
« C’est de la mauvaise musique puisque c’est de la musique classique ».
« La musique classique est une musique de zombie ».
Voilà l’avis bien tranché de Nina, 14 ans et toutes ses dents. Son papa s’appelle Louis et est un pianiste très célèbre, toujours parti partout jouer cette musique poussiéreuse. Et elle compte bien prouver à son père qu’il perd son temps et ne sert à rien. Il y a aussi Tante Plume, la sœur de Louis, musicologue de renom – et alcoologue patentée – qui va jouer les médiatrices entre le père et la fille. Tante Plume habite à Paris et les trajets en train effectués par Nina lui servent de sas de réflexion et de décompression, autre mode de médiation qu’elle aille chez Tante Plume ou qu’elle revienne à Bruxelles… où son père n’est généralement pas. Quant à sa mère, Nina ne l’a pour ainsi dire pas connue puisqu’elle est morte peu après sa naissance. Continuer la lecture




Nous sommes à Metz en 1940. Odile Waldner, bibliothécaire municipale, commence à écrire un journal secret qu’elle destine à son fils, encore tout bébé, afin qu’il sache la vérité sur elle. Car elle pressent que sa vie ne sera pas un long fleuve tranquille.
Le passager d’Amercœur, le lecteur fait bien vite sa connaissance, dans le souvenir de l’instance narrative du récit d’Armel Job :
« Ici, c’est comme tu attends la mort. La prison, elle te tue ».





