Armel JOB, Le testament du diable, Robert Laffont, 2026, 288 p., 20 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782221285473
François Lebel est mort
La nouvelle s’étalait en gros caractères noirs à la une de « La Gazette des Ardennes », édition spéciale du mardi 14 août 1990. En temps normal, la « Gazette » paraissait le samedi, elle comportait dix pages. Ce mardi-là, éditée dans l’urgence, elle se limitait à une double feuille. Sous la manchette, les yeux étaient aussitôt happés par un grand portrait de Lebel datant de quelques années, un ruban de deuil en diagonale dans l’angle supérieur gauche. La légende tenait en trois mots : Notre regretté directeur.
Cette année, Armel Job, orfèvre de la fine et ténébreuse mécanique de l’âme humaine, nous entraine, avec Le testament du diable, dans une histoire de famille à la fois ordinaire et glauque comme il sait si bien le faire. Et en effet, si on y pense, quel meilleur révélateur de tout ce qui va, et plus encore de tout ce qui ne va pas, que la succession après la mort du dernier parent ? Continuer la lecture






Le passager d’Amercœur, le lecteur fait bien vite sa connaissance, dans le souvenir de l’instance narrative du récit d’Armel Job :
L’on sait Armel Job fin observateur des âmes humaines, tant il a créé de personnages dont la présence forte imprègne la vie de ses lecteurs. Voici qu’il s’est prêté au jeu de l’extrême brièveté, celui des instantanés de la collection « La petite pierre » des éditions de La Pierre d’Alun, qui associe ses écrits aux illustrations de Benjamin Monti pour ce nouveau petit volume spiralé. 
