Archives par étiquette : Sarah Bearelle

Ménagerie de l’intime

Dominique MAES, Bes­ti­aire de mon jardin secret, Mur­mure des soirs, 2018, 165 p., 15 €, ISBN : 978–2‑930657–43‑1

Déam­buler dans un parc ani­malier qui ne craint pas de pass­er du coq à l’âne, décou­vrir une ménagerie intime, se balad­er dans un monde enfoui, imag­i­naire, en « ter­ra incog­ni­ta où les légen­des se créent », voilà le safari orig­i­nal auquel nous con­vie Dominique Maes avec son Bes­ti­aire de mon jardin secret.


Lire aus­si : un extrait de Bes­ti­aire de mon jardin secret


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L’« effet mère »

Élise BUSSIÈRE, Mal de mère, Mols, 2018, 128 p., 15,90 €, ISBN : 978–2‑87402–238‑8

bussiere mal de mere.jpgOn le scan­de depuis plusieurs décen­nies : « La mater­nité doit être un choix libre et réfléchi. » Certes, mais avoir le choix, décider de devenir mère, se penser mère, entre imma­nence et lib­erté morale, nag­er dans les courants des « avoir un enfant, c’est for­mi­da­ble ! », du sacro-saint mythe de la bonne mère et des « cela va de soi » pré­ten­du­ment mater­nels ; choisir de don­ner la vie, se trans­former en une jeune accouchée et som­br­er, être engloutie… Un fait qui touche à l’indicible, une parole qui sem­ble inaudi­ble que le deux­ième roman d’Élise Bus­sière libère. Con­tin­uer la lec­ture

Bas les masques !

Agnès DUMONT, À qui se fier ?, Quad­ra­ture, 2018, 130 p., 16,00 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9782930538808

dumont a qui se fier.jpgJeux de rôles, de dupes, d’images, Agnès Dumont les démasque et les illu­mine de petites émo­tions grinçantes, mali­cieuses et douces dans À qui se fier ?, son qua­trième recueil de nou­velles. Con­tin­uer la lec­ture

Père, fils et ABC

Sébastien MINISTRU, Appren­dre à lire, Gras­set, 2018, 160 p., 17,00 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782246813996

ministru apprendre a lireAntoine, à presque soix­ante ans, se rap­proche de son père, un octogé­naire bour­ru auquel il rend vis­ite dès que son tra­vail le con­sent. Père et fils évolu­ent dans des univers antin­o­miques. Le pater­nel est un Sarde au machisme appuyé, anal­phabète, qui s’abreuve des nou­velles télévisées tout en cri­ti­quant l’hypocrisie des jour­nal­istes ; il se nour­rit de plats en bar­quette qu’il réchauffe sur une gazinière qui par­ticipe à ali­menter la couche de gras recou­vrant la total­ité de la cui­sine et l’inquiétude du fils quant à l’usage du gaz com­biné à l’âge avancé de son util­isa­teur. Le fis­ton, directeur général à la tête d’un groupe de presse, est un pro­fes­sion­nel exi­gent et antipathique, qui vit en cou­ple avec Alex, son com­pagnon. Ces deux pro­tag­o­nistes se fréquentent, ou plutôt, se frô­lent, plus qu’ils ne sem­blent avoir tis­sé ensem­ble une véri­ta­ble rela­tion ; pour­tant, avoue Antoine, ils sont bien liés, reliés par « ce lien que j’ai tant essayé de défaire mais qui, peine per­due, ne fait que se ren­forcer ».

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Variations en « je », modulations du « nous »

Dominique COSTERMANS, En love mineur, Quad­ra­ture, 2017, 118 p., 15 € / ePub : 9.99 €, ISBN 9782930538785

costermans en love mineurDans le champ de la nou­velle, Dominique Coster­mans lâche de jolis textes comme des petits cail­loux sur le chemin de la vie. Les dix-sept réc­its de son nou­veau recueil, En love mineur, récem­ment paru chez Quad­ra­ture, sont autant de moments de prose, de séquences de poésie, d’instantanés romanesques qui fix­ent du vibrant. Ce vibra­to, entre la vie et l’art, qui cristallise ce qu’on appelle « le sel de la vie ». Dans ces réc­its brefs, l’auteure livre des textes au ras du quo­ti­di­en et poudroie de poésie la vie dans ses sur­pris­es, sa fugac­ité, ses sur­gisse­ments, ses éton­nantes syn­chronic­ités. Con­tin­uer la lec­ture

Toc, toc, toc …

Patri­cia HESPEL, La fille der­rière la porte, Nou­veaux auteurs, 2017, 327 p., 19,95 €/ePub : 12.99 €, ISBN : 78–2819504399

hespel la fille derriere la porteCréer des zones d’incertitude, d’opacité, mélanger l’angoisse des esprits brisés et l’horreur des corps tor­turés ; la plume de Patri­cia Hes­pel atteste d’une grande dex­térité dans le maniement des codes du thriller. Dans La fille der­rière la porte, l’on trou­ve des actions fomen­tées par des âmes tour­men­tées, des let­tres anonymes, une tor­ture psy­chologique généra­trice d’angoisse chez les per­son­nages et qui n’a de cesse d’entretenir le mys­tère et d’accroître l’avidité du lecteur à l’élucidation de cette intrigue vénéneuse. Con­tin­uer la lec­ture