Archives par étiquette : Flammarion

Combien et comment suis-je ?

Char­ly DELWART, Data­bi­ogra­phie, Flam­mar­i­on, 2019, 342 p., 19 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑08–147971‑5

Ado­les­cent, Char­ly Del­wart avait pris l’habitude de faire des référen­dums auprès de ses amis pour l’aider à résoudre les ques­tions exis­ten­tielles dont il trou­vait dif­fi­cile­ment les répons­es, comme savoir s’il devait quit­ter ou non sa petite amie, quelles études il allait suiv­re… « Ça s’est pour­suivi jusqu’à mes vingt-huit ans. Dix années per­son­nelle­ment col­lec­tives ». La démarche de Data­bi­ogra­phie est même et autre. Pour répon­dre à toutes les ques­tions qu’il se pose – et elles sont nom­breuses, ces ques­tions ; « J’ai ques­tion à tout », dit-il – sur son iden­tité, sa per­son­nal­ité, son indi­vid­u­al­ité, il a décidé de se servir de don­nées (datas) col­lec­tives ou per­son­nelles, d’en faire des graphiques et de les illus­tr­er par des com­men­taires, des sou­venirs, des réflex­ions, des his­toires com­munes – des faits divers. Con­tin­uer la lec­ture

Ensemble, c’est tout

Aly DEMINNE, Les bâtis­seurs du vent, Flam­mar­i­on, 2019, 284 p., 19 € / ePub 13,95€, ISBN : 978–2081444706

Au début des années 1960, Andreï Voronov quitte sa Pologne natale avec son père et atter­rit dans un petit quarti­er de province appelé le Vhan, refuge pour les « mis­éreux » provenant de dif­férents pays. Traité de « pouilleux » et de « pes­tiféré » par les enfants de son âge, Andreï ne s’épanouit pas à l’école. Son père décide alors de le for­mer aux dif­férents métiers de la con­struc­tion. Il entre sur son pre­mier chantier à qinze ans et béné­fi­cie rapi­de­ment d’une excel­lente répu­ta­tion. C’est qu’il tra­vaille bien et se con­tente d’un mai­gre salaire. Con­tin­uer la lec­ture

Tu m’aimes combien ?

François DE SMET, Éros cap­i­tal, Les lois du marché amoureux, Flam­mar­i­on, coll. “Cli­mats”, 2019, 400 p., 21 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782081422698

On voudrait y croire encore, on voudrait y croire tou­jours que : l’amour est le plus beau, le plus pur des sen­ti­ments, la divine idylle peut nous apporter le bon­heur, nous emporter loin de la vie laborieuse, dis­pendieuse. On voudrait et puis des écrivains, des intel­lectuels brisent nos rêves. Ils nous font per­dre espoir. Mais peut-être que sans espoir – ce qui ne sig­ni­fie pas le dés­espoir – peut-on affron­ter la réal­ité au mieux, dans toutes ses dimen­sions. C’est ce que sem­ble dire le philosophe François De Smet à la fin d’Éros cap­i­tal, que ce que nous venons de lire « ne nous empris­onne dans aucun déter­min­isme ». On ajoutera : peut-être qu’il nous en libère. Mais que venons-nous de lire ?

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En compagnie de Marguerite Yourcenar

Achmy HALLEY, Mar­guerite Yource­nar, Por­trait intime, Pré­face Amélie Nothomb, Flam­mar­i­on, 2018, 208 p., 29,9 € / ePub : 20,99 €, ISBN : 9782081423626

Mar­guerite Yource­nar fait par­tie de ces écrivain.e.s dont le com­pagnon­nage est un enrichisse­ment per­ma­nent pour le lecteur. À ses côtés, on aime partager une forme de prox­im­ité et appro­fondir la sci­ence de l’humanité. Décou­vrir une vie dif­férente, faite à la fois de retraite, d’écriture, de (re-)lecture, de cul­ture, une vie imprégnée d’un monde qu’elle a beau­coup par­cou­ru. Une vie d’invention de soi. Pour mieux la con­naître, elle qui dis­ait ne pas aimer par­ler d’elle et ne le faire que dans ses livres, « et encore en prenant ces dis­tances que sont les per­son­nages du roman ou le lan­gage imper­son­nel de l’essai »[1], il y a bien sûr l’abondante cor­re­spon­dance for­mant un qua­si jour­nal, des biogra­phies dont les plus fameuses sont celles de Josyane Sav­i­gneau et de Michèle Goslar. On peut main­tenant ajouter le por­trait signé par Achmy Hal­ley, qui met sa con­nais­sance éru­dite de la vie, des archives et de l’œuvre de Mar­guerite Yource­nar au ser­vice d’un livre riche­ment illus­tré de pho­togra­phies.

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Au royaume des orchidées

Pas­cale de TRAZEGNIES, Ô orchidées !, illus­tra­tions de Djohr, Flam­mar­i­on, 2018, 256 p., 32 € / ePub : 21.99 €, ISBN : 978–2081445703

Admi­ra­trice fer­vente de ces fleurs aus­si belles que mys­térieuses, qui, depuis tou­jours, intriguent, fasci­nent, par­fois rebu­tent, Pas­cale de Trazeg­nies nous invite, dans un livre enchanteur, Ô orchidées !, à décou­vrir le monde lit­téraire des orchidées.

L’aventure com­mence sous l’invocation Les émer­veil­lés.

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Amours contrariées

Pierre CORAN (texte adap­té de William Shake­speare) et Char­lotte GASTAUT (illus­tra­tions), Roméo et Juli­ette, Flam­mar­i­on jeunesse / Père Cas­tor, 2018, 14€, 32 p., ISBN : 9782081373143

Sous quelle forme abor­der cer­tains textes du pat­ri­moine théâ­tral avec les enfants ? Que mon­tr­er lorsqu’il s’agit de tragédies dont ils ne sont au départ guère le pub­lic cible, mais qu’il fau­dra néan­moins illus­tr­er ? Au sein des édi­tions Père Cas­tor, en matière d’adaptations, on peut se fier sans sour­ciller au duo for­mé par le poète et romanci­er mon­tois Pierre Coran et l’illustratrice Char­lotte Gas­taut. En 2015, ils s’étaient déjà tous deux attaqués, pour la même mai­son d’édition, à l’opéra de Mozart avec un livret de Schikaned­er : La Flûte enchan­tée, autre réc­it où l’amour se voit con­trar­ié. En 2008, pour Gau­ti­er-Languereau, c’est une his­toire orig­i­nale de Pierre Coran qui les avait réu­nis : Le Prince Hibou. Une façon de pos­er les bases de leur pen­chant com­mun pour les con­tes et le mer­veilleux grâce à une fan­taisie où un château de gruyère dévoré par les rongeurs ne pour­rait trou­ver de salut que grâce à l’intervention d’un rapace noc­turne, pour peu qu’une princesse passe avec lui un marché nup­tial. Con­tin­uer la lec­ture

Lettres d’un siècle

Lucie TESNIÈRE, Madame, vous allez m’émouvoir : une famille française à tra­vers deux guer­res mon­di­ales, Flam­mar­i­on, 2018, 320 p.,19.90 €/ ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑08–143759‑3

Lucie Tesnière, Madame vous allez m'émouvoirRien d’étonnant à ce que l’on trou­ve men­tion sur le site offi­ciel français « Mis­sion cen­te­naire » du réc­it que Lucie Tes­nière con­sacre à la vie de sa famille à par­tir des let­tres de Paul Cabouat, son arrière-grand-père. Ce fut le point de départ de cette quête qui a poussé une femme d’aujourd’hui à « tout arrêter » à l’âge de trente-trois ans – à Brux­elles, elle s’occupait alors de faciliter le développe­ment des éner­gies durables au niveau européen – pour se lancer dans des recherch­es à tra­vers le siè­cle et à tra­vers la France. Con­tin­uer la lec­ture