Un coup de cœur du Carnet
Valentine DE LE COURT, Au jardin des Immortels, Mols, 2023, 200 p., 21,90 €, ISBN : 978–2‑87402–295‑1
« Zeus, c’est le big boss, le P.-D.G. de l’Olympe. »
Dès la première ligne d’une « distribution des rôles », un peu comme pour une pièce de théâtre, le ton est donné. Et la curiosité piquée… On va parler mythologie, c’est clair. Grecque ? Romaine ? Les noms des dieux et déesses se mélangent : Diane et Bacchus côtoieront Aphrodite et Hermès. Continuer la lecture

Libre, sans attaches, Jean-Baptiste a la belle vie. Agent immobilier, il profite des logements cossus parisiens dont il doit gérer la mise en vente ou en location, changeant d’abri au gré de ses envies ou en fonction de la géolocalisation de ses conquêtes. De ce côté-là non plus, pas question de s’installer et, sans adresse fixe, pas de problème pour disparaître sans donner suite. Professionnellement, tout roule : ses compétences et ses résultats font sa fierté et sa réputation. Aucun risque que son employeur ou ses collègues ne découvrent son circuit de location parallèle.
Née en 1922, Andrée Dumon a à peine dix-sept ans quand la guerre bouleverse son quotidien. Mais pour une jeune femme déterminée comme elle, pas question de se résigner et d’attendre que la guerre se passe : elle veut s’engager contre l’ennemi. Jeune résistante, elle est de toutes les actions auxquelles elle peut participer, parfois aidée par ses traits encore enfantins, peu enclins à susciter la méfiance.
On le scande depuis plusieurs décennies : « La maternité doit être un choix libre et réfléchi. » Certes, mais avoir le choix, décider de devenir mère, se penser mère, entre immanence et liberté morale, nager dans les courants des « avoir un enfant, c’est formidable ! », du sacro-saint mythe de la bonne mère et des « cela va de soi » prétendument maternels ; choisir de donner la vie, se transformer en une jeune accouchée et sombrer, être engloutie… Un fait qui touche à l’indicible, une parole qui semble inaudible que le deuxième roman d’Élise Bussière libère.
N’est-ce pas l’enfer pour une mère que de devoir abandonner au loin ses enfants, même temporairement, pour trouver les moyens d’assurer leur subsistance ? C’est bien ce que vit Maria-Fernanda, une jeune femme brésilienne qui a pris l’avion pour la Belgique et se retrouve à Bruxelles accueillie par une connaissance de sa cousine, dans une ville et une société dont elle ignore tout.
Il y a vingt ans déjà, Michel Goldblat avait publié chez Plon D’amour et d’ordure que l’on avait pu qualifier d’ « ébouriffant ». Il revient avec Ce qui manque à Amédée, un roman à l’humour drolatique sous forme de parcours initiatique découpé en courtes séquences chronologiques progressant de la naissance à l’âge adulte dudit Amédée.
Sous le soleil de la Caroline du Sud, Shirley s’apprête à fêter ses 70 ans, entourée de ses 3 enfants. Elle a été mariée durant plus de 40 ans avec John, avec qui elle a partagé sa passion pour le golf, un sport qui les a aimantés et qui a rythmé leur vie de couple. Issus tous les deux d’une famille de golfeurs, ils se sont rencontrés tout naturellement sur le green et ont frappé des balles aux 4 coins du monde.
Décerné tous les deux ans, le Prix des lycéens de littérature est un prix littéraire dont le jury est composé d’élèves de classes terminales du secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. En 2015, les quelque 3.000 élèves participants avaient élu Derrière la haine de Barbara Abel.
Le Bugue, petite ville du Sud-Ouest français, août 1955. « Un industriel à l’hôtel, un dentiste dans le village, un pharmacien à l’hôtel, un curé dans le village […] ». C’est ainsi que commence la dernière strophe d’un poème de Jacques Prévert, couché dans le Livre d’Or du Vieux Manoir, résidence périgordine de luxe pour séniors, où l’auteure séjourna durant cet été – l’été des rats –particulièrement étouffant. Dévoilée dès les premières pages du livre, cette rengaine réapparait ci et là, comme le fil conducteur de l’intrigue que l’on décode peu à peu.
Les vacances en famille ! Le plus souvent, c’est un bonheur partagé. Un moment unique que l’on se dépêche de vivre intensément. Une douce mélodie de souvenirs — de baignades, de cerises bien rouges et de fous rires — qui resteront gravés à tout jamais. Mais les vacances en famille peuvent également être synonymes d’ennui et d’obligations éprouvantes. Qui n’a pas reproché à cette sœur d’être trop maniaque ? À ce beau-frère d’être flegmatique ? Ou à cette mère d’être intrusive ? 