Archives par étiquette : Vincent Engel

Virtuelles Belgiques


Vin­cent ENGEL, Bel­giques, Ker, 2017, 122 p, 12€/ePub : 5.99 €, ISBN : 9782875862198

engel belgiquesDix-sept nou­velles, dix-sept textes très courts qui racon­tent, cha­cun, une cer­taine Bel­gique. Pas la Bel­gique telle qu’elle est, non. Ce que la Bel­gique pour­rait ou aurait pu devenir, dans une ver­sion car­i­cat­u­rale. Querelles lin­guis­tiques, crise finan­cière, sur­vol de Brux­elles, mon­tée des eaux, fin de la Bel­gique évitée ou con­crétisée ; autant de points de départ à des his­toires met­tant en scène des per­son­nages claire­ment inspirés de per­son­nal­ités belges bien con­nues, issues du monde poli­tique, artis­tique ou des médias. Con­tin­uer la lec­ture

Dernières mesures avant la postérité

Vin­cent ENGEL, Alma Viva, Ker, 2017, 194 p., 18 €/ePub : 9.99 €, ISBN : 2875862235

engel alma viva.jpgVin­cent Engel nous emmène à nou­veau à Venise. En 1740 cette fois et moins pour en par­courir les ruelles, les places et les canaux que pour y pénétr­er dans l’intimité de quelques habi­tants. Par­mi ceux-ci, un prêtre qui enseigne la musique au sein d’un étab­lisse­ment pour jeunes orphe­lines, un com­pos­i­teur âgé dont le nom et les airs tra­verseront les épo­ques : Vival­di. Vival­di qui évolue ici en tant que don Anto­nio. Et en fait d’évoluer, on pour­rait plutôt dire qu’il se débat. Con­tre les gov­er­na­tori qui rechig­nent à le financer, con­tre sa répu­ta­tion qui fane, con­tre la mode qui lui préfère des sonorités nou­velles, con­tre sa san­té frag­ile, con­tre la vieil­lesse qu’il feint d’ignorer, con­tre les rumeurs qui lui attribuent des mœurs incon­venantes… Con­tin­uer la lec­ture

Onze récits sur un humanisme vacillant

COLLECTIF, L’heure du leurre, Ker édi­tions, coll. « Dou­ble jeu », 2017, 212 p, 10 €/ ePub : 4.99 €, ISBN : 978–2875862082

heure du leurreIls sont onze. Onze écrivains à avoir par­ticipé à ce pro­jet : un recueil de nou­velles pour ado­les­cents. Onze plumes pour aider les jeunes à penser le pop­ulisme, l’obscurantisme, le racisme déguisé en bon sens, l’abandon de l’humanisme au prof­it d’idées sim­plistes tenues par des politi­ciens tan­tôt mar­i­on­net­tistes, tan­tôt mar­i­on­nettes, ou par de sim­ples citoyens passés du côté obscur de la démoc­ra­tie.  Con­tin­uer la lec­ture

A chacun son idée de la vérité

Un coup de coeur du Carnet

Vin­cent ENGEL, Le miroir des illu­sions, Les Escales, 2016, 509 p., 21,9 €, ePub : 14.99 €    ISBN : 978–2‑36569–191‑8

engelOcto­bre 1849, dans l’étude d’un notaire genevois, Atana­sio assiste au ren­dez-vous qui chang­era le cours de sa vie, lev­ant le voile sur son passé et le chargeant d’une mis­sion pour l’avenir. Le même jour, le jeune homme décou­vre que Don Car­lo, son pro­tecteur de tou­jours, était en réal­ité son père et qu’il a fait de lui son héri­ti­er, posant toute­fois une con­di­tion de taille. Pour béné­fici­er de la for­tune de Don Car­lo, Atana­sio devra d’abord le venger en élim­i­nant, suiv­ant des con­signes pré­cis­es, qua­tre per­son­nes désignées comme les arti­sans de son mal­heur. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraires : des Belges nommés

Plusieurs auteurs belges fig­urent actuelle­ment dans les listes de sélec­tion pour les prix lit­téraires. Con­tin­uer la lec­ture

Retour en Toscane

Vin­cent ENGEL, Et dans la forêt, j’ai vu, Hévillers, Ker édi­tions, 2015, 196 p., 10 €

Et dans la forêt, j’ai vuVin­cent Engel est un écrivain fidèle à cer­tains lieux. Dans Et dans la forêt, j’ai vu, roman des­tiné à la jeunesse, il plante une nou­velle fois son décor en Toscane, qua­torze ans après la pub­li­ca­tion de Retour à Mon­techiar­ro, dont un des per­son­nages fait ici une brève incur­sion. Le con­texte poli­tique, celui de l’Italie des années noires et du règne de Mus­soli­ni, imprègne le livre et déter­mine la des­tinée de ses per­son­nages. L’histoire se déroule en 1928, dans une petite ville isolée dont le maire applique avec zèle les pré­ceptes du Duce qu’il admire, tout en se lamen­tant sur le sort de la petite Letizia, sa fille, muette depuis le décès de sa mère, advenu dans des cir­con­stances mys­térieuses. Con­tin­uer la lec­ture

Science et littérature, à la recherche d’un noyau dur

COLLECTIF, Géodésiques. Dix ren­con­tres entre sci­ence et lit­téra­ture, Avec des inter­ven­tions d’André Füz­fa et Nicole Roland, Jean-Pierre Boon et Car­o­line De Mul­der, Petra E. Vértes et Jan Baetens, Philippe Toint et Nico­las Mar­chal, Hughues Bersi­ni et Jacques Dar­ras, Vin­cent Blondel et Car­o­line Lamarche, Mustapha Tli­di et Lau­rence Vielle, Jean-Charles Del­venne et Vin­cent Engel, Michel Tyt­gat et Geneviève Damas, Renaud Lam­biotte et Chris­tine Van Ack­er, Illus­tra­tions de Nathalie Garot, Arbre de Diane, 2015, 148 p., 15 €

geodesiquesLe dis­cours sci­en­tifique et la lit­téra­ture font-ils bon ménage ? En matière lit­téraire, la chose paraît avérée, si l’on se réfère, au hasard, à de grands auteurs tels que Cyra­no de Berg­er­ac, Alde­bert von Chamis­so, Jules Verne, Vil­liers de l’Isle-Adam, H. G. Wells, ou, plus proches de nous, Pierre Boulle (La Planète des singes), Ray­mond Que­neau (Cent mille mil­liards de poèmes), Umber­to Eco (Le Pen­d­ule de Fou­cault) et encore François Schuiten et Benoit Peeters (La Fièvre d’Urbicande). Mais il appa­raît très vite que l’inverse n’est pas vrai : peu de sci­en­tifiques puisent la matière de leurs recherch­es dans la lit­téra­ture au sens général, et pour cause. Les sci­ences ont très peu à voir avec le roman et la poésie, à peine davan­tage peut-être avec la philoso­phie, quand on con­sid­ère par exem­ple un chercheur excep­tion­nel comme Ein­stein. Con­tin­uer la lec­ture