Charly DELWART, Databiographie, Flammarion, 2019, 342 p., 19 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑08–147971‑5
Adolescent, Charly Delwart avait pris l’habitude de faire des référendums auprès de ses amis pour l’aider à résoudre les questions existentielles dont il trouvait difficilement les réponses, comme savoir s’il devait quitter ou non sa petite amie, quelles études il allait suivre… « Ça s’est poursuivi jusqu’à mes vingt-huit ans. Dix années personnellement collectives ». La démarche de Databiographie est même et autre. Pour répondre à toutes les questions qu’il se pose – et elles sont nombreuses, ces questions ; « J’ai question à tout », dit-il – sur son identité, sa personnalité, son individualité, il a décidé de se servir de données (datas) collectives ou personnelles, d’en faire des graphiques et de les illustrer par des commentaires, des souvenirs, des réflexions, des histoires communes – des faits divers. Continuer la lecture
Au début des années 1960, Andreï Voronov quitte sa Pologne natale avec son père et atterrit dans un petit quartier de province appelé le Vhan, refuge pour les « miséreux » provenant de différents pays. Traité de « pouilleux » et de « pestiféré » par les enfants de son âge, Andreï ne s’épanouit pas à l’école. Son père décide alors de le former aux différents métiers de la construction. Il entre sur son premier chantier à qinze ans et bénéficie rapidement d’une excellente réputation. C’est qu’il travaille bien et se contente d’un maigre salaire. 


Sous quelle forme aborder certains textes du patrimoine théâtral avec les enfants ? Que montrer lorsqu’il s’agit de tragédies dont ils ne sont au départ guère le public cible, mais qu’il faudra néanmoins illustrer ? Au sein des éditions Père Castor, en matière d’adaptations, on peut se fier sans sourciller au duo formé par le poète et romancier montois Pierre Coran et l’illustratrice Charlotte Gastaut. En 2015, ils s’étaient déjà tous deux attaqués, pour la même maison d’édition, à l’opéra de Mozart avec un livret de Schikaneder : La Flûte enchantée, autre récit où l’amour se voit contrarié. En 2008, pour Gautier-Languereau, c’est une histoire originale de Pierre Coran qui les avait réunis : Le Prince Hibou. Une façon de poser les bases de leur penchant commun pour les contes et le merveilleux grâce à une fantaisie où un château de gruyère dévoré par les rongeurs ne pourrait trouver de salut que grâce à l’intervention d’un rapace nocturne, pour peu qu’une princesse passe avec lui un marché nuptial.
Rien d’étonnant à ce que l’on trouve mention sur le