­mées, de séries de mots éblouis­santes. D’emblée se présente une fille noire qui écrit je t’aime à un garçon blond et ori­ente le texte sur la dif­férence, de sexe, de couleur, de statut. De classe aus­si. Con­tin­uer la lec­ture

De la « pEAUésie »

Poèmes de pluie. Une propo­si­tion de Mélanie Godin, CFC et Arbre de Diane, coll. « Regard sur la ville », 2019, 18 €, ISBN : 978–2‑87572–046‑7

Il est un cliché tenace, pour­tant exact, à pro­pos de la Bel­gique : il y pleut con­stam­ment. Mélanie Godin et son équipe en auront tiré par­ti, en pro­posant de la « pEAUésie » en plein cœur de Brux­elles.

De 2017 à 2019, Mélanie Godin a imag­iné et coor­don­né des inter­ven­tions artis­tiques dans Brux­elles, à la ren­con­tre de ses habi­tants, invi­tant cha­cun à (ré)introduire de la poésie dans son quo­ti­di­en.

Des poèmes, d’ici et d’ailleurs, écrits par des poètes recon­nus ou lors d’ateliers d’écriture, ont été typographiés sur des pochoirs en car­ton et appliqués dans l’espace pub­lic, à l’aide d’une pein­ture unique­ment vis­i­ble au con­tact de l’eau. Indéce­lables jusqu’alors, les poèmes appa­rais­sent comme par magie sous l’effet de la pluie ou de jets d’eau, à même un trot­toir, sur une marche, un mur. Puis ils dis­parais­sent à nou­veau, dans l’attente d’un nou­v­el arroseur.  (Note de l’éditeur) Con­tin­uer la lec­ture

Pour qui sont ces serpents ?

Bernard SWYSEN, Le syn­drome de la Gor­gone, Lamiroy, 2020, 144 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87595–259‑2

Dessi­na­teur et scé­nar­iste pro­lifique, Bernard Swysen inau­gure une car­rière de romanci­er avec cette fan­taisie mythologique, a pri­ori réjouis­sante et qui peut se lire en fre­donnant, entre autres par­o­dies apoc­ryphes, les cou­plets allè­gres de La belle Hélène. C’est encore une femme – et quelle femme ! – qui tient la vedette de ce peplum : Sha­ia, plus con­nue sous le nom calami­teux de Méduse, celle des trois Gor­gones décapitée par Per­sée. Tout débute sur un coup de foudre entre Sha­ia, jolie jeune fille entre­prenante (elle n’a pas encore échangé sa belle chevelure con­tre un nœud de vipères) et le puceau Pau­sa­nias, futur chroniqueur d’une biogra­phie, for­cé­ment mythi­fiée, de Per­sée. Celui-ci vient alors de récupér­er le trône d’Argos et y fait son entrée royale, flan­qué de ses « mignons » baraqués comme des buf­fets nor­mands. Las, ce demi-dieu, fils de Danae et de Zeus (qui, déguisé en pluie d’or avait for­cé la porte de la prison d’airain cen­sée garan­tir la vir­ginité de la recluse, prou­vant par là qu’en ces temps reculés, l’or ouvrait déjà bien des portes), Per­sée donc, se prend lui aus­si d’une pas­sion dévo­rante pour le jeune Pau­sa­nias con­traint dès lors à jouer sa pro­pre ver­tu à pile comme à face. Et ce avec la béné­dic­tion de son ambitieuse bien-aimée qui le fait pass­er pour son frère et investit ain­si le palais roy­al bien­tôt suiv­ie par ses pro­pres sœurs Euryale et Stheno trop heureuses de prof­iter de l’aubaine. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top des années 2010 de Véronique Bergen

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