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Un Belge sélectionné pour la bourse de la découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco

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Sébastien Ministru

Encore une bonne nouvelle pour la littérature belge : Sébastien Ministru figure parmi les cinq finalistes de la Bourse de la Découverte de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Le jury a retenu son premier roman, Apprendre à lire (Grasset) en même temps que ceux d’Adeline Baldacchino (Celui qui disait non), Violaine Huisman (Fugitive parce que reine), Bruno Pellegrino (Là-bas, août est un mois d’automne) et Agnès Riva (Géographie d’un adultère). Le lauréat sera connu le 4 octobre.


Lire aussi : notre recension d’Apprendre à lire


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Deux Belges en lice pour le Prix Récamier

QUIRINY©Julien Faure Leextra

Bernard Quiriny ©Julien Faure/Leextra

Le Prix Récamier récompense un roman francophone paru depuis le mois de janvier de l’année en cours.

Le jury de l’édition 2018, présidé par Jean-Luc Barré et composé d’Olivia de Lamberterie, Clara Dupont-Monod, Nicolas d’Estienne d’Orves, Jean-Paul Enthoven, Laurent Nunez, Thierry Clermont, Etienne Myszka-Idoux, Valérie Toranian et Christophe Ono-dit-Biot, a dévoilé sa première sélection le 5 février. Parmi les douze livres retenus, deux sont signés par des auteurs belges. 

Les jurés ont en effet retenu L’affaire Mayerling, de Bernard Quiriny (éditions Rivages), déjà finaliste du Prix RTL-Lire. Continuer la lecture

Père, fils et ABC

Sébastien MINUSTRU, Apprendre à lire, Grasset, 2018, 160 p., 17,00 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782246813996

ministru apprendre a lireAntoine, à presque soixante ans, se rapproche de son père, un octogénaire bourru auquel il rend visite dès que son travail le consent. Père et fils évoluent dans des univers antinomiques. Le paternel est un Sarde au machisme appuyé, analphabète, qui s’abreuve des nouvelles télévisées tout en critiquant l’hypocrisie des journalistes ; il se nourrit de plats en barquette qu’il réchauffe sur une gazinière qui participe à alimenter la couche de gras recouvrant la totalité de la cuisine et l’inquiétude du fils quant à l’usage du gaz combiné à l’âge avancé de son utilisateur. Le fiston, directeur général à la tête d’un groupe de presse, est un professionnel exigent et antipathique, qui vit en couple avec Alex, son compagnon. Ces deux protagonistes se fréquentent, ou plutôt, se frôlent, plus qu’ils ne semblent avoir tissé ensemble une véritable relation ; pourtant, avoue Antoine, ils sont bien liés, reliés par « ce lien que j’ai tant essayé de défaire mais qui, peine perdue, ne fait que se renforcer ».

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