Marc VAN STAEN, Les derniers jours de Larry Parker, 180°, 20 €, ISBN : 9782940721870
Tout quitter et s’installer dans un bled perdu pour y finir sa vie. Tel est le projet de Larry Parker, écrivain renommé, lorsqu’il arrive à Bridge Town avec sa chienne et qu’il découvre la bourgade en commençant par son cimetière. Et ce n’est pas pour rien. Sur son état de santé, il ne fait aucun secret : les excès auxquels il a soumis son corps et les maux tenaces qui le rongent lui laissent peu d’espoir, il sait sa fin proche. Dans un sursaut salvateur, il a décidé de savourer le temps qui lui reste sans avoir à s’encombrer des obligations et des relations qui lui pèsent. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on a fait la une avec un roman devenu un classique et que l’on a des fans partout en Amérique qui ont rêvé de serrer la main d’un auteur qui a compté pour eux. Et il est aussi malaisé, quoi qu’on en dise, de se passer de la caresse douce de la notoriété et des louanges que l’on a pris l’habitude de recevoir. Aussi la nouvelle de sa présence circule-t-elle sans peine en ce lieu où il se passe peu de choses et où l’on surveille volontiers ses semblables. Continuer la lecture




Dès l’ouverture, Clairières pose dans le derme du concret des questions d’ordre symbolique. Robert, le personnage principal, se touche le ventre, et palpe en même temps que sa peau le passage du temps. Il s’enfonce un doigt dans le nombril, jusqu’à la douleur. Dans son esprit se fait jour une intuition, qui lui fait relier sa naissance à sa mort, par le fil de la souffrance.
Un beau samedi d’avril, un triple meurtre tombe sur les bras du commissaire Pierre Van Calster et de son équipe. Une ancienne cantatrice, Alice Dantinne, est retrouvée morte au bas de son immeuble. Les soupçons d’un suicide sont rapidement écartés vu les marques de strangulation présentes sur son cou. Deux autres corps d’hommes, sauvagement assassinés et mutilés, sont découverts quelques heures plus tard dans une église désaffectée et à l’orée de la forêt de Soignes. 
Après Bye bye Elvis (2014), qui retraçait la descente aux enfers et le décès de la grande star, Caroline De Mulder revient en terres mosanes et elle y décline un polar sombre à l’issue improbable. Sur les talons d’un policier, elle nous entraîne dans une enquête aux indices dispersés et aux contours indécis.
« — Vu vos antécédents dans l’armée belge et votre ancien mandat dans la police militaire, j’ai pensé à vous […] » (p. 10–11). Le Consul honoraire de Belgique désigne l’adjudant Robert Peltzer comme observateur de l’enquête sur la mort de Lucie Rego – membre, comme Peltzer, du Programme international pour le Déminage – dont le corps sans vie vient d’être retrouvé au Cambodge, au pied de la falaise surplombant le temple de Preah Vihear, à la frontière thaïlandaise. Un regrettable accident ? Rien n’est mois sûr : la victime connaissait ces rochers comme sa poche…
