François JACQMIN, Le livre de la neige, postface de Gérald Purnelle, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2016, 152 p., 8 €
La collection « Espace Nord » a l’excellente idée de remettre à la disposition des lecteurs deux ouvrages majeurs du poète François Jacqmin (1929–1992) : Les Saisons, initialement paru dans la collection du vivant de l’auteur, en 1988 ; et Le Livre de la neige, dernier recueil de poèmes en prose publié aux Editions de la Différence par Jacqmin, avant son décès en 1992. Deux recueils, qui ne sont que l’arbre finement taillé cachant la forêt d’écrits qu’a laissés le poète – vingt caisses de manuscrits déposés aux Archives et Musée de la Littérature –, parmi lesquels ont déjà été extraits des recueils sensiblement achevés, comme nous l’évoquions l’an dernier à propos du Plumier du vent. Continuer la lecture
Ils ont lu et ils ont apprécié… Découvrez chaque jour le “Top 2015” d’un chroniqueur du Carnet. Une occasion de (re)découvrir de manière ludique les temps forts de l’année littéraire belge.
« Que serait le football s’il n’y avait pas le Brésil ? » Jean-Philippe Toussaint se pose incidemment la question, au détour des pages de Football, son nouveau livre, un petit recueil de textes légers bien dans sa manière, l’air de ne pas y toucher, tout en ironie, entre observations finement détaillées et apartés secs à la Buster Keaton, avec pour sujet apparent, ses rapports avec le ballon rond et quelques Coupes du monde de foot. La partie n’est pas gagnée d’avance, si l’on ose dire, et Toussaint le sait bien : « Voici un livre qui ne plaira à personne », écrit-il « ni aux intellectuels, qui ne s’intéressent pas au football, ni aux amateurs de football, qui le trouveront trop intellectuel. » Il n’a pas tout à fait tort. Du moins, pour l’auteur de cette chronique, qui doit bien avouer au lecteur qu’en effet, il n’a guère développé de goût pour le foot que dans son enfance, assez loin derrière donc, et qu’aujourd’hui, il est incapable de donner le nom du gardien de but des Diables Rouges, pas plus qu’il ne peut identifier les couleurs de maillots des équipes allemande, brésilienne ou italienne (enfin, italienne : peut-être le rouge, comme pour les automobiles ? Mais nos Diables, alors ?) Donc le football, avec ou sans le Brésil… 


