Max DE RADIGUES, Dix secondes, Casterman, 2025, 120 p., 22 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782203290372
Dans les années nonante, Marco traîne son apathie entre le canapé de ses potes et le siège de son scooter. L’école l’ennuie, sa vie de fils unique le gave et la routine bien rangée de ses parents le saoule. Marco rêve d’autre chose. Rien de précis, pas d’objectifs particuliers : juste vivre. C’est dans sa quête de sensation forte qu’il rencontre « le schmet », dealeur et caïd du coin. Marco n’a alors plus qu’une envie, s’intégrer à cette nouvelle bande, faire la fête et « s’éclater la tête » avec des drogues toujours plus dures. De plus en plus distant de son groupe d’amis qui préfèrent jouer à Zelda que sniffer de la coke sur les parkings de boite de nuit, il s’isole, manque l’école et, surtout, tombe amoureux de Zoé. Dix secondes les yeux fermés sur son scooter, c’est ce qu’il faut au jeune Marco pour s’offrir son shoot d’adrénaline. Mais comme pour tout drogué, la dose doit toujours augmenter pour maintenir ses effets. “Paumé”, “loser”, “zonard”, on observe Marco s’enfoncer dans son mal-être ou chaque nouvelle expérience risque d’être la dernière. Continuer la lecture



Disons-le d’emblée : Alerte 5 est un livre formidable. Le bédéaste belge Max de Radiguès s’est attaqué à une grande aventure spatiale : à la suite de l’explosion d’une fusée lors de son lancement, provoquant le décès des trois astronautes qui avaient embarqué à son bord, la NASA suspecte une attaque terroriste. Aussitôt, le secteur est en panique et passe en niveau d’Alerte 5, le plus élevé. Un protocole strict, censé assurer la sécurité de tous, devra être appliqué par les astronautes, mais aussi les cinq protagonistes de cet album, en pleine mission scientifique sur la base d’exploration martienne. Alors qu’ils étaient déjà géographiquement isolés, les rares contacts qu’ils avaient avec l’extérieur leur sont désormais totalement interdits, et ils se retrouvent plus reclus que jamais. Comment vont-ils s’en sortir ? 

Le festival de bande dessinée d’Angoulême décerne plusieurs prix. On se souvient que l’année dernière, Éric Lambé et Philippe de Pierpont avaient obtenu