Archives par étiquette : post-apocalypse

L’espérance de la jeunesse

Daniela GINEVRO, À l’ombre des marées, Lans­man, 2025, 56 p., 11 €, ISBN : 9782807104488

ginevro a l'ombre des mareesLe réc­it se déroule après la Grande Vague, quelque part dans le Grand Nord, sur les anci­ennes ter­res, dans une ville por­tu­aire. L’intrigue prend place autour d’un abribus, face au quai. Il pleut de manière inin­ter­rompue. La mer est agitée. On entend le clapo­tis de l’eau et les cris des mou­ettes. Que la marée soit haute ou basse, l’eau débor­de de plus en plus sur le quai. La Grande Vague a tout emporté et lais­sé der­rière elle quelques êtres débous­solés. Tous sont par­tis ou sont morts. Trois enfants oubliés – La brindille, Jukel et Tem­ba – se retrou­vent dans cet abribus, sorte de cabane faite de sacs plas­tiques. Au fil des pages, ce lieu est de plus en plus encom­bré par des pneus, sacs, planch­es, bâtons, bouteilles… Ces trois enfants atten­dent un bus qui n’arrivera jamais et scru­tent l’horizon d’où pour­rait sur­gir un bateau. Con­tin­uer la lec­ture

Juste la fin d’un monde – le nôtre

Un coup de cœur du Car­net

J.-H. ROSNY AINELa mort de la Terre, Post­face de Valérie Stiénon, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2025, 190 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–703‑6

rosny la mort de la terreUn jour, la Terre ne voulut plus des hommes. Ils croy­aient la pos­séder, avoir éten­du sur elle une dom­i­na­tion naturelle et éter­nelle. Ils ne prirent pas la mesure des cat­a­clysmes qui s’enchainaient – éva­po­ra­tion de l’atmosphère, séismes d’ampleurs inédites, sécher­esse crois­sante. Le sol avala les sources, les fleuves se tarirent, les océans dis­parurent – ne lais­sant que des val­lées à pic. Ils crurent que la tech­nique les sauverait. Ils furent réduits à de mai­gres trou­peaux recro­quevil­lés dans des enc­los autour des derniers filets d’eau suin­tant des ter­res arides. Con­tin­uer la lec­ture

L’apocalypse à vélo

PLOUM, Bikepunk : Les chroniques du flash, PVH édi­tions, coll. « Asyn­chrone », 2024, 224 p., 19,99 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782889790098

ploum bikepunkDans le monde de la sci­ence-fic­tion, le réc­it post-apoc­a­lyp­tique con­stitue assuré­ment le sous-genre le plus pro­lifique de ces dernières années. Bien qu’an­cien, comme en témoigne le célébris­sime Rav­age de René Bar­jav­el datant de 1943, il con­naît depuis l’aube des années 2000 un suc­cès sans précé­dent qui n’échappe à aucun domaine de la pro­duc­tion médi­a­tique. Une dom­i­na­tion qui inter­ro­geait déjà en 2018, le chercheur Yan­nick Rumpala dans son essai Hors des décom­bres du monde : « Pourquoi ne serait-il plus pos­si­ble d’imaginer pour l’hu­man­ité un autre hori­zon que celui de l’ef­fon­drement général­isé ou de la cat­a­stro­phe écologique ?». La lit­téra­ture fran­coph­o­ne de Bel­gique n’est en tout cas pas en reste puisqu’elle peut égale­ment compter dans son pat­ri­moine quelques textes de pre­mier ordre comme Moi qui n’ai pas con­nu les hommes de Jacque­line Harp­man (1997) ou encore La Grande Nuit d’An­dré-Mar­cel Adamek (2003). Con­tin­uer la lec­ture

Mauve

Un coup de cœur du Car­net

Vic­toire DE CHANGY, Immen­sità, Cam­bourakis, coll. « Cam­bourakis Tex », 2024, 100 p., 15 €, ISBN : 9782366248630

de changy immensitaPlus lumineux et clair que le vio­let dans la gamme duquel il se décline, le mauve, équili­brant l’ardeur rouge et la sérénité bleue, sym­bol­ise dans le monde ésotérique la trans­for­ma­tion spir­ituelle, l’intuition et la sagesse, la créa­tiv­ité et l’imagination. Élé­gante vivace esti­vale, la mauve, son homonyme féminin, parsème les sols de bou­quets joyeux quand, en breuvages infusés, elle ne tapisse pas de douceur les gorges irritées et d’apaisement les diges­tions com­pliquées. Mauve, c’est le prénom que porte l’héroïne de Vic­toire de Changy, comme s’il avait été pen­sé let­tre par let­tre en attente de son âme. C’est sa mère synesthète qui a brail­lé ce nom à sa nais­sance, et il lui va comme un gant, à elle, la fille de la flam­boy­ante Anna et des tran­quille papa et solide pépa, elle qui nav­igue entre ces chro­ma­tiques froides et chaudes tein­tant sa per­son­nal­ité. Velouté extérieur du mauve, robustesse intérieure de la mauve. Con­tin­uer la lec­ture

L’Apocalypse et son après

Un coup de cœur du Car­net

Frédéric COCHE, Almageste, FRMK, 2023, 88 p., 28 €, ISBN : 9782390220381

coché almagesteCréa­teur d’une œuvre éblouis­sante, artiste, auteur de ban­des dess­inées de haut vol (entre autres Hor­tus San­i­tatis, Vie et mort du héros tri­om­phantes, Hic sunt leones, La mort du roi, L’homme armée, Bryn­hil­dr aux Édi­tions FRMK), Frédéric Coché délivre dans Almageste un réc­it de l’Apocalypse tail­lé dans le lan­gage poé­tique, ésotérique des eaux-fortes. C’est au tra­vers d’audaces formelles, d’une décon­struc­tion nar­ra­tive, d’un kaléi­do­scope des épo­ques et des mon­des qu’il nous donne à voir l’épopée éclatée, ellip­tique de la fin du monde. Non la fin d’un monde mais la destruc­tion totale de la Terre, l’Armageddon, lequel se pro­duit sous les yeux du savant Ptolémée, auteur du traité astronomique L’Almageste. Con­tin­uer la lec­ture

Thérèse, Rose, Ratte

Flo­rence RICHTER, Rose étrange au Mont des Arts, Sam­sa, 2023, 114 p., 18 €, ISBN : 9782875934642

richter rose etrange au mont des arts« Le roman com­porte trois par­ties qui se répon­dent : d’abord deux fic­tions, l’autobiographie d’un végé­tal rosier marin, entre­coupée de com­men­taires d’une mam­mifère, une rat­te. La troisième par­tie relève de la réal­ité la plus con­crète ; il s’agit d’extraits du Jour­nal intime, inédit à ce jour, de ma grand-mère, la roman­cière Marie-Thérèse Bodart […] » Tel est l’incipit de Rose étrange au Mont des Arts, dans la « note (néces­saire) de l’autrice ». Flo­rence Richter l’annonce d’emblée : son réc­it explor­era dif­férents points de vue, cha­cun claire­ment annon­cé à chaque début de chapitre. Si l’existence de la fleur et celle de la rongeuse se croisent, celle de Thérèse s’inscrit en petites notes choisies émanant d’un passé révolu. Car, au moment où se déroule l’histoire con­tée, l’humanité a dis­paru, depuis longtemps, en 2054 exacte­ment, et la nature a repris ses droits sur la Terre en général et le Mont des Arts en par­ti­c­uli­er. Con­tin­uer la lec­ture

Comme poussé par des courants contraires

Marc MEGANCK, Vert atlan­tique, F dev­ille, 2023, 226 p., 20 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782875990785

meganck vert atlantiqueFidèle désor­mais aux édi­tions fDev­ille puisque ce Vert atlan­tique con­stitue le troisième livre qu’il pub­lie chez l’éditeur brux­el­lois, Marc Meganck, une nou­velle fois, nous sur­prend par sa capac­ité à nous entraîn­er, dès les pre­mières pages, dans son sil­lage. L’aisance dans l’écriture, la struc­tura­tion flu­ide du réc­it, la manière qu’il a de cro­quer en quelques coups de plume, un per­son­nage, une sit­u­a­tion et l’époque font de ce roman, qui se déroule dans un futur proche, un livre que l’on ne quitte pas. Indécrot­table citadin, pas­sion­né par l’urbanisme et l’architecture, his­to­rien de for­ma­tion, l’auteur nous emmène sur les traces d’Alex Larsen. Petit fonc­tion­naire d’un som­bre départe­ment du min­istère, il est notam­ment  en charge du dépouille­ment de dossiers émanant des Assem­blées de Véri­fi­ca­tion de Con­structibil­ité dont l’acronyme, « A.V.C. », suf­fit à lui seul à résumer le dés­abuse­ment dans lequel le plonge sa sit­u­a­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Civilisation, dernier acte

Thomas GUNZIG, Rocky, dernier rivage, Au dia­ble vau­vert, 2023, 368 p., 20 €, ISBN : 979–10-307‑0605‑5

gunzig rocky dernier rivage« Manuel de survie à l’usage des prévoy­ants » pour­rait être le titre de ce roman Rocky, dernier rivage, en référence à un texte précé­dent de Thomas Gun­zig, Manuel de survie à l’usage des inca­pables. Car Rocky est bel et bien un manuel de survie.

Les cat­a­stro­phes naturelles se sont suc­cédé, toutes plus graves, dues au dérè­gle­ment cli­ma­tique, entrainant des guer­res et de graves trou­bles soci­aux. Les humains les plus rich­es, pour autant qu’ils aient été prévoy­ants et avisés, ont quelque chance de pou­voir échap­per à l’effondrement général. Fred est de ceux-là. Sur une petite île ignorée, loin des con­voitis­es, il a fait amé­nag­er une retraite par­faite­ment équipée, per­me­t­tant de sur­vivre de très nom­breuses années (et donc il est plutôt prévoy­ant et non inca­pable).  Des équipements sophis­tiqués com­por­tant des redon­dances de sécu­rité et des pro­vi­sions abon­dantes et var­iées met­tent sa famille à l’abri pour longtemps. On doit d’ailleurs saluer l’ingéniosité et les grandes capac­ités tech­niques et organ­i­sa­tion­nelles de Thomas Gun­zig, admirable­ment doc­u­men­té sur maints aspects tech­nologiques et logis­tiques. Tout est juste et par­faite­ment plau­si­ble. De fac­to son roman appa­raît comme un excel­lent manuel de survie. Con­tin­uer la lec­ture

La guérilla poétique de Timotéo Sergoï

Tim­o­téo SERGOÏ, Apoc­ap­i­talypse, Ter­ri­toires de la Mémoire, 2020, 87 p., 12 €, ISBN : 978–2‑930408–45‑3

Cinq par­ties divisées cha­cune en douze déchirures, douze lames, douze éclats, douze failles frac­turant le tis­su du monde, la car­togra­phie d’un monde avalé dans l’immonde : par­tant d’une ques­tion lim­i­nale « Où en sommes-nous ? », le recueil poé­tique Apoc­ap­i­talypse inter­roge la place de la poésie, du poète, leur con­nex­ion avec une insoumis­sion native. Écrivain, poète (Le tour du monde est large comme tes hanch­es, Le diag­o­naute amouraché, La soli­tude du marin dans la forêt, Blaise Cen­drars, brasi­er d’étoiles filantes…), comé­di­en, mar­i­on­net­tiste, voyageur, Tim­o­téo Ser­goï se place au point de ren­con­tre entre poésie et révo­lu­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Quête du Graal au milieu des immondices

Thomas DEPRYCK, Le bousi­er, Lans­man, 2020, 70 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0277‑4

Le bousi­er de Thomas Depryck offre un écho sai­sis­sant à l’ac­tu­al­ité brûlante, sous le signe de l’épidémie, de la crise et de la peur. C’est que ce con­te fan­tas­tique et absurde, imprégné des codes de la tragédie grecque, met en scène deux hommes et une femme malades des suites d’un effon­drement cat­a­clysmique ayant décimé l’écras­ante majorité des humains. Con­tin­uer la lec­ture

Déborderoman caniculaire

Claude DONNAY, On ne coupe pas les ailes aux anges, M.E.O., 2020, 284 p., 20 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑807002–28‑9

Brux­elles en fusion, l’asphalte nappe plus que molle­ment les pavés, à portée de poings d’esprits chauf­fés à blanc. Claude Don­nay campe un été prophé­tique où les thèmes écologiques, économiques, poli­tiques et soci­aux envahissent la fic­tion pour se heurter à un grand chaos. Tout a fon­du en une mélasse grise et puante. Soit une fable qui met aux tré­fonds de notre bonne société un ther­momètre rou­gi par une flam­bante actu­al­ité. Il y a peut-être un brin d’anticipation dans ce roman : et s’il nous racon­tait un prochain été en nos belles régions tem­pérées ? Con­tin­uer la lec­ture

Sororité, diversité 1 – Apocalypse 0

Cindy VAN WILDER, Terre de brume II, Le choix des élues, Rageot, 2019, 288 p., 16,90 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782700259247

Dans ce deux­ième tome de Brume, Le choix des élues, Héra et Intis­sar pour­suiv­ent leur quête d’une solu­tion pour sauver leur monde entamée dans le Tome 1, Le sanc­tu­aire des Dieux. Héra et Intis­sar pénètrent à présent dans le cœur de la mon­tagne et recherchent les Semeurs qui pour­ront, du moins le pensent-elles, les aider à lut­ter con­tre la Brume tox­ique qui détru­it leur monde. En réal­ité, les Semeurs se trou­vent être une société misog­y­ne et xéno­phobe, société que nos héroïnes affron­teront et qui leur apportera deux alliées pri­mor­diales ren­con­trées lorsqu’elles sont faites pris­on­nières. Ensem­ble, elles chercheront le chemin per­me­t­tant de décou­vrir l’arme capa­ble de vain­cre la brume. Con­tin­uer la lec­ture

Gaïa s’en va-t-en guerre

Véronique BERGEN, Guéril­la, ONLiT, 2019, 176 p., 14 € / ePub : 4.49 €, ISBN : 978–2‑87560–112‑4

Qui ne con­naî­trait de Véronique Bergen que ses con­tri­bu­tions au Car­net et les Instants (des textes récents sur Isabelle Stengers ou la col­lap­solo­gie théorisée par Pablo Servi­gne, Raphaël Stevens et Gau­thi­er Chapelle, notam­ment) pressen­ti­rait déjà le haut intérêt, sinon l’engagement, de l’écrivaine et philosophe pour la cause écologique et la défense d’une planète que l’exploitation humaine men­ace d’épuisement. De cette impli­ca­tion, elle donne une nou­velle illus­tra­tion avec, cette fois, un court roman, Guéril­la, paru dans l’élégant petit for­mat des édi­tions ONLiT.

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Fable sur l’après-catastrophe

Un coup de cœur du Car­net

Jean Claude BOLOGNE, L’âme du cor­beau blanc, Mael­strÖm, 2019, 298 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87505–329‑9

Avec L’âme du cor­beau blanc, le romanci­er et essay­iste Jean Claude Bologne livre une éblouis­sante fic­tion qui tient de la fable poé­tique, méta­physique et théologique sur fond d’un événe­ment nom­mé la Grande Cat­a­stro­phe. Sous la forme d’une com­mu­nauté de sur­vivants, l’auteur campe le temps de l’après-apocalypse : seuls les pen­sion­naires d’un orphe­li­nat ont échap­pé à la dévas­ta­tion des eaux amères qui ont recou­vert la planète, tuant les hommes, la faune, la flo­re. Entourée d’un mur de dia­mant expan­sé (seule matière inat­taquable par l’acidité de l’eau), la colonie d’enfants est dirigée par des adultes ayant fait table rase de tout ce qui relève de l’ancien monde. Ayant provo­qué un anéan­tisse­ment écologique plané­taire, l’hubris, le prométhéisme, la folie de l’ancienne ère ont fait place à une com­mu­nauté où les livres ont été ban­nis et où règne l’unique loi du Texte (trans­mis orale­ment et par des fresques). « Les derniers seront les pre­miers », les orphe­lins, les aban­don­nés sont les seuls rescapés de la fin du monde. Dans cette ébauche d’un nou­v­el Éden — un Éden, un par­adis mât­iné de total­i­tarisme —, survient le meurtre qui défait la cohé­sion du groupe. Le doute cor­rode les esprits ; les repères, les tran­scen­dan­taux du vrai et du faux, du bien et du mal vac­il­lent.

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Sororité et apocalypse

Cindy VAN WILDER, Terre de brume I, Le sanc­tu­aire des dieux, Rageot, 2018, 288 p., 16,90 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782700259230

Le réc­it com­mence dix-sept ans après le Boule­verse­ment, événe­ment cat­a­clysmique pen­dant lequel une vague de brume tox­ique et destruc­trice a recou­vert le monde entier. Les sur­vivants vivent dans des sanc­tu­aires situés sur les quelques som­mets de mon­tagnes épargnés et cir­cu­lent dans des bateaux qui voguent sur cet épais brouil­lard. C’est dans cet univers hos­tile que deux héroïnes, Héra et Intis­sar, vont devoir échap­per à de nou­veaux dan­gers : une gigan­tesque vague de brume peu­plée d’êtres ter­ri­fi­ants s’attaque à un des sanc­tu­aires. Les deux ado­les­centes seront mal­gré elles amenées à se bat­tre ensem­ble, à s’unir mal­gré l’inimitié de leurs clans respec­tifs. L’une ayant des pou­voirs psy­chiques et l’autres étant une guer­rière d’exception, elles se com­plè­tent et se décou­vrent fortes de leur alliance. Au fur et à mesure de leurs mésaven­tures, des liens d’amitié se tis­sent entre elles. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on goûte avec joie à des fables anarchistes façon Antoine Wauters

Un coup de cœur du Carnet

Antoine WAUTERS, Moi, Marthe et les autres, Verdier, 2018, 80 p., 12,50 € / ePub : 8.99 €, ISBN : 978–2‑86432–988‑6 ; Antoine WAUTERS, Pense aux pier­res sous tes pas, Verdier, 2018, 192 p., 15€ / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑86432–987‑9

Non, Antoine Wauters n’est pas un auteur ordi­naire. D’abord, il ne se con­tente pas de sor­tir un roman à la fois mais deux, parais­sant chez le même édi­teur. Ensuite, il ne se con­tente pas de d’in­sér­er ses fic­tions dans des gen­res bien pré­cis – polar, s.f., etc. –  mais il taille sur mesure des costards ultra classe à ses réc­its « d’an­tic­i­pa­tion ». Parce que, oui mon cher, le Wauters qu’on con­naît et qu’on aime, celui des réc­its famil­i­aux sen­si­bles, celui à la petite musique per­so envoû­tante, celui qui écrit en douceur à fleur de peau, s’est mis, à sa façon, à la s.f. !

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