Archives par étiquette : Jacques De Decker

Jean Rochefort et la littérature belge au cinéma

PARIS: emission

Le comédie français Jean Rochefort est décédé ce 9 octo­bre à l’âge de 87 ans. Sa fil­mo­gra­phie, pres­tigieuse et par­ti­c­ulière­ment riche, compte notam­ment des adap­ta­tions pour le ciné­ma de romans d’au­teurs belges fran­coph­o­nes.  Con­tin­uer la lec­ture

Amélie Nothomb : voyages en littérature

Amélie NOTHOMB, Riquet à la houppe, Albin Michel, 2016, 160 p., 16,90 €/ePub : 11.99 €
Dis­cours de récep­tion d’Amélie Nothomb à l’Académie royale de Bel­gique. Accueil­lie par Jacques De Deck­er, Paris, Albin Michel, 2016, 65 p., 10 €/ePub : 6.99 €

nothomb_riquetUn nou­veau roman d’Amélie Nothomb en ce mois d’août ? D’au­cuns haussent déjà les épaules : évidem­ment, l’auteure n’a pas man­qué une ren­trée lit­téraire depuis 1992. Le cru de cette année est une réécri­t­ure d’un con­te de Per­rault ? Rien de bien nou­veau non plus : elle nous a déjà fait le coup en 2012 avec Barbe Bleue. C’est sur Riquet à la houppe qu’elle a cette fois jeté son dévolu? Le petit réc­it pré­cieux sem­ble tail­lé sur mesure pour la geisha goth­ique des Let­tres belges, lui qui met aux pris­es les extrêmes de la beauté et de la laideur et célèbre les séduc­tions de la con­ver­sa­tion. Alors, cir­culez, y a rien à voir ? Con­tin­uer la lec­ture

Les mémoires du Baron perché

Jacques FRANCK, La vie est un voy­age, pré­face de Jacques De Deck­er, regard de Stéphane Lam­bert, témoignage de Fran­cis Van de Woestyne, Luce Wilquin, 2016, 350 p., 25 €/ePub : 17.99 €, ISBN : 978–2‑88253–522‑1

franck.jpgPour peu qu’on s’intéresse à la presse belge, et davan­tage encore à la cul­ture, le nom de Jacques Franck est indé­fectible­ment lié à l’histoire du quo­ti­di­en La Libre Bel­gique, où il est entré comme jour­nal­iste, en… 1957, alors même que s’érigeait à Brux­elles l’Atomium.

Né en 1931 dans une famille aisée des envi­rons d’Anvers, ten­té un moment par la diplo­matie (dont il a gardé un sens cer­tain de la dis­cré­tion et l’art de négoci­er), Jacques Franck a longtemps dirigé la rédac­tion de La Libre, après avoir semé un peu partout dans ses pages les traces de son inlass­able curiosité pour le monde. Aujourd’hui encore, bien que retiré offi­cielle­ment depuis 1996 de toute charge pro­fes­sion­nelle, celui qui est devenu le baron Franck, pub­lie chaque semaine ou presque un arti­cle, tou­jours élégam­ment tourné, dans les pages lit­téraires du quo­ti­di­en. Autant dire qu’il n’en sor­ti­ra sans doute jamais, et qu’à l’instar du Baron per­ché d’Italo Calvi­no, il con­tin­uera, pour le plus grand bon­heur de ses afi­ciona­dos, de chercher à com­pren­dre (« Intel­lig­ite ! » est sa devise nobil­i­aire) les mou­ve­ments d’horlogerie qui exer­cent, pour le meilleur et pour le pire, leur implaca­ble tic-tac sur le monde et notre temps. Con­tin­uer la lec­ture

Littérature et cinéma, d’hier à aujourd’hui

Dans son  n° 185 (févri­er-mars 2015), Le Car­net et les Instants con­sacrait un riche dossier aux rela­tions entre lit­téra­ture et ciné­ma. Par­mi les réac­tions des lecteurs se détacha une propo­si­tion de Jacques De Deck­er, Secré­taire Per­pétuel de l’A­cadémie de Langue et de Lit­téra­ture : organ­is­er une table ronde à pro­pos d’une ques­tion peu abor­dée, le rôle des pou­voirs publics et des pro­fes­sion­nels dans les décen­nies précé­dentes, spé­ciale­ment les années 1970, avec les défis que cela révèle mais aus­si que cela implique aujour­d’hui, quant à l’adap­ta­tion d’œu­vres lit­téraires en Bel­gique fran­coph­o­ne. Con­tin­uer la lec­ture

Ars criticandi

Un coup de coeur du Carnet

Jacques DE DECKER, Lit­téra­ture belge d’aujourd’hui. La Brosse à relire, Brux­elles, Les Impres­sions Nou­velles, coll. « Espace Nord », 335 p.

Se présen­ter comme « cri­tique lit­téraire » peut s’avérer une entre­prise périlleuse. N’est-ce pas un ric­tus de défi­ance, voire de mépris, qui se des­sine sur le vis­age de l’interlocuteur ? Quoi, « cri­tique » ? Par­a­site, oui. Un bon­homme qui, inca­pable de torcher cor­recte­ment un livre, épuise sa vie à pass­er au crible ceux des autres. Il les descend avec rancœur quand ils lui parais­sent trop bons, ou les exhausse s’il est sûr qu’ils ne fer­ont point trop d’ombre à son chef‑d’œuvre en sem­piter­nelle ges­ta­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Du danger de se faire traiter de “mandarin”

Jacques DE DECKER, Le ven­tre de la baleine, Weyrich, coll. “Plumes du coq”, 2015, 192 p.

 

dedeckerLa col­lec­tion Plumes du Coq, aux édi­tions Weyrich, pro­pose au lecteur des ouvrages, inédits ou en réédi­tion, d’écrivains belges fran­coph­o­nes, prin­ci­pale­ment wal­lons.  Forte de plus d’une ving­taine de titres à l’heure actuelle, elle présente des titres d’Armel Job, Alain Bertrand, Chris­t­ian Libens, André-Mar­cel Adamek et André-Joseph Dubois, entre autres.  Tous ces romans sont rat­tachés à la Wal­lonie, que ce soit par l’auteur, le ter­rain du réc­it, le lan­gage, l’histoire ou les per­son­nages.  À cet égard, le  roman de Jacques De Deck­er Le ven­tre de la baleine, paru ini­tiale­ment en 1996 aux édi­tions Labor, trou­ve assuré­ment sa place dans cette col­lec­tion. Les lecteurs belges se sou­vi­en­nent sûre­ment de ce  roman « à clés », inspiré par l’affaire André Cools, du nom du Min­istre d’État et ancien prési­dent du Par­ti social­iste, assas­s­iné en juil­let 1991, le procès des assas­sins ayant eu lieu en 1998. Le pre­mier procès du moins car, du côté judi­ci­aire de l’affaire,  un scé­nar­iste pour­rait trou­ver la matière d’un feuil­leton. Con­tin­uer la lec­ture