COLLECTIF, Géodésiques. Dix rencontres entre science et littérature, Avec des interventions d’André Füzfa et Nicole Roland, Jean-Pierre Boon et Caroline De Mulder, Petra E. Vértes et Jan Baetens, Philippe Toint et Nicolas Marchal, Hughues Bersini et Jacques Darras, Vincent Blondel et Caroline Lamarche, Mustapha Tlidi et Laurence Vielle, Jean-Charles Delvenne et Vincent Engel, Michel Tytgat et Geneviève Damas, Renaud Lambiotte et Christine Van Acker, Illustrations de Nathalie Garot, Arbre de Diane, 2015, 148 p., 15 €
Le discours scientifique et la littérature font-ils bon ménage ? En matière littéraire, la chose paraît avérée, si l’on se réfère, au hasard, à de grands auteurs tels que Cyrano de Bergerac, Aldebert von Chamisso, Jules Verne, Villiers de l’Isle-Adam, H. G. Wells, ou, plus proches de nous, Pierre Boulle (La Planète des singes), Raymond Queneau (Cent mille milliards de poèmes), Umberto Eco (Le Pendule de Foucault) et encore François Schuiten et Benoit Peeters (La Fièvre d’Urbicande). Mais il apparaît très vite que l’inverse n’est pas vrai : peu de scientifiques puisent la matière de leurs recherches dans la littérature au sens général, et pour cause. Les sciences ont très peu à voir avec le roman et la poésie, à peine davantage peut-être avec la philosophie, quand on considère par exemple un chercheur exceptionnel comme Einstein. Continuer la lecture →