Un moderne roman d’apprentissage

Georges THINÈS, Les vacances de Rocroi, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2024, 212 p., 18 €, ISBN : 978–2‑8032–0082‑5

thines les vacances de rocroiSes human­ités bouclées dans un col­lège jésuite brux­el­lois, Georges – prénom de l’auteur – est envoyé en vacances à Rocroi chez une vague tante. Nous sommes en 1941 : il lui faut franchir la ligne de démar­ca­tion qui passe par Amiens et Rethel. Dans la vaste et anci­enne demeure où il débar­que, sur fond d’interdits posés par l’Occupant, vont s’enchainer divers imprévus : ren­con­tre de la jeune ser­vante Bertine « d’une beauté sur­prenante », présence tenace et fan­toma­tique d’un neveu nom­mé René, absence inex­plic­a­ble de la tante Joséphine, appel au sec­ourable et pater­nel M. Lebarq, recherch­es vaines dans les forêts avoisi­nantes, etc. Cepen­dant, l’imagination du jeune homme est imprégnée de la morale et de la spir­i­tu­al­ité héritées de ses maitres, avec des fig­ures ambigües telles que l’Ange exter­mi­na­teur, « l’ange de Rethel », le vis­age « malé­fique et ten­dre » ornant la cathé­drale de Reims, ou encore Beethoven, son Tes­ta­ment d’Heiligenstadt où il dit adieu à la vie mais sans vrai­ment y croire, ses lieder dédiés « à la Bien-aimée loin­taine ». S’ensuivent pour Georges de longues cog­i­ta­tions où se mêlent l’impression de se trou­ver à la croisée des chemins, l’attente vague de l’amour, le sen­ti­ment d’une faute com­mise – car il prend dans la vieille mai­son la place du neveu dis­paru, provoque incon­sciem­ment le départ de sa tante, acca­pare la bicy­clette-relique. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraire de l’Abbaye de Villers : le palmarès

prix littéraire abbaye de villers

L’Ab­baye de Villers a lancé un nou­veau prix lit­téraire, récom­pen­sant un pre­mier roman belge.  Con­tin­uer la lec­ture

Concours de nouvelles De viris : appel à textes

concours de viris 2025

En prélude au prix du roman gay, l’as­bl Capax Infini­ti et le Stu­dio 84 art & Culture[s] lan­cent “De viris”, un con­cours de nou­velles, en col­lab­o­ra­tion avec les édi­tions Lamiroy. Le thème de l’an­née? Le regard. Les nou­velles sont atten­dues pour le 31 décem­bre au plus tard.  Con­tin­uer la lec­ture

Partis pour Belfast et Sanaa

Joël SCHUERMANS, Vers Belfast, Par­tis Pour, 2024, 144 p., 11,5 €, ISBN : 978–2‑931209–08‑0
Michel HELLAS, Yémen Debout, Par­tis Pour, 2024, 68 p., 9,5 €, ISBN : 978–2‑931209–07‑3

schuermans vers belfastLes édi­tions Par­tis Pour enrichissent leur col­lec­tion des « Errances » avec deux livres ten­ant dans la poche des lecteurs et voyageurs.

Qua­trième opus pour Joël Schuer­mans, par­ti cette fois Vers Belfast. À la croisée d’un jour­nal­isme curieux, de la didac­tique his­torique, de l’impressionnisme des paysages, son jour­nal de bord per­met toutes les approches selon les humeurs de l’auteur. Ce qu’il apprend, ce qu’il lit, ce qu’il pense de ce qu’il entend et voit. Con­tin­uer la lec­ture

Vincent Engel. La fiction comme “romansonge”

Jean-Pierre LEGRAND et Philippe REMY-WILKIN, Vin­cent Engel. L’absence révoltée,  Que Faire ?, n°7, Sam­sa, juin 2024, 122 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87593–563‑2

legrand remy wilkin vincent engelCréer des mon­des de fic­tion, con­stru­ire des « roman­songes » dans le sil­lage du « men­tir-vrai » d’Aragon, laiss­er courir sa pen­sée, son imag­i­naire sur une mul­ti­tude de claviers d’orgue… telles sont les trois thèmes musi­caux qui se déga­gent si l’on tente de con­denser l’œuvre de Vin­cent Engel, tout à la fois écrivain, dra­maturge, pro­fesseur de lit­téra­ture con­tem­po­raine à l’Université catholique de Lou­vain, directeur de revue (il a repris la direc­tion de Mar­ginales), directeur du Pen Club Bel­gique, édi­teur. Dans le numéro 7 de la revue Que faire ?, les écrivains Jean-Pierre Legrand et Philippe Remy-Wilkin con­sacrent un dossier éblouis­sant qui se focalise sur le cycle toscan inti­t­ulé Le monde d’Asmodée Edern (réédité en 2023, Asmod­ée Edern & Ker Édi­tions). Con­tin­uer la lec­ture

Des bleus à l’âme…

Thibaut CREPPE, Anas­ta­sio MARQUEZ, Bleus, Chat polaire, 2024, 94 p., 16 €, ISBN : 9–782931-028315

creppe bleusPour son sec­ond recueil de poésie, Thibaut Creppe s’est asso­cié à l’artiste-peintre Anas­ta­sio Mar­quez dont les mono­types illus­trent l’ouvrage. De sur­croît, comme l’indique en qua­trième de cou­ver­ture l’éditeur Le chat polaire, le poète revendique la fil­i­a­tion musi­cale avec les com­po­si­tions d’Antoine Dawans et Jim­my Bones­so, « dont le recueil est issu ». Con­tin­uer la lec­ture

Relire Simon Leys

Simon Leys

Simon Leys

Ce 11 août mar­que le 10e anniver­saire du décès de l’es­say­iste, sino­logue et académi­cien Simon Leys (28 sep­tem­bre 1935 — 11 août 2014).  Une œuvre et une per­son­nal­ité à redé­cou­vrir. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Littér’halles 2025 : la sélection

Le prix Littér’Halles, dédié aux recueils de nou­velles, a com­mu­niqué sa sélec­tion 2025. Con­tin­uer la lec­ture

Fureur de lire 2024 : appel à projets

fureur de lire 2024 affiche

La Fureur de lire aura lieu du 16 au 20 octo­bre 2024. Un appel est lancé aux opéra­teurs pour inté­gr­er le pro­gramme. Échéance : le 2 sep­tem­bre.  Con­tin­uer la lec­ture

« Le courage d’écouter l’oiseau »

Un coup de cœur du Car­net

Chris­t­ian MERVEILLE (auteur) et Vale­ria DOCAMPO (illus­tra­trice), L’homme qui écoutait chanter l’oiseau, Alice Jeunesse, 2024, 40 p., 16 €, ISBN : 9782874265747

merveille docampo l'homme qui écoutait chanter l'oiseauSelon leur espèce, les oiseaux représen­tent une var­iété de sym­bol­es : la paix et la colombe, la force et l’aigle, la sagesse et le hibou, le deuil et le cor­beau, la fidél­ité et le cygne, la résilience et le col­ib­ri… Mais tous, du plus hum­ble passereau au majestueux alba­tros, incar­nent avant tout la lib­erté. Faisant fi de la pesan­teur ter­restre et se jouant des airs, ils pla­nent, vire­voltent, s’en vont à tire d’ailes vers des hori­zons qu’eux seuls con­nais­sent, que nous seuls imag­i­nons. Ces êtres de plumes et de vents, en plus de chanter, par­lent aus­si, un lan­gage par­ti­c­uli­er, invis­i­ble et audi­ble aux âmes récep­tives. Tel cet homme, debout, la tenue sim­ple et l’air absorbé, les yeux fer­més, nez ten­du vers la mélodie d’un rouge-gorge, comme si en plus de l’entendre il la res­pi­rait. Il demeure d’ailleurs étrange­ment indif­férent à l’agitation autour de lui, ne trem­ble pas aux cris d’un garde lui inti­mant de se prostern­er devant le Roi qui va arriv­er en ville : « Arrêtez-moi si vous voulez, moi, je veux écouter l’oiseau… ». Con­tin­uer la lec­ture

Gratter le vernis

Bar­bara ABEL, Comme si de rien n’était, Récami­er, 2024, 360 p., 21 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑38577–043‑3

abel comme si de rien n'étaitAdèle et Bertrand More­au arborent tous les signes de la réus­site : une vil­la coquette et vaste dans un quarti­er chic, deux sit­u­a­tion pro­fes­sion­nelles con­fort­a­bles. Avec leur fils Lucas, ils sem­blent sourire à la vie dans une exis­tence sous con­trôle. Elle vaque à ses activ­ités de déco­ra­trice d’intérieur, son emploi du temps est min­uté soigneuse­ment, notam­ment pour per­me­t­tre à son fils de suiv­re des cours de solfège. Et voici que son des­tin bas­cule lorsqu’elle croise Hugues Lionel, le nou­veau pro­fesseur de musique, qui s’adresse à elle en l’appelant Marie comme on salue une vieille con­nais­sance, ce dont elle se défend immé­di­ate­ment. Il sait qu’il ne se trompe pas, elle a été son amante d’un soir et s’est éclip­sée pen­dant la nuit. Con­tin­uer la lec­ture

On ne voit bien qu’avec le cœur…

Nathalie BOUTIAU, Puis vien­dra le matin, Sam­sa, 2024, 242 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8759–3565‑6

boutiau puis viendra le matinJeanne est une quin­quagé­naire qui tra­vaille au château de Freyr, un domaine de sept hectares. Elle décou­vre un matin une boîte avec une chat­te et trois cha­tons et décide de les sauver. Au fur et à mesure qu’elle leur prodigue des soins et leur cherche une famille d’accueil, la blessure d’un vieux deuil est réveil­lée, avec la cul­pa­bil­ité qui l’a accom­pa­g­né. Con­tin­uer la lec­ture

La planète des femmes-cyclopes

Gwéno­la CARRERE, Extra-Végé­talia 2, Super Loto Édi­tions et Les Requins Marteaux, 2024, 128 p., 26 €, ISBN : 9791094442388

carrere extra végetaliaArchi­tec­tures végé­tales lux­u­ri­antes, planète loin­taine sur laque­lle ne vivent que des femmes-cyclopes au crâne oblong, cité qui sem­ble régie par la paix et l’harmonie… ce vol­ume 2 pro­longe Extra-Végé­talia, une bande dess­inée d’une folle lib­erté signée Gwéno­la Car­rère, égale­ment parue chez Super Loto Éditions/Les Requins Marteaux. Le réc­it d’une étrange planète nom­mée Extra-Végé­talia sur laque­lle les femmes se repro­duisent par parthénogénèse est porté par une féerie de formes, de couleurs traduisant la nature de cette cité utopique galac­tique. Très libre­ment inspiré du roman Her­land de l’écrivaine fémin­iste améri­caine Char­lotte Perkins Gilman, le dip­tyque Extra-Végé­talia inter­roge les car­ac­téris­tiques d’une organ­i­sa­tion sociale dénuée d’homme, les ques­tions de l’éducation, du com­mu­nau­tarisme, des muta­tions géné­tiques. Au sein d’une nature fer­tile, d’arbres mag­iques, de plantes gigan­tesques, d’édifices aux formes inédites, au milieu de ce gynécée, l’imprévu sur­git sous la forme d’un homme blessé qui chute sur la planète. Obser­va­teur d’un monde dont les règles socié­tales, poli­tiques, les lois biologiques sont dif­férentes de celles qui règ­nent sur les autres planètes, l’homme décou­vre la manière dont les femmes se repro­duisent, dont les enfants sont fécondés, élevés, les archi­tec­tures en forme de champignons, les struc­tures psy­chiques, les émo­tions, les pen­sées de ce peu­ple de femmes indus­trieuses. Con­tin­uer la lec­ture

Au Portugal avec le guide Michel

Michel ZUMKIR, Por­tu­gal : les œil­lets d’Amalia, Nevi­ca­ta, coll. « L’âme des peu­ples », 2024, 96 p., 9 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 9782875232243

zumkir portugal les oeillets d amalia« L’âme des peu­ples », l’élégante col­lec­tion de petit for­mat des édi­tions Nevi­ca­ta, fête son dix­ième anniver­saire. Et s’enrichit de plusieurs nou­veaux vol­umes, dont celui que Michel Zumkir con­sacre au Por­tu­gal.

Out­re un roman ini­tiale­ment paru chez Bal­land (C’est pas fini), la bib­li­ogra­phie de Michel Zumkir s’appréhende comme une porte ouverte sur les cen­tres d’intérêt de l’auteur – lit­téraires sou­vent, avec ses ouvrages sur Nicole Mal­in­coni (Nicole Mal­in­coni, l’écriture au risque de la perte, Luce Wilquin) ou Mar­guerite Duras (Aimer les huîtres, la mer, le tout. Aimer Duras, Lamiroy) ; musi­caux aus­si avec son récent « Arti­cle » sur le paroli­er Jacques Duvall (Jacques Duvall : et finale­ment le bon­heur ?, Lamiroy). C’est une autre de ses pas­sions qu’il dévoile avec Por­tu­gal. Les œil­lets d’Amalia. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Patrimoines 2024 : la sélection

Le prix Pat­ri­moines a dévoilé sa sélec­tion pour l’édi­tion 2024. Cinq romans sont en lice. Con­tin­uer la lec­ture

Largo Winch revient au cinéma

masset depasse largo winch le prix de l'argent

Ce mer­cre­di 7 août sor­ti­ra sur les écrans belges Largo Winch : le prix de l’ar­gent, troisième adap­ta­tion pour le grand écran de la série de bande dess­inée de Jean Van Hamme et Philippe Francq.  Con­tin­uer la lec­ture