
Jacques Lizène, les années Yellow (1968–1975)
Auteur : Jean-Michel Botquin
Maison d’édition : L’Usine à Stars
Maison d’édition : Yellow now
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 184
Prix : 20 €
Livre numérique : /
EAN :9782873405144
Il fut artiste plasticien, peintre, dessinateur, photographe, vidéaste, sculpteur, musicien, performeur, assembleur d’objets (dépareillés ou non), collectionneur d’anecdotes délibérément navrantes, auteur d’aphorismes, co-fondateur du Cirque Divers et animateur débridé d’émissions radio et TV à la RTBF, réalisant son œuvre à la manière d’un metteur en scène, dans un grand mixage interdisciplinaire, où chaque porte, chaque fenêtre, pouvait ouvrir sur une autre. Pourtant, ses jeunes débuts furent peu encourageants. Jacques Lizène (Ougrée, 1946 – Liège, 2021) disait être né « sous un projecteur blafard, dans un lieu glacé, puant le couloir d’hôpital et hurlant comme un hall d’usine : l’intérieur de la banlieue industrielle liégeoise ». Au contact de cette réjouissante découverte, et après une enfance ni pire ni meilleure que d’autres (« mais c’est sans importance »), il remarqua en toute conscience que la situation de l’espèce humaine étant ce qu’elle était, il n’y avait pas d’intérêt à la perpétuer. Sa découverte de l’œuvre de Cioran et du Précis de décomposition (Gallimard, 1949), puis la parution, en 1973, de son livre d’aphorismes De l’inconvénient d’être né, valideront ce précepte qui devint pour Lizène une vertu d’une vérité absolue : « L’art disparaîtra et l’espèce humaine suivra de près. » C’est ainsi que dès 1965 il décida de ne jamais procréer, et poursuivit cette démarche en se faisant vasectomiser. Il théorisera et vulgarisera par la suite cette pratique au cours de ses expositions d’« art nul », qui devint l’un des mantras de son parcours artistique, jusqu’à son décès – ou son effacement inopiné – en 2021. Continuer la lecture








Réalisatrice de documentaires


Comme Guy Goffette l’aime, son cher Verlaine ! Et comme il nous fait partager cet attachement, cette affection, en généreux passeur de textes et de sentiments ! Alors que le coup de foudre n’a eu lieu qu’à la maturité (Verlaine est entré dans ma vie comme la foudre dans une maison fermée), la cinquantaine approchant (sa première idole a été Rimbaud, l’autre du couple glorieux), depuis, il écrit sur lui fidèlement, tendrement, amicalement. De beaux livres, de sa prose la plus poétique, emphatique, celle qu’on aime tant, celle d’
Les duettistes Mouchart et Rivière ont-ils offert aux icônes BD Jacobs, Blake et Mortimer, une biographie définitive ? Elle enchante, des allures d’Atlantide émergée, de chronoscaphe en location, d’Espadon fendant les airs et les ères, de Grande Pyramide aux chambres secrètes. Qu’il s’agira de décrypter et de marquer, sans doute, d’un coup de craie rageur.
Plutôt qu’une biographie, c’est à une visite en toute cordialité du Julosland – ainsi qu’elle nomme l’univers de Julos Beaucarne – que nous invite Nelly Gay dans son ouvrage, Julos Beaucarne, Il faut s’aimer à tort et à travers. Elle ne pouvait pas écrire un livre pré-cadré, il fallait un livre à l’image de cet artiste aux cordes sensibles et multiples : imaginatif et libre. Mais peut-être faut-il rappeler qui est Julos Beaucarne aux plus jeunes lecteur.rice.s car sa carrière est en sommeil depuis une petite décennie ?