Archives par étiquette : William Cliff

Le Top 2023 de Daniel Simon

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2023 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Daniel Simon. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2023 de Camille Tonelli

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2023 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Camille Tonel­li. Con­tin­uer la lec­ture

Une pluie d’alexandrins dans les poches

William CLIFF, Des des­tins, Table ronde, 2023, 352 p., 22 €, ISBN : 9791037112019

cliff des destinsDans les recueils de William Cliff, les vers font naître des étin­celles à l’instar de deux corps qui s’étreignent. Des étin­celles de vie, de beauté arrachée à la gueule du néant. D’une com­po­si­tion cir­ca­di­enne ryth­mée par vingt-par­ties qui sont autant de livres d’heures, Des des­tins des­sine une géo­gra­phie de l’aventure organique des élé­ments et des êtres (por­traits des proches, des amants, des garçons aimés, ren­con­tres, instan­ta­nés de vie, cig­a­rettes, lunettes, forêt, évo­ca­tions de Joseph Orban, de Paul Claudel, du print­emps…).

Tail­lés dans la forme du son­net, élisant l’alexandrin, les poèmes  accom­plis­sent un mou­ve­ment rétro­spec­tif, font de la réminis­cence, du retour vers le passé l’énergie catalysant l’écriture. Ils inter­ro­gent moins l’implacable joug du temps qui passe qu’ils ne ten­tent d’en arracher des frag­ments d’éternité. Avec Charles Baude­laire, un frère en élec­tion, William Cliff partage l’expérience d’une oscil­la­tion douloureuse entre le spleen et l’hymne à la beauté, à l’idéal. C’est sous l’horizon du « sou­viens-toi que le Temps est un joueur avide / Qui gagne, sans trich­er, à tout coup ! C’est la loi » (Baude­laire, « L’horloge ») que se tien­nent ces poèmes qui, sou­vent, s’adressent à des êtres qui ne sont plus, qui se tour­nent comme des tour­nesols noirs vers la ville de Gem­bloux, les émois de l’adolescence, les odeurs des corps, du sperme, du tabac de bonne-Maman, usant du vers comme d’un regard cristallisé qui sauve de l’oubli des trans­ports désir­ants, des regrets, des frag­ments du jadis. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 d’Alain Delaunois

Chaque jour, Le Car­net et les Instants revis­ite l’an­née lit­téraire 2020 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujour­d’hui : la dou­ble sélec­tion d’Alain Delaunois. Con­tin­uer la lec­ture

La sélection du prix Guillaume Apollinaire

William Cliff

William Cliff est final­iste du prix Guil­laume Apol­li­naire

Le jury du prix Guil­laume Apol­li­naire, pres­tigieux prix lit­téraire con­sacré à la poésie, a dévoilé ses sélec­tions dans la caté­gorie prin­ci­pale et dans la caté­gorie Décou­verte. Con­tin­uer la lec­ture

La vie (près de) chez soi

William CLIFF, Le temps suivi de Notre-Dame, Table ronde, 2020, 128 p., 15 €, ISBN : 979–10-371‑0650‑6

Il est une des modal­ités de la lec­ture qu’Umberco Eco regret­tait mais esti­mait inévitable : le titre d’un livre s’avère presque tou­jours déjà une clef inter­pré­ta­tive. Ain­si se pré­pare-t-on, peut-être, à lire LE TEMPS suivi de NOTRE-DAME comme une réflex­ion philosophique ver­si­fiée (au regard de l’indication générique : Poésie) pro­longé d’un hom­mage à la cathé­drale parisi­enne dont la flèche et une par­tie du toit ont été détru­its il y a un an. Une fois le livre ouvert et six pages tournées, en décou­vrant que le titre dédié à la pre­mière et prin­ci­pale par­tie du recueil a per­du ses cap­i­tales (même à l’initiale) pour devenir le temps, on recadre. Con­tin­uer la lec­ture

Le vieux métier de vivre et d’écrire

Un coup de cœur du Car­net

William CLIFF, Immor­tel et périss­able, choix anthologique et post­face de Gérard Pur­nelle, Impres­sions Nou­velles, coll. « Espace Nord », 2019, 240 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–424‑0

Il porte un nom (pseu­do­nyme) d’acteur améri­cain, une gueule pareille ; il est à faire se damn­er un saint, William Cliff. Mais plutôt que de s’exhiber sur les écrans tout en longueur du ciné­matographe, c’est sur d’autres sur­faces blanch­es qu’il a inscrit son corps, sa vie (matière qua­si exclu­sive de son œuvre, avec l’espèce humaine) : celles des pages des recueils de poésie et des romans. Bien qu’on puisse l’entendre mur­mur­er qu’il est mal­con­tent :

de quelle insat­is­fac­tion souf­frez-vous 
(c’est la gloire la gloire qui me manque)
, Con­tin­uer la lec­ture

Bruxelles, bien- et mal-aimée

Marc MEGANCK, Amour et désamour. Regards d’écrivains sur Brux­elles. 1845–1978, His­to­ria, 2018, 64 p., p.50 €, ISBN : 978–2‑93042–326‑5

Le vingtième titre de la col­lec­tion pro­posée par le Musée de la Ville de Brux­elles est l’un des plus attrayants : Amour et désamour. Regards d’écrivains sur Brux­elles 1845–1978. Cette petite antholo­gie, com­posée par Marc Meganck, s’ouvre par une let­tre de Balzac à sa bien-aimée Eve­line Han­s­ka, célébrant en Brux­elles une des villes  « sacrées », « pri­mor­diales », où ils se sont retrou­vés. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Michel Zumkir

Suite et fin de notre rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge. Aujour­d’hui : le Top 3 de Michel Zumkir.


Lire aus­si : la fiche de Michel Zumkir


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Le Top 3 de Pierre Malherbe

La rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge avec le Top 3 des chroniqueurs. Aujour­d’hui : le choix de Pierre Mal­herbe.


Lire aus­si : la fiche de Pierre Mal­herbe


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Être à nous-même un poème

William CLIFFMatières fer­mées, Table ronde, 2018, 256 p., 16 € / ePub : 11.99 €, ISBN :  9782710384526

cliff matieres fermeesCom­ment trou­ver la juste cadence d’une vie ? William Cliff la cherche dans les alexan­drins qu’il tend comme des filets au tra­vers des années. Elle est dans ces liasses de poèmes jetés au hasard de l’existence et qui restent comme l’écume après la marée. Cette vie qui n’en finit plus de se dérober, de se défaire à l’horizon du lende­main, William Cliff tente de la faire tenir dans la forme stricte et com­pacte du son­net. Matières fer­mées en explore les vari­a­tions pos­si­bles : on y trou­ve des son­nets clas­siques, des son­nets shake­speariens – qui rap­pel­lent que William Cliff a traduit les poèmes du dra­maturge anglais –, mais aus­si des son­nets « polaires », où deux qua­trains enca­drent les ter­cets. Cette forme rap­pelle le sou­venir de Baude­laire, qui la pra­ti­qua, et la référence à l’auteur des Fleurs du mal nour­rit, en con­tre­point, une médi­ta­tion sur le bon­heur, sur la fin, sur les mots ordi­naires que l’on répète avec l’espoir de voir son his­toire, décli­nante, se réen­chanter. Con­tin­uer la lec­ture

Le désarroi et la maraude

William CLIFF, Au Nord de Mogador, Le Dilet­tante, 2018, 124 p., 15 €, ISBN : 978–2‑84263–931‑0

cliff au nord de mogadorPeut-être ses lecteurs seront-ils un peu déçus par le dernier recueil de W. Cliff, au style et aux con­tenus plus prosaïques que jamais. Davan­tage encore que dans ses livres précé­dents, l’au­teur prend à bras le corps l’or­di­naire de la vie en évi­tant toute espèce d’embellissement. Pour la plu­part, les textes pren­nent – ou sem­blent pren­dre – leur source dans une anec­dote vécue per­son­nelle­ment, laque­lle devient matière à réflex­ion sinon à médi­ta­tion général­isante. Le para­doxe, c’est qu’ils adoptent la forme de poèmes, ver­si­fiés selon une métrique générale­ment régulière : déca­syl­labes, alexan­drins, hep­ta­syl­labes, etc., avec recours à l’as­so­nance plutôt qu’à la rime. Il en résulte une ten­sion con­stante, car­ac­téris­tique de l’écri­t­ure cliffi­enne, entre le poé­tique et le prosaïque : le pre­mier n’est là que pour tran­scen­der le sec­ond, le sauver de l’in­signifi­ance, lui don­ner relief et intérêt. C’est ain­si qu’au fil des pages sont évo­qués telle auditrice hau­taine, une panne d’élec­tric­ité, le chant d’un oiseau, le soleil print­anier, cha­cune de ces expéri­ences devenant l’oc­ca­sion de con­tre­car­rer, sans exal­ta­tion super­flue, la pesante banal­ité de la vie. De même, l’on note une curieuse insis­tance sur le motif du repas, acte d’une par­faite quo­ti­di­en­neté, mais assor­ti en l’oc­cur­rence d’une valeur pos­i­tive et même sal­va­trice. Con­tin­uer la lec­ture

L’abdication : William Cliff au Poème 2

cliff

William Cliff a au cours de sa car­rière lit­téraire var­ié ses beaux travaux d’écriture. Out­re sa poésie, il a mis son rap­port aux mots au ser­vice de la tra­duc­tion. Du théâtre aus­si. Dans ce genre que pou­vait-il écrire d’autre que des tragédies en vers ? Et qui dit tragédie pense aux his­toires de grandeur et de majesté. De pou­voir aus­si. Dans L’abdication, il donne sa ver­sion poé­tique et rêvée de la Ques­tion royale. Une ver­sion où comme il dit dans le pro­logue : Con­tin­uer la lec­ture

Annonce : rencontre littéraire le 18 mars

Journée de la Francophonie à Bxl

2 fois William Cliff au Poème 2

tserclaesL’année 2015 aura été une belle année pour William Cliff. Couron­né du Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre, il a aus­si inau­guré une série de réc­i­tals avec l’accordéoniste Frédéric Dav­e­rio. La voix silen­cieuse et si recon­naiss­able de ses poèmes s’est incar­née en une présence charis­ma­tique d’auteur devenu diseur. Le corps du créa­teur s’y offre au spec­ta­teur. Dans cette mise sur scène et en musique, l’accordéoniste n’est pas sim­ple accom­pa­g­na­teur, il est com­pos­i­teur et com­pagnon; il a trou­vé les notes et le souf­fle qui font cou­ple avec le rythme par­ti­c­uli­er des vers du poète, au point de laiss­er en nous des traces entê­tantes telles qu’en lais­sent les chan­sons. Après le suc­cès du Théâtre 140 (Brux­elles) et du Cen­tre Wal­lonie Brux­elles (Paris), le Poème 2 pro­pose de retrou­ver ce spec­ta­cle le jour-même de l’anniversaire de William Cliff, le 27 décem­bre. Une représen­ta­tion unique précédée d’un apéri­tif et suiv­ie d’un déje­uner à sa table d’hôte, avec un menu com­posé par lui-même. Con­tin­uer la lec­ture

William Cliff au Théâtre 140

visuel-eve-CLIFFLe Théâtre 140 accueillera les 8 et 9 octo­bre prochains le poète belge William Cliff, lau­réat du Prix Goncourt de la Poésie. Con­tin­uer la lec­ture