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Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

Âmes et consciences

Fran­cis VAN DE WOESTYNE, États d’âme. Grands entre­tiens, Impres­sions nou­velles, 2022, 450 p., 24 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑87449–930‑2

van de woestyne etats d ameDans le cat­a­logue des Impres­sions nou­velles, le genre de l’entretien jouit d’une place de choix. Dès 2001 parais­sait en effet un vol­ume dans lequel Alain Robbe-Gril­let répondait à Benoit Peeters, suivi plus récem­ment par Tout le reste est lit­téra­ture, entre­tien-bilan de Jacques Dubois mené par Lau­rent Demoulin, ou encore par les dif­férents vol­umes de la col­lec­tion « Caméras sub­jec­tives » dans lesquels des pro­fes­sion­nels du ciné­ma évo­quent les secrets du méti­er. Sans oubli­er, bien sûr, Secrets d’écrivains, enquête sur les entre­tiens lit­téraires con­duite au moyen… d’entretiens avec des auteurs et des autri­ces. Con­tin­uer la lec­ture

Les mémoires du Baron perché

Jacques FRANCK, La vie est un voy­age, pré­face de Jacques De Deck­er, regard de Stéphane Lam­bert, témoignage de Fran­cis Van de Woestyne, Luce Wilquin, 2016, 350 p., 25 €/ePub : 17.99 €, ISBN : 978–2‑88253–522‑1

franck.jpgPour peu qu’on s’intéresse à la presse belge, et davan­tage encore à la cul­ture, le nom de Jacques Franck est indé­fectible­ment lié à l’histoire du quo­ti­di­en La Libre Bel­gique, où il est entré comme jour­nal­iste, en… 1957, alors même que s’érigeait à Brux­elles l’Atomium.

Né en 1931 dans une famille aisée des envi­rons d’Anvers, ten­té un moment par la diplo­matie (dont il a gardé un sens cer­tain de la dis­cré­tion et l’art de négoci­er), Jacques Franck a longtemps dirigé la rédac­tion de La Libre, après avoir semé un peu partout dans ses pages les traces de son inlass­able curiosité pour le monde. Aujourd’hui encore, bien que retiré offi­cielle­ment depuis 1996 de toute charge pro­fes­sion­nelle, celui qui est devenu le baron Franck, pub­lie chaque semaine ou presque un arti­cle, tou­jours élégam­ment tourné, dans les pages lit­téraires du quo­ti­di­en. Autant dire qu’il n’en sor­ti­ra sans doute jamais, et qu’à l’instar du Baron per­ché d’Italo Calvi­no, il con­tin­uera, pour le plus grand bon­heur de ses afi­ciona­dos, de chercher à com­pren­dre (« Intel­lig­ite ! » est sa devise nobil­i­aire) les mou­ve­ments d’horlogerie qui exer­cent, pour le meilleur et pour le pire, leur implaca­ble tic-tac sur le monde et notre temps. Con­tin­uer la lec­ture