Archives par étiquette : identité

Orgueil et faux-semblants

Aurore DRÉCOURT, La folle des­tinée des Kerd­elec, Tome 2 : Un mys­tère à Saint-Malo, Cal­mann-Lévy, 2024, 510 p., 17 € / ePub : 7,99 €, ISBN : 978–2‑7021–8855‑2

drecourt la folle destinee des kerdelec un mystere a saint maloLe tome 2 de cette duolo­gie démarre là où le tome précé­dent s’est arrêté : Sophie de Kerd­elec part à Saint-Malo afin de retrou­ver l’acte de bap­tême orig­i­nal prou­vant la légitim­ité de sa famille pour réclamer un héritage qui sauvera cette dernière de la ruine et un des­tin non désiré pour les mem­bres de la fratrie.

Son père étant alité et son frère jumeau ayant dis­paru dans la nature, Sophie est oblig­ée de pour­suiv­re sa quête trav­es­tie en homme afin d’avoir une plus grande lib­erté d’action (pour rap­pel, nous sommes au 20e siè­cle). Mais elle n’est pas seule, elle est accom­pa­g­née de son ami d’enfance Math­ieu de Chevi­gné et d’Antoine de Carnac, qui brigue égale­ment l’héritage. Con­tin­uer la lec­ture

Le temps du feu

Un coup de cœur du Car­net

Adlynn FISCHER, L’été du ver­tige, La ville brûle, 2023, 225 p., 22 €, ISBN : 9782360121410

fischer l ete du vertigeC’est l’été. Pen­dant une semaine, Mar­got et Louise sont lais­sées seules à la mai­son par leur père, qui doit s’absenter. Louise, jeune ado­les­cente, invite copains et copines à inve­stir les lieux, pour une fête appelée à se pro­longer. Une bande d’ados prend racine dans le salon. Sous l’influence d’Aurora, une jeune femme arrivée là un peu mys­térieuse­ment, le groupe va se retrou­ver pris dans un jeu dan­gereux où il s’agit de tout oser. Le désir d’expérimenter prend le pas sur la pru­dence et chaque mem­bre de groupe va relever les défis et pos­er des actions tan­tôt absur­des, tan­tôt chargées d’un sens poli­tique cer­tain. C’est qu’en ter­res ado­les­centes, il est impératif de ne jamais mon­tr­er qu’on a peur : celui ou celle qui en appelle aux règles ou qui préfère renon­cer a for­cé­ment per­du. Con­tin­uer la lec­ture

Le puzzle de nos multiples « moi »

Un coup de cœur du Car­net

Marie HENRY, Nor­man c’est comme nor­mal, à une let­tre près, Lans­man Jeunesse, 2022, 40 p., 9 €, ISBN : 2807103561

henry norman c'est comme normalDans une con­trée loin­taine, mais pas si loin­taine, un soir de pluie entre les mois de jan­vi­er et févri­er, nait Nor­man, un petit garçon aux joues ros­es et jouf­flues comme tous les bébés. À sept ans, Nor­man affirme ses choix : il aime le rose et tout ce qui brille, et ce qu’il affec­tionne par-dessus tout, c’est porter des robes. Un jour, on lui per­met de garder sa robe toute la journée pour jouer au jardin. Nor­man aime sen­tir le vent s’engouffrer sous son vête­ment qu’il fait tourn­er inlass­able­ment. Mais der­rière cet acte, déjà des voix s’élèvent : « Que fait le gamin des voisins ? Il ne porte pas une robe quand même ? ». Nor­man, lui, aurait préféré ressem­bler à sa mère plutôt qu’à son père. Con­tin­uer la lec­ture

Le livre du père

Mehtap TEKE, Petite, je dis­ais que je voulais me mari­er avec toi, Viviane Hamy, 2022, 256 p., 18,90 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑38140–024‑2

teke petite je disais que je voulais me marier avec toiLa ren­trée lit­téraire 2022 accorde une large place aux pre­miers romans : 90 sur les 345 romans fran­coph­o­nes annon­cés, selon le décompte de Livres Heb­do. Mehtap Teke est l’une de ces nou­velles plumes à décou­vrir. Paru aux édi­tions Viviane Hamy, Petite, je dis­ais que je voulais me mari­er avec toi con­te l’histoire d’un homme qui, dans l’espoir d’une vie meilleure, quitte sa Turquie natale pour l’Europe occi­den­tale.

Le roman est presque entière­ment écrit à la deux­ième per­son­ne du sin­guli­er : si la nar­ra­trice, une jeune femme, racon­te l’histoire de son père, elle la racon­te aus­si à son père. Et retrace le par­cours de vie d’un enfant pau­vre né en Turquie, retiré tôt de l’école où il excel­lait. Arraché à ses rêves intel­lectuels, il est con­traint de tra­vailler dans les champs de coton avec son père, puis de quit­ter son pays d’origine pour rejoin­dre l’Europe occi­den­tale, en quête d’une vie meilleure. Là-bas, il besogne sur des chantiers de con­struc­tion, devient père d’une famille nom­breuse. Avec une obses­sion : offrir à ses filles les pos­si­bil­ités et l’aisance sociale et finan­cière dont il a été privé. Con­tin­uer la lec­ture

Et si être soi-même, c’était aussi être plusieurs ?

David BERLINER, Devenir autre. Hétérogénéité et plas­tic­ité du soi, La décou­verte, 2022, 176 p., 18 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 9782348069697

berliner devenir autreHabituelle­ment – en qua­trième de cou­ver­ture de ses livres notam­ment – David Berlin­er se présente comme anthro­po­logue et pro­fesseur à l’Université de Brux­elles, auteur de plusieurs livres dont Per­dre sa cul­ture, ici salué. Dans son dernier ouvrage, il se for­mule ain­si : « Européen, Belge, Brux­el­lois, fran­coph­o­ne, Juif d’origine ashké­naze, agnos­tique et héri­ti­er des trau­mas de la Shoa, un quar­an­te­naire de la classe moyenne, un anthro­po­logue qui a séjourné longue­ment en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est, un enseignant, un père, un con­joint », etc. Et aus­si, il révèle qu’il est : Derek Moss, un « juif névrosé, une sorte de dou­ble européen de Nathan Zuk­er­man (sic) » (alter ego fic­tif de Philip Roth), auteur notam­ment d’Un anthro­po­logue à la table. Tout cela pour dire qu’il a, que nous avons, tous et toutes, un moi à la fois uni, frag­men­té, mul­ti­ple, mal­léable et plas­tique. C’est de cela dont il est ques­tion dans Devenir autre. Hétérogénéité et plas­tic­ité du soi. Mais, en anthro­po­logue de l’expérience, s’il réfute les théories actuelles sur le désor­dre intrin­sèque de la vie, il ne va pas jusqu’à épouser les théories de la flu­id­ité (du genre, par exem­ple). Con­tin­uer la lec­ture

Les petits papiers

Julia GALASKI, Le passe­port, Étaques, 2022, 368 p., 18 €, ISBN : 9782490205110

galaski le passeportUne jeune étu­di­ante en Sci­ences Po part un an à Jérusalem pour étudi­er le con­flit israé­lo-pales­tinien et appren­dre l’arabe. Née d’un père fran­co-israélien et d’une mère alle­mande, elle a des racines mul­ti­ples, notam­ment en Israël où vit la plus grande par­tie de sa famille pater­nelle. Elle a été éduquée en alle­mand dans les tra­di­tions chré­ti­ennes. Chaque été, elle part en Israël pour les vacances. Cette fois c’est dif­férent : elle voy­age seule. Elle apprend quelques jours avant son départ qu’en tant que fille d’Israélien, elle béné­fi­cie de la nation­al­ité israéli­enne et reçoit un passe­port. Ce bout de papi­er lui causera quelques soucis. Con­tin­uer la lec­ture

Bouillon de culture

Tina MOUNEIMNÉ VAN ROEYEN, Voici venir le soleil. Balades avec mon fils, Com­plic­ités, 2021, 105 p., 12 , EAN : 978–2351203712

Voici-venir-le-soleilVoici venir le soleil. Balades avec mon fils est présen­té comme la suite de Je pousse donc je suis. Balades avec ma fille, qui était un hom­mage à la prom­e­nade urbaine. Dans cet opus, nous sommes amenés à lire un recueil de frag­ments qui relèvent davan­tage d’un hom­mage à la ren­con­tre.

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Pour en commencer avec le devenir…

Lau­rent DE SUTTER, Pour en finir avec soi-même (Propo­si­tions, 1), Press­es uni­ver­si­taires de France, coll. « Per­spec­tives cri­tiques », 2021, 214 p., 16 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782130827009

de sutter pour en finir avec soi-mêmeCe n’est peut-être pas tout le monde pareil, ou peut-être que si, mais nous avons sou­vent l’impression de vivre arrimés, assu­jet­tis, immo­bil­isés, assignés à une iden­tité. Oblig­és d’être soi. Impres­sion ? Réal­ité ? Que faire ? Pour dépass­er cet état, détecter, affron­ter les éventuelles chaînes, camisoles, injonc­tions, certain·e·s pensent que la force est en eux, dans les ouvrages de développe­ment per­son­nel ; d’autres, plus sage­ment et plus aven­tureuse­ment, préfèrent se plonger dans des œuvres éman­ci­patri­ces, comme celle de Lau­rent de Sut­ter, par exem­ple. Con­tin­uer la lec­ture

Être soi, joyeusement

Un coup de cœur du Car­net

Anne HERBAUTS, Ni l’un ni l’autre, Cast­er­man, 2020, 32 p., 15,90 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 9782203207578

Ni l’un ni l’autre, le dernier album d’Anne Herbauts est joyeux, entrainant, et une vraie déc­la­ra­tion d’indépendance des jeunes enfants aux­quels il s’adresse. Eux qui sont sou­vent com­parés à papa ou maman (dont ils auraient les oreilles, le nez ou le car­ac­tère), défi­nis par ceux-ci, éti­quetés mal­gré eux, se dévelop­pent pour­tant en tant qu’individus dotés d’une per­son­nal­ité qui n’appartient et ne ressem­ble qu’à eux. Et c’est ce que nous rap­pelle cet album tout en couleurs. Con­tin­uer la lec­ture

En exil dans l’exil

Omar BERGALLOU, Marox­el­lois, Couleur livres, 2020, 140 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87003–8841‑9

Omar Bergal­lou est né au Maroc, dans un quarti­er pau­vre de Tanger, au milieu des années soix­ante. Il y passe les tout pre­miers temps de sa vie, et plus tard, de brefs séjours de vacances ; il n’a guère vécu de ce côté-là de la Méditer­ranée. Quand il a six mois, la famille émi­gre en Bel­gique où le père tra­vail­lait déjà comme cof­freur-fer­railleur. Et c’est là, en Bel­gique, sous le ciel gris de Brux­elles, qu’il a con­tin­ué à vivre, et qu’il vit aujourd’hui encore. A‑t-il ressen­ti l’excitation ou la douleur du départ, la brûlure tran­chante de l’adieu à la terre ? Sa mère dira que sur le bateau reliant l’Afrique à l’Europe il hurlait de toute sa voix comme si son âme voulait sor­tir de son corps. Quoi qu’il en soit, quelle qu’ait été, nour­ris­son, sa per­cep­tion de l’éloignement, il est devenu, mal­gré tout un : exilé. Con­tin­uer la lec­ture

L’adoption est une road-story

Isabelle SPAAK et Flo­rence BILLET, Une mère etc., Icon­o­claste, 2019, 192 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑37880–071‑0

Isabelle Spaak, prix Rossel 2004 pour Ça ne se fait pas, revient aujour­d’hui avec un réc­it aigu­isé, pub­lié chez L’i­con­o­claste.

Qui peut me dire s’il con­naît un enfant adop­té en paix avec lui-même ? En dépit de toute la fer­veur du monde, ces lais­sés-pour-compte des pre­miers jours fuient de toutes parts, tel un vase per­cé.

C’est à une explo­ration des alchimies famil­iales, de leurs mys­tères, que nous con­vie l’autrice d’Une mère, etc., s’in­spi­rant cette fois de l’his­toire vraie de Flo­rence Bil­let, née en Colom­bie, française d’adop­tion. Depuis les pages, le vécu upper­cute : si Flo­rence est renom­mée Emmanuelle dans la fic­tion, c’est le véri­ta­ble nom de sa mère biologique qui est inscrit, et l’en­chaîne­ment des épisodes de vie ont tout de la cadence sin­gulière, tac­chy­cardique, de l’au­then­tic­ité – ou peut-être, et c’est sans doute encore plus vrai : de l’ur­gence. Con­tin­uer la lec­ture

Attentat identitaire

Joan CONDIJTS, Les sœurs De Vlaem­inck, Genèse, 2018, 216 p., 20 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9791094689189

Les soeurs de VlaeminckQua­tre ans après la sor­tie de L’homme qui ne voulait plus être roi (Genèse édi­tion), Joan Condi­jts revient avec un sec­ond roman, une his­toire de renais­sance, de famille, Les sœurs De Vlaem­inck.

Paris, 1995, une déto­na­tion. La vie de Julien Delorge bas­cule. Ses par­ents sont vic­times d’un atten­tat. Vient alors le temps du deuil et de la nou­velle défla­gra­tion. L’analyse géné­tique est sans appel : ses par­ents ne sont pas les siens. Pour autant, dix années s’écoulent pour le jeune homme, désor­mais mar­ié à son amour de jeunesse et instal­lé à Lon­dres, avant qu’il n’appréhende, avec la nais­sance de sa petite Pauline, sa réal­ité oblitérée par un sceau d’incertitude et qui recou­vre d’un voile ses orig­ines, pro­je­tant une ombre sur sa vie. Con­tin­uer la lec­ture

Un passé à double fond

Dominique VAN COTTHEM, Le sang d’une autre, Nou­veaux auteurs, 2017, 242 p., 16.95 €/ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑81950–451‑1

van cotthem le sang d une autre.jpgQuelles sont les raisons qui peu­vent pouss­er une jeune femme à s’enfuir de sa pro­pre vie, lais­sant l’homme qu’elle aime et son tra­vail pour rejoin­dre le Sud de l’Espagne à l’insu des siens et recom­mencer tout à zéro ? Arrivée au cré­pus­cule de sa vie, Anne-Marie Ger­may, la fugi­tive, remet de l’ordre dans ses sou­venirs et décide de met­tre son his­toire à plat pour sa fille, avec la ferme volon­té de ne pas la quit­ter sans avoir levé le voile sur les ressorts de son exis­tence mou­ve­men­tée. Con­tin­uer la lec­ture

Suivre et fuir selon Juan Esperanza Mercedes de Santa Maria de los Siete Dolores

Aure­lia Jane LEE, Un endroit d’où par­tir. 2. Une vierge et une cuil­lère en bois, Luce Wilquin, 2016, 285 p., 20 €/ePub : 13.99€, ISBN 978–2‑88253–527‑6

lee-2Un vélo et un puma, pre­mier tome de la trilo­gie Un endroit d’où par­tir, racon­tait les pre­mières années de la vie de Juan Esper­an­za Mer­cedes de San­ta Maria de los Siete Dolores, recueil­li bébé dans un cou­vent qu’il quitte involon­taire­ment, pour arriv­er dans une hacien­da qu’il aban­donne aus­si pour suiv­re un cirque. Et il finit par trou­ver refuge… dans un cou­vent. Une vierge et une cuil­lère en bois, le deux­ième tome, le mon­tre sculp­tant une stat­ue de la Vierge avec laque­lle il repart sur les traces de son passé, han­té par la ques­tion de son orig­ine. Il retrou­ve cer­tains élé­ments de son his­toire, et une sorte de retour est d’ailleurs accom­pli. Mais il est amené à repar­tir (ou fuir !) encore. Il ne s’agit cepen­dant pas d’une sim­ple répéti­tion ; le temps a passé, Juan est devenu un homme, les raisons de son départ se posent en des ter­mes nou­veaux. C’est la recherche par un adulte de son iden­tité, au cœur de laque­lle se pose la ques­tion du genre. Même si ses actions ne suiv­ent pas tou­jours, Juan prend peu à peu con­science des petites vio­lences qu’il impose aux femmes qu’il ren­con­tre et des injus­tices com­mis­es de bonne foi, aus­si bien à l’égard de sa mère adop­tive que des femmes avec lesquelles il entre­tient une liai­son amoureuse plus ou moins aboutie. La rela­tion avec Mon­ser­rate le fait bas­culer de l’adolescence à l’âge adulte ; à une des ques­tions de sa com­pagne, il avance soudaine­ment, « arrivée d’ailleurs et le sur­prenant lui-même », une réponse lourde de sens (que nous ne dévoilerons pas ici). De départs en sépa­ra­tions, l’interrogation sur ses orig­ines s’approfondit. Con­tin­uer la lec­ture

« Tu lui ressembles tant »

Un coup de coeur du Carnet

Jacques RICHARD, Le Car­ré des Alle­mands. Jour­nal d’un autre, Édi­tions de la Dif­férence, 2016, 146 p., 17€

richard allemandsIl y a dif­férents types de cimetières. Loin des Val­lées des Rois et des Reines, des croix blanch­es mil­i­taire­ment alignées et des nécrop­oles aujourd’hui virtuelles, ceux de nos con­trées se ram­i­fient sou­vent en allées rec­tilignes et sen­tiers tortueux, entre gravier et pous­sière. Le long des caveaux en flo­rai­son ou en aban­don, nous percevons rapi­de­ment une organ­i­sa­tion sin­gulière : une par­tie anci­enne, des tombes mod­ernes, des lop­ins dévo­lus à telle ou telle con­fes­sion, des rassem­ble­ments com­mu­nau­taires post-mortem, une pelouse cinéraire. Et, au fond, tout au fond, un peu cachée, par­fois une fos­se com­mune. Le car­ré des indi­gents dans lequel sont enfouies les petites mis­ères et ensevelis les grands secrets, de ceux qui engen­drent les ques­tion­nements de toute une vie, de toutes les vies. Con­tin­uer la lec­ture

Variations sur le temps

Rio DI MARIA, Rack­ets du temps, Arbre à paroles, 2014, 128 p., 12€

di maria_logistTout ama­teur qui est un jour (ou un soir) passé par la Mai­son de la poésie d’Amay a pu appréci­er la présence chaleureuse, l’œil ami­cal de Rio Di Maria, qui au fil des décen­nies, est devenu l’archive vivante d’une insti­tu­tion poé­tique qui vient de fêter ses vingt-cinq ans… Mais qu’il soit rap­pelé ici, avec la paru­tion de ce pré­cieux recueil, qu’il est aus­si, et avant tout, un poète sen­si­ble et pré­cis. Rio Di Maria, avec force et pudeur, nous donne aujourd’hui un livre dense, nour­ri de mémoire et d’exil, qui chante juste et vrai. Con­tin­uer la lec­ture