Un coup de cœur du Carnet
Jérémie CLAES, Cavillore, Héloïse d’Ormesson, 2026, 240 p., 21 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782487819696
Gourdon, un village baigné du soleil des Alpes-Maritimes où le temps semble s’être arrêté, dominé par le plateau de Cavillore. C’est là que Nico a choisi de fuir la ville, pensant retrouver l’enchantement de son enfance dans la maison de famille désertée. Mais la quiétude des lieux est troublée par la découverte du cadavre d’une jeune femme, curieusement déposé sur la route, face à l’auberge, lieu de ralliement des habitants. La victime porte des meurtrissures multiples, le mystère est total. Alors les rumeurs et les hypothèses vont bon train. Continuer la lecture


L’été sans retour est d’abord l’histoire d’un homme, Pasquale Serrai, de sa famille, de la relation proche et riche de silence qu’il a avec Sandro, le fils d’un des ses amis décédé. C’est aussi l’histoire d’un drame dans le beau village de Ravina qui se blottit dans les collines du sud de l’Italie, la disparition d’une adolescente. C’est encore et surtout l’histoire du rapport des hommes avec leur terre, « les hommes sont indissociables de la nature qui les a vus naître et dont ils sont le portrait le plus fidèle, effrayante de beauté et d’âge ».
Gérard Adam, à côté de son œuvre de nouvelliste, de direction des éditions M.E .O, qu’il a cofondées, ou de traducteur de poésie et romans bosniaques ou croates (aux éditions M.E.O.), propose en cette rentrée littéraire son dixième roman. Gérard Adam qui, comme le mentionne la quatrième de couverture de La Passion selon Saint-Mars, continue de piocher dans les interrogations qui sous-tendent son œuvre d’agnostique imprégnée de religion chrétienne.
Six jours par mois, le vent souffle sur Somlyo, petit village enclavé sur une île, entre mer et montagne. Six jours par mois, les bourrasques frappent, les éléments se déchaînent, les vagues rompent tout sur leur passage, le volcan Popracapato crache. Six jours par mois, les débris volent, le sang coule, la mort s’active. Six jours par mois, Erzebeth Rozgovnyi, qui vit encore chez sa mère, délire et se laisse emporter par ses vieux démons : son père mort trop tôt, son amant Hyvàn évaporé dans la nature, son enfance avortée. Au village, on s’accroche, on attend patiemment que la tempête passe. Mais toujours il y a quelques imprudents qui sortent et se font happer par une branche, une vague, un rocher…
L’histoire se passe en quatre jours, du jeudi 17 au dimanche 20 mars 2005. Quatre jours qui scandent les quatre parties du nouveau roman d’Armel Job, En son absence. L’absente, c’est Bénédicte, une adolescente qui vit en Ardenne, à Montange, et qui se volatilise mystérieusement le 17 mars au matin. Enlèvement ? Fugue ? Meurtre ? Les hypothèses fusent ; les policiers enquêtent ; la famille s’interroge et accuse. Plusieurs villageois sont soupçonnés ; on leur trouve soudain un air de coupables plausibles, un mobile ; on découvre qu’ils dissimulent une partie de la vérité, qu’ils auraient peut-être croisé la route de Bénédicte ce matin-là.